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Vincent MAURIN

Mot clé - police

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Garde à vue...

Les dérapages liés aux abus de garde à vue sont monnaie courante depuis le passage de M.Sarkozy au ministère de l'intérieur. Aujourd'hui, la course aux statistiques et la culture du sensasionnel banalise un système répressif qui rend chaque citoyen, victime potentielle d'une "bavure"...

Heureusement, de plus en plus de voix se lèvent pour dire stop ! Car les dérives sécuritaires touchent tout le monde. Et les bavures se multiplient... dans les contrôles routiers, dans la répression syndicale, dans la chasse aux sans-papiers, dans la mise au pas des jeunes... et des enfants ! Vous vous rappelez comment, en 2005, avec Gérard Boulanger, j'avais osé dénoncer une bavure policière à l'encontre de 10 mineurs supporters de Bordeaux, dans un bus de retour du stade Lescure (voir billet) ? Vous ne savez pas qu'il y a 8 mois, j'ai fait l'objet d'une réquisition par la police pour que, en tant que Directeur d'école, je leur délivre une photo (sans prévenir les parents) d'une des classes de mon école, avec les noms et adresses des garçons "blonds, de type européen" afin qu'elle identifie l'auteur d'un vol durant un spectacle de théâtre auquel assistaient plusieurs centaines d'enfants et ados. J'ai refusé ! Enfin, où va-t-on ? L'école doit garder sa neutralité. L'éducatif primer sur le répressif. Et en matière de sécurité, la raison l'emporter sur la passion ! L'Etat de droite ne doit pas bafouer l'Etat de droit ! Stop !

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Honte à la police !

Ce matin, j'ai mal pour mon pays.
Six policiers attendent à la sortie de l'école un gamin de 10 ans et l'embarquent avec un autre de six ans. Etaient-ils menacés d'enlèvement, victimes de violences ou de pédophilie, nécessitant leur protection et mise à l'abri ? Non, pas du tout, il s'agit d'une banale affaire de police, imposant l'audition d'un enfant soupçonné d'avoir volé un vélo ! Résultat: deux heures d'interrogatoire au poste ! voir article sud ouest
Quelle disproportion de moyens déployés pour un acte dont le degré de gravité aurait mérité médiation, discrétion, et précaution... tant sur la forme que sur le fond... car il s'agit d'enfants !
Comme si "l'ostentatoire" était devenu partie intégrante de la procédure : faire peur aux délinquants potentiels et prouver au bon peuple morfondu dans le sentiment d'insécurité que la police fait son travail !
La boucle est bouclée. Les chiffres de mises en garde à vue explosent, les faits élucidés aussi... sauf que la délinquance, elle, est toujours là et arrange bien ceux qui ne souhaitent voir aborder la vie de la cité qu'à travers sa "pacification" ! Pendant qu'on parle du vélo volé et du scooter bruyant, on évite d'approfondir le débat autour de l'aggravation des inégalités, du rôle des "patrons-voyous", de la délinquance en "col blanc", d'un pouvoir politique, national ou européen, responsable de "l'insécurité sociale" qui frappe les peuples.

Heureusement, de plus en plus de voix se lèvent pour dire stop !
Car les dérives sécuritaires touchent tout le monde. Et les dérapages se multiplient... dans les contrôles routiers, dans la répression syndicale, dans la chasse aux sans-papiers, dans la mise au pas des jeunes... et des enfants !
Vous vous rappelez comment, en 2005, j'avais osé dénoncer une bavure policière à l'encontre de 10 mineurs supporters de Bordeaux, dans un bus de retour du stade Lescure (voir billet) ? Vous ne savez pas qu'il y a 3 mois, j'ai fait l'objet d'une réquisition par la police pour que, en tant que Directeur d'école, je délivre à la police une photo d'une des classes de mon école, avec les noms et adresses des garçons "blonds, de type européen" afin qu'elle identifie l'auteur d'un vol durant un spectacle de théâtre auquel assistaient plusieurs centaines d'enfants et ados.
J'ai refusé !
Enfin, où va-t-on ?
L'école doit garder sa neutralité. L'éducatif primer sur le répressif. Et en matière de sécurité, la raison l'emporter sur la passion !
L'Etat de droite ne doit pas bafouer l'Etat de droit ! Stop !