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Vincent MAURIN

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Budget: oui à l'investissement, non aux augmentations de tarifs !

Le budget 2012 de notre ville de Bordeaux s’inscrit dans un contexte étrangement passé sous silence dans la présentation des documents de travail. Pourtant comment nier que c'est bien la crise d’un système qui conduit les nations au fond du gouffre, que ce sont bien les marchés financiers qui pilotent un attelage Merkel/Sarkozy incapable d'impulser une autre construction européenne que celle de Maastricht et Lisbonne désormais largement reconnue en échec ? Comment supporter plus longtemps le diktat de l’agence Standard and Poor’s, laquelle nous a menacés d'une dégradation de notre note en guise de cadeau de noël ?

Comment oublier que la dette publique, née il y a plusieurs décennies, s'est accrue fortement depuis 2002 et notamment avec le Président Sarkozy à qui l’on pourrait remettre la médaille du déficit public conséquence de cadeaux fiscaux au profit des plus riches. Il est prouvé que si notre fiscalité était restée au même niveau qu'en 2000, l'Etat aurait 100 à 120 milliards de recettes de plus chaque année. Recettes d'une portée sociale et éthique incomparable avec la mascarade populiste orchestrée par le Président et vous-même le mois dernier à Bordeaux visant à pourfendre la fraude sociale tout en minimisant un fait majeur : c'est que celle-ci incombe pour 75% à des patrons voyous qui ne déclarent pas leurs salariés !

Autre point, nous l’avons abordé lors du Débat d’Orientation Budgétaire, les prévisions de croissance ont été revues à la baisse au dernier trimestre 2011, ce qui a obligé le Gouvernement à revoir la copie de son projet de Loi de Finances 2012, laissant les collectivités locales dans l’incertitude sur certains aspects budgétaires dont elles dépendent. Ainsi pour Bordeaux, la dotation globale de fonctionnement va à nouveau baisser de 1 à 1,5 M€.

Dans ce contexte difficile, la ville de Bordeaux a construit le budget 2012 avec un niveau d’investissement passant de 99 à 110 M€, tout en maîtrisant les dépenses de fonctionnement qui évoluent de 310 à 314 M€.

Nous constatons deux faits positifs dans ce budget : les investissements en infrastructures pour 90 M€, soit 36% de progression sur 2011 et un outil opérationnel de ce choix : le recours à l'emprunt pour 40 M€ (+25% sur 2011). Vous répondez ainsi à une des critiques récurrentes de mon groupe qui ne partage pas la logique d'un désendettement payé par l'absence d'ambition pour des projets d'équipements publics structurants. Nous voyons ainsi dans ce choix, le signe fort que soutenir l’activité c’est soutenir la croissance. D’ailleurs il faut rappeler que 75 % des investissements publics sont produits par les collectivités locales et contribuent ainsi à la résistance à la crise. Donc, non seulement nous militons pour une logique de relance de l’activité économique au niveau local, mais nous jugeons qu’il est indispensable que les banques jouent le jeu de cette relance par l’investissement public en acceptant de prêter aux collectivités territoriales, à des taux d’intérêt très bas, et de renégocier les encours de dette (celui de Bordeaux va remonter en 2012) Les frais financiers de la dette bordelaise en progression de 4,2 % représenteront tout de même 7,85 M€ en 2012, soit le prix de 6 crèches ! D'où la proposition des élus communistes CUB, département, Région de l'organisation d'une conférence bancaire redéfinissant les rôles et apports de chaque partie pour l'intérêt général.

Nous contestons la persistance de déséquilibres en terme de priorités, quelques exemples :

La partie « autres recettes » poursuit sa progression (+6%)... la part des recettes tarifaires y est dominante. Cela montre votre volonté de compenser le gel d'une pression fiscale déjà parmi les plus élevée de France par la mise à contribution directe des usagers : restauration, crèche, piscines, bibliothèques, stationnement... toujours plus cher !

Alors que notre ville abrite une population pour moitié en difficulté sociale, il nous semble que le budget du CCAS (+5%), bénéficiaire d'un petit 2 % l'an passé, aurait pu afficher une hausse supérieure à celle du budget global de la ville (+6%).

Pour le logement, où l'offre sur Bordeaux est majoritairement inadaptée à la demande sociale, nous estimons très insuffisants les objectifs de réalisation de programmes sociaux et très sociaux, en rapport avec le développement exponentiel des opérations d'habitat privé défiscalisé. Passer de 15 % de logements sociaux à 20 % tel que la loi SRU l'exige, impose, selon nous, d'oser porter à 50 % la part de logements sociaux de type PLUS et PLAI dans toutes les grands projets urbains.

Alors que l'arrivée des nouvelles populations accroit les besoins en terme de services publics, le volume et le rythme des réalisations proposées nous semble insuffisants. C'est notamment vrai pour les crèches collectives. 230 places nouvelles entre janvier et septembre 2012, dont une moitié par des associations et l'autre moitié par Délégation de service public, mais pour combien de demandes non satisfaites, représentant quel taux de la population concernée ?

Pour l'Education, votre budget renforce à nouveau les aides au fonctionnement des écoles privées de la ville, avec un taux de progression de 7 % du forfait communal par élève ! Alors que vous gelez, depuis plusieurs années, les dépenses de fonctionnement des écoles publiques pour les fournitures scolaires, les classes découvertes et les déplacements.

Lorsque le poste  « personnel municipal » n'augmente que de 2,2 %, on doit se poser la question de l'efficience d'un service public municipal en manque de moyens humains dans un contexte d'accroissement de la population.

Enfin, concernant le développement économique, nous avions apprécié que vos propositions d'orientations budgétaires d'octobre, mentionnent enfin l'enjeu stratégique des filières industrielles électriques et nautiques. Or, celles-ci sont bizarrement absentes du document budgétaire de ce jour, polarisé sur le tertiaire et le numérique, alors que le Grand port maritime de Bordeaux vient de lancer un appel à projet pour la réparation navale sur les Bassins à flot ! Chassez le naturel...

Pour toutes ces raisons, nous votons contre le budget.

 

Pauvreté à Bordeaux: compatir ou agir ?

Lors de son point de presse commentant sa nomination de ministre, le maire de Bordeaux s'est réjoui de l'attractivité de Bordeaux offrant une qualité de vie reconnue, mais, a-t-il du préciser, «pas pour tous !».Ce trait de lucidité est louable. Mais face au constat d'une misère croissante, la compassion ne suffit pas...

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Conseil municipal de juillet...

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Les conseils municipaux se suivent... se ressemblent... mais perdent en sérénité.
Le Maire défend avec de moins en moins de brio une politique de droite municipale pourtant peu subversive à Sarkoland.
Il perd patience pour un oui ou un non (plus pour les non à vrai dire)...

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Vie de quartier en manque de salle municipale... les permanences d'adjoints à l'hôtel !

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Vous savez où l'adjointe de Bordeaux-maritime tient désormais une permanence ? Dans une école, un gymnase, une RPA..? Non... A l'hôtel ! L'hôtel SEEKO quai des Chartrons, bel immeuble faut reconnaître.
Je comprends l'embarras de l'adjointe, tant la politique du Maire a consisté à fermer des salles municipales au lieu d'en ouvrir. C'est le cas dans le quartier Dupaty, où rien n'a remplacé la salle des fêtes Joséphine, ou plûtot si... un jardin ! Tout comme aux Aubiers où le Maire vient de se débarrasser de la salle municipale.
Décidément, la vie de quartier n'est pas un long fleuve tranquille pour la majorité municipale.
N'est-ce pas Madame l'adjointe du gd Parc, qui invite les citoyens de Fondaudège à la rencontrer elle aussi dans un hôtel... celui "des sociétés savantes" place Bardineau ! Moins fun que le Seeko mais plus intello, n'est-ce pas ?
Vous connaissez mon insistance, à chaque débat budgétaire, à regretter que la ville soit si frileuse à investir dans de vraies salles municipales polyvalentes... on constate ici les déboires d'adjoints, en recherche de reconnaissance, obligés de faire du porte à porte pour obtenir un site de permanence...
Monsieur le Maire, si vous voulez de la proximité, ouvrez des lieux publics d'exercice de la citoyenneté ! La démocratie ne s'en portera que mieux.

 

Crèches en panne...Bordeaux maritime en rade... mais Juppé parade !

Ce matin, j'ai participé à la réception des nouveaux habitants de Bordeaux par le Maire et son Conseil municipal.
En quoi consiste cette initiative ?
Pour les 2000 nouveaux habitants (en 4 mois !) invités par un courrier mairie, il s'agissait de profiter de l'ouverture du Palais Rohan pour se documenter (culture, déplacements, tourisme, écocitoyenneté...) et pour certains, récupérer un vélo "ville de Bordeaux", mis à disposition dans la cour.
Pour le Maire, il s'agit d'abord de promouvoir son action, de présenter les projets, de prévenir qu'il n'a "pas de baguette magique", de placer ses adjoints de quartier, de poser en photo entre deux gd-mères, de faire style "je suis proche de vous"...

Mais... malgré la forte mobilisation et le bon professionnalisme du cabinet et des services municipaux... je fus témoin de deux bugs :
Le premier concerne la petite enfance. Ma fille est venue avec son bébé dans l'espoir d'en savoir plus sur les perspectives d'entrée de son fils en crèche. Je l'oriente vers l'adjointe à l'Education et petite enfance... qui lui tient son traditionnel discours "vieille France": "le mode de garde collectif n'est pas idéal, si on construit de nouvelles crèches il faudra augmenter les impôts..." Pour finir par une sentence qui a le mérite de la franchise: "votre enfant ne sera pas prioritaire car à 8 mois il est trop grand pour une entrée en crèche." Sauf que la demande d'inscription a été faite il y a un an !
Fin stratège, Juppé a précautionneusement souligné d'emblée dans son discours qu'il savait qu'il n'y avait pas assez de places pour l'accueil en crèche... Sauf qu'il n'en fait pas une priorité !
Deuxième bug: cette journée d'accueil permet au Maire d'aider ses huit adjoints de quartiers à remplir leur carnet d'adresse... Les participants sont pointés sur liste dès leur arrivée. On leur remet un flyer avec le nom du quartier et de l'élu attitré... puis les habitants sont censés retrouver le stand de l'adjoint... et y remplir une nouvelle fiche avec leurs coordonnées ! Sauf que un stand est resté vide... celui de Bordeaux-maritime... deux autres étaient occupés par des conseillers municipaux ou des agents mairie (Gd Parc et St Michel) ! Le Maire n'avait visiblement pas été prévenu de leur absence car au moment de l'appel, scrutant la tribune derrière lui, embarrassé, il n'a pu les excuser ! 38% d'absentéisme pour une réunion qui ne se tient que 3 fois par an... peut mieux faire en terme de proximité et d'accueil !
...Quant à moi, par cinq fois sollicité en tant qu'élu habitant Bx Nord, mon ego est sauf... car Juppé m'a intronisé de la sorte: "l'opposition, c'est M.Maurin"... et je fus le seul applaudi !
Et puis, ne le répétez pas... j'ai pu obtenir au stand vélocité, un brassard fluo, distribué au compte-goutte... au logo de "Bordeaux ma ville"... oui, ma ville... et je l'aime... sans perdre la raison... puisque je suis dans l'opposition !

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le stand de Bx Maritime, à gauche