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Vincent MAURIN

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Voeux 2012...

Compte-rendu de la soirée de présentation de mes voeux le 4 janvier.

 

Juppé l'ultralibéral !

Le conseil municipal de lundi fut consacré essentiellement au débat budgétaire (voir billet hier). Mais d’autres délibérations importantes ont permis de vérifier (mais qui en doute vraiment ?) que la majorité municipale UMP revendique et assume ses choix de droite…

Cité municipale : Il s’agissait de valider le contrat de partenariat « Public-Privé » pour un bâtiment de 20 000 m² (architecte Andreu) sur le site de Mériadeck, destiné à recevoir 850 salariés de la ville, pour un coût de 50 millions d’euros. Sans mettre en cause le bienfondé du projet, notre groupe a contesté le montage financier en PPP avec le groupe Bouygues. Contre la livraison de la commande publique aux appétits financiers du privé, nous avons milité pour une opération en MOP (maîtrise d’ouvrage publique). Nous avons repris l’intervention déjà formulée pour dénoncer le montage financier du Gd Stade de Bx-Lac, et parue ce mois-ci dans la tribune libre du journal municipal « Bordeaux Magazine ». Voir : http://www.vincentmaurin.fr/2011/11/10/partenariat-public-prive-cest-non/.

Charte européenne de vidéo-protection : Nous avons rappelé notre opposition au principe liberticide de vidéo-surveillance et du développement des caméras dans la ville. Avons contesté leur efficacité et leur coût. Avons rappelé notre préférence aux mesures de prévention basées sur une présence humaine plus soutenue. Partageons toute mesure visant à renforcer le contrôle éthique de ce système.

Crèche Mirassou déléguée au Privé :
La majorité municipale avait décidé le 2 mai de déléguer la gestion de cette crèche municipale, rue Mirassou, à un prestataire associatif ou privé. C’est la société privée Babilou qui a emporté le marché parmi les six candidats. Nous avons rappelé que « l’accueil de la petite enfance ne peut faire l’objet de concurrence et d’objectifs lucratifs. La ville doit rester maîtresse de sa compétence, avec son personnel municipal statutaire, qualifié, expert dans son domaine. » Nous contestons la volonté du Maire de placer désormais en Délégation de service public (DSP) toutes les nouvelles structures municipales de petite enfance.

Subvention aux écoles privées : C’est à marche forcée, que le Maire favorise l’école privée sur la ville. Cette année, la subvention municipale par élève augmente de 8 ,5 % ! Nous avons rappelé que la loi n’imposait pas l’aide aux élèves d’école maternelle, or Bordeaux les prend en charge. Et avons jugé indécente une telle faveur au privé au moment où l’école publique est malmenée par l’Etat et quand la Ville « décide d’y geler ses dépenses de fonctionnement pour les fournitures scolaires, les classes découvertes et les déplacements ».

Archives municipales : Les investissements municipaux structurels pour la culture sont si rares, qu’il faut se féliciter de la réalisation des nouvelles archives sur le site Bastide Niel. Nous appuyons notamment le choix de création en leur sein d’une « salle dédiée à des animations et conférences largement ouvertes au public ».

Contrat urbain de cohésion sociale : Ce CUCS concerne les 7 quartiers « prioritaires » de la Ville. Ceux qui concentrent les plus grandes difficultés sociales, conséquences de choix économiques et urbains inégalitaires. Outre que la Ville se voit contrainte de corriger les effets d’une crise capitaliste qui paupérise davantage les populations, quand l’Etat se désengage de ses responsabilités, nous avons insisté sur les enjeux sociaux à ne pas simplement « accrocher » les nouvelles opérations urbaines du Lac, Bastide, Bacalan, Belcier, St Michel, Gd Parc… aux anciens quartiers dégradés, mais de parler plutôt de « liens » à renforcer. Nous avons insisté sur les enjeux de « mixité scolaire ». Nous avons pris l’exemple du nouveau collège de Bruges Le Tasta qui accueillera et les nouvelles populations des projets urbains Tasta et Ginko et une partie des élèves des Aubiers.

Mécénat en faveur de la biennale d’architecture Agora : 23 sociétés vont soustraire de leurs bénéfices imposables 475 000 euros par leurs dons à Agora 2012. En échange, la Ville leur dédiera des espaces de conférence et débats… Encore une privatisation de l’espace public ! Notre groupe fut, une nouvelle fois, le seul à s’opposer au mécénat culturel.

Réseau de chaleur des Bassins à flot : Ce réseau aura pour opérateur la société Mixener, filiale de REGAZ, Gaz de Bx. Nous avons profité de cette délibération pour interpeler le Maire sur l’avenir de Gaz de Bx. En lui demandant « une communication lors du prochain conseil municipal évoquant la stratégie économique de Régaz Gaz de Bx, sa politique tarifaire, son dialogue social ».

Tableau des effectifs de la Ville : Nous nous sommes abstenus parce qu’il n’évolue pas en proportion de l’augmentation de la population bordelaise et que, bien qu’en diminution, persistent la précarité et le temps partiel imposé, notamment dans les écoles. De plus, les nouvelles formes de prise en charge de la sécurité de voie publique devant les écoles par des agents volontaires recrutés en contrat de 17h30 semaine, posent questions.

Promenade Martin Luther King : C’est le nom attribué au chemin longeant le Parc des sports de St Michel. Nous nous sommes félicités de cet hommage au père des droits civiques américains. Nous avons rappelé notre « demande qu’une artère ou édifice public de la ville porte le nom de Nelson Mandela, dont on fêtera en 2013, le 20ème anniversaire de l’attribution du Prix Nobel de la Paix« . Ainsi que pour Roger Lafosse, créateur de SIGMA.

 

Gaz de Bordeaux: je pose la question du retour à une Régie municipale !

Monsieur le Maire,

Les salariés de Regaz et Gaz de Bordeaux étaient une large majorité en grève le 17 novembre. D'abord en réponse à une journée nationale d'action portant sur les salaires. Mais aussi contre l'externalisation de certaines missions en faveur du privé, contre des erreurs de gestion coûteuses, contre une politique de course à la rentabilité financière se traduisant par une obsession à reverser des dividendes aux actionnaires privés, plutôt que de chercher des réponses sociales en terme de tarifs et d'emplois statutaires.
L'émotion autour de l'avenir de Gaz de Bordeaux ne vient pas d'une lubie de quelques dirigeants syndicaux.
La libéralisation du marché de l'énergie au plan européen (d'ailleurs votée par les principales formations politiques représentées ici), puis la séparation juridique des fonctions de distribution et de commercialisation du gaz (frappant toutes les entreprises locales de distribution -ELD- de plus de 100 000 abonnés), l'entrée dans le capital de groupes comme ENI ou Dalkia, ont conduit Gaz de Bordeaux à mener progressivement une politique d'entreprise calquée sur le privé:
- blocage de la masse salariale
- augmentations tarifaires
- recherche de rentabilité immédiate...
Au moment où le débat national sur l'avenir énergétique de notre pays part dans tous les sens, notamment quant à la place du nucléaire, il nous semble important de mesurer combien la distibution et la vente du gaz forment un enjeu:
- d'indépendance nationale et de maîtrise locale,
- de justice sociale par une politique tarifaire adaptée, bien qu'encadrée par la Commission de régulation de l'énergie,
- de diversification protectrice de l'environnement: Regaz a développé des investissements intéressants pour la géothermie, le photovoltaîque, le Gaz Naturel pour Véhicule...

Les 220 000 abonnés girondins ont droit à un seervice public les protégeant des appétits des marchés financiers, dont l'actualité montre que leur voracité ne s'arrêtent pas qu'aux portes des banques mais pénètre aujourd'hui au coeur des politiques des Etats.

Les 400 salariés ont droit à poursuivre leurs efforts dans ce qui a fait la force de cette entreprise depuis 1919:
leur connaissance du territoire, leur savoir-faire, leur dévouement au service public (comme en a témoigné leur mobilisation lors de la panne de mai dernier au sud de la CUB).
Les citoyens bordelais ont droit à la garantie que la participation majoritaire de la ville dans le capital de Regaz va contribuer à préserver l'entreprise de logiques qui, ailleurs, provoquent sang et larmes avant d'échouer.
La ville de Bordeaux doit garder ce giron industriel et commercial gazier, deuxième du pays après Gaz de France. Pas seulement pour les 3 millions d'euros de redevance annuelle en faveur du budget municipal (dont on pourrait d'ailleurs interroger une nouvelle logique de redistribution sociale en direction des usagers).Mais pour cette image de réussite que certains ont l'ambition de transformer en royalties sur les marchés libérés !
Aussi, nous vous demandons, monsieur le Maire:
-1- un démenti par un écrit aux personnels de tout projet de vente de parts de Gaz de Bx au groupe Total (dont on est sûr de l'absence totale de philantropie quand on connait ses stratégies d'échappement à l'impôt)
-2-d'étudier la possibilité du retour du groupe Gaz de Bx - Regaz sous statut de Régie municipale. Il ne s'agit pas ainsi de faire plaisir à mon groupe politique qui, en 1991, fut le seul à s'opposer à la transformation de la Régie en Société d'économie mixte, mais bien de considérer que l'énergie, comme l'eau, la santé, l'éducation ou la culture, n'est pas une marchandise. Et que de nombreuses collectivités se posent aujourd'hui la question de gérer en Régie directe l'eau ou les transports publics,

 

conseil municipal: ne rien lacher !

Voici mes principales interventions lors du conseil municipal de Bordeaux lundi...

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Budget c'est non..!

Le journal municipal "bordeaux magazine" est paru. Il y vante le budget de Juppé... Notre groupe s'y est opposé... extraits de notre déclaration dans la tribune libre de ce journal:

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Salah Hamouri au Conseil municipal de Bordeaux

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A l'occasion d'une délibération municipale proposant la contribution de la ville de Bordeaux à la construction d'un centre touristique à Ramallah, dans le cadre de l'accord de coopération Bx-Ramallah, signé en 2007, j'ai interpellé A.Juppé sur le sort de Salah Hamouri:

Monsieur le Maire,
Ce projet d'aide pour l'aménagement d'un centre touristique à ramallah en Palestine reçoit notre adhésion la plus enthousiaste. Parce que ce pays et ce peuple souffrent de l'absence de mise en oeuvre des multiples résolutions de l'ONU depuis plus de 40 ans.
L'accord de coopération décentralisé signé en 2007 entre Bordeaux et Ramallah est une contribution à valeur de symbole pour une issue pacifique au conflit israélo-palestinien. En effet, la ville de Ramallah occupe une place singulière et respectable dans ce processus.Il nous faut l'encourager !
Tout comme il nous faut être vigilant quant au sort de ceux qui militent pour le droit des palestiniens.
Aussi, permettez-moi de relayer ici la teneur d'un courrier que vous a adressé il y a 3 mois le secrétaire départemental de la Jeunesse Communiste 33 à propos de la demande de libération du jeune franco-palestinien Salah Hamouri, détenu depuis plus de 5 ans dans une prison israélienne. Salah Hamouri, dont la cause gagne l'attention et le soutien de nombre d'élus et collectivités, a besoin de notre aide !
Merci, Monsieur le Maire, de bien vouloir trouver les formes de réponses adaptées à cet appel à solidarité.

Vincent Maurin
31,01,11

Il a répondu évasivement, "qu'il allait voir ce qu'il pouvait faire"... Comme s'il n'avait pas d'avis sur la question... Bizarre et étonnant pour quelqu'un qui a fait preuve depuis 2 mois d'une grande sollicitude vis à vis des ressortissants français emprisonnés dans d'autres régions du monde !

 

Tous propriétaires ?...un mythe cache-misère !

Le dernier rapport de la fondation Abbé Pierre révèle une forte dégradation de la situation du logement en France en évaluant à 3,6 millions le nombre de mal-logés.
Il insiste cette année sur les difficultés rencontrées par plus de 500 000 propriétaires (1 sur 30) ne parvenant plus à rembourser les emprunts ou payer les charges.
La campagne gouvernementale du "tous propriétaires", après le fiasco des maisons à 100 000 euros, tente de rebondir avec le prêt à taux zéro renforcé (PTZr) pour les primo-accédants, mais désormais "sans condition de ressource" ! Etat, banques et collectivités vont mobiliser à nouveau des millions d'euros pour le logement "privé" alors que l'effort en direction du logement social reste très en deçà des besoins !
Juppé engage avec zèle la ville dans ce nouveau dispositif en ajoutant des aides de 3000 à 6000 euros en fonction des ressources (ouf !)...
Et pendant qu'elle favorise l'accession, la ville persiste à ne pas respecter la loi SRU en restant à 15% de logements sociaux !
C'est pourquoi, le groupe communiste n'a pas voté la délibération municipale de lundi instaurant ce dispositif (unanimité favorable des autres groupes) !

 

Budget de la ville de Bordeaux... c'est non !

Voici l'intervention de notre groupe au conseil municipal du 20 décembre à propos du budget 2011:

Monsieur le Maire,

Comme vous le soulignez dans votre présentation, ce budget est bâti sur de nombreuses incertitudes tant nationales qu'internationales. Des incertitudes qui n'ont malheureusement aucune fatalité mais découlent de la suprématie qui a été progressivement réservée depuis 20 ans aux marchés financiers sur l'action politique...

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Conseil municipal de juillet...

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Les conseils municipaux se suivent... se ressemblent... mais perdent en sérénité.
Le Maire défend avec de moins en moins de brio une politique de droite municipale pourtant peu subversive à Sarkoland.
Il perd patience pour un oui ou un non (plus pour les non à vrai dire)...

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Euratlantique...

''La presse a amplement relayé l'unanimité qui règne autour du projet Euratlantique, Opération d'intérêt national, sur les territoires de Bordeaux sud, Floirac et Bègles. Les journalistes ont simplement omis de noter la position des élus communistes... pourtant les seuls à apporter un bémol à l'angélisme accompagnant ce projet... jusqu'à s'y opposer !
Voici donc ici le texte de la tribune que nous venons de livrer à Bordeaux Magazine'':

EURATLANTIQUE… nous sommes sceptiques !

En cohérence avec le positionnement du groupe communiste de la CUB, nous nous opposons au projet Euratlantique (Opération d’Intérêt National) tel que défini aujourd’hui.

Pour 4 raisons principales :

1- Le projet n’appréhende pas suffisamment, selon nous, l’ensemble de la problématique des déplacements-transports liée d’une part à l’arrivée de la LGV, et le flot des 20 millions de passagers attendus ; et d’autre part, à l’apport de 30 000 habitants supplémentaires. Les emprises SNCF sont fortement réduites, le frêt ferroviaire, à l’image du site d’Hourcade est sacrifié. La ligne de ceinture SNCF est à peine évoquée et il n’est plus fait référence à son bouclage via Cenon et le pont Bacalan Bastide (tram-train). L’apport du fleuve comme nouveau vecteur de déplacements et transports durables passé sous silence.

2- Le logement locatif social ne va représenter que 25% de la production globale de logements (10% locatif intermédiaire). L’annonce de 55% de logement social va donc dépendre de la faisabilité ou pas des projets d’accession sociale à la propriété (20% espérés). Or on sait que le gouvernement veut revenir sur ce dispositif, trop coûteux dans une France et une Europe obnubilée par la réduction de la dépense publique. On risque donc d’être loin des préconisations du Programme Local de l’Habitat de la CUB qui demande de doubler l’effort en faveur du logement pour tous. Belcier, Vernet, JJ Bosc, Bègles… des quartiers populaires qui ne seront plus accessibles à tous demain ?

3- La volonté de diversité économique reste à prouver. Pour l’instant, on sait que le centre international d’affaires est attendu (on peut craindre qu’il s’agira plus de délocalisations de sièges d’entreprises que de créations nettes d’emplois) mais on ne voit pas poindre de nouveaux projets économiques liés au Marché d’Intérêt National, au transport fluvial, ou à la maintenance ferroviaire, secteurs d’activités qui pourraient s’intégrer pleinement à l’OIN, compte tenu de sa configuration géographique. Cette partie sud de l’agglomération mériterait pourtant d’explorer de nouvelles pistes de développement économique liées aux infrastructures de transports (sur rail et fleuve).

4- Enfin, la démocratie reste à gagner. Le droit du sol du périmètre Euratlantique de chacune des 3 communes est transféré à l’OIN… Le Maire de Bordeaux, probable pdt de l’OIN, décidera-t-il pour Bègles et Floirac ? Prémices d’une métropolisation au détriment des communes ? Quid de la concertation avec les associations, syndicats, citoyens ? Le projet, et les sommes en jeu, ne sont-ils pas suffisamment importants pour que soit mise en place une structure consultative, voire délibérative, de type Conseil économique et social ?

La messe n’est pas dite. L’intervention citoyenne peut encore peser sur le projet… Nous en serons !

 

Conseil municipal du 26 avril 2010...

Voici mes interventions prononcées lors du dernier Conseil municipal. Les délibérations et la retransmission video sont disponibles sur le site bordeaux.fr.

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au Conseil municipal du 28 janvier 08

"Charte de l'écologie urbaine, mécénat, financement berges du lac, heures sup à la mairie"... mes interventions lors du Conseil municipal du 28 janvier, extraites du procès-verbal.
voir annexe