Conseil municipal du 26 septembre 2011 Vincent Maurin

Solidarité Palestine

Mr le Maire, permettez-nous, à l’occasion des appels à projets pour Oran, Casablanca et Ouagadougou, que nous soutenons sans réserve, d’avoir une pensée pour les citoyens de Ramallah, mobilisés pacifiquement en soutien à la démarche de Mahmoud Abbas pour la reconnaissance par l’ONU de la création d'un Etat Palestinien. Je me demandais, à l’occasion de ce contexte historique pour la reconnaissance du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, si notre conseil municipal ne pouvait pas adresser un message de soutien ou tout du moins d’espoir, à nos collègues de la municipalité de Ramallah.

Le Maire de Bordeaux, Alain Juppé, a rejeté cette demande, au prétexte de son caractère « déséquilibré ».

La restauration scolaire à Bordeaux

La dénonciation par la FCPE, mais aussi du journal « l’humanité », des critères limitant l’accès à la restauration scolaire des enfants des parents sans emploi vous conduit aujourd’hui :

1 - à revoir votre copie 2 - à porter à la connaissance de tous, des éléments de transparence quant à la politique d’offre et de demande dans les écoles publiques de la ville.

On apprend en effet que 90% des élèves vont au restaurant scolaire… et c’est bien tant les efforts en terme d’équilibre alimentaire et qualité des repas sont réels et à mettre à l’actif des services municipaux et du SIVU.

Que parmi ces demi-pensionnaires, 83% déjeunent chaque jour. Mais que 17% soit 2331 élèves, vous entendez bien, 2331 élèves et cela est réel, Mr le Maire, mangent 1, 2 ou 3 jours par semaine, et n’ont donc pas accès aux 4 jours de cantine ! Et nous ne connaissons que les chiffres concernant les demandes car vous ne pouvez intégrer les non-demandes de parents ayant en amont intégré les critères de priorité d’accès, tel qu’énoncés sur le site internet de la ville ou les non-demandes de ceux, dissuadés à l’oral de s’inscrire soit par vos services, soit par les écoles elles-mêmes, au prétexte du manque de places ou de personnels.

Il s’agit donc aujourd’hui de faire respecter le droit pour tous à accéder à ce service municipal 4 jours sur 4, essentiel pour les familles les plus démunies en terme de santé publique. Pour cela, pouvez-vous prendre aujourd’hui l’engagement de revoir vos principes de gestion des demandes au « cas par cas » et nous informer des mesures écoles par écoles que vous comptez prendre ? - mise en place d’un 3ème service avec embauches correspondantes - agrandissement de restaurants - création de nouvelles écoles maternelles en centre ville - Concernant les tarifs, nous nous félicitons que face aux protestations parentales, vous révisiez enfin les tarifs que, seul notre groupe avait refusé de voter en décembre dernier (+33% pour 1/3 des familles). Nous pensons qu’il manque encore une tranche tarifaire pour les plus hauts revenus. Et nous sommes sceptiques sur l’efficacité de l’offre de gratuité pour le 4ème enfant. Plutôt qu’un effet d’annonce démagogique, nous privilégions plutôt le respect du quotient familial, intégrant déjà le nombre d’enfants.

Enseignement Privé
Nous ne voterons pas une nouvelle aide financière de 50000 euros à l’enseignement privé bordelais. Le contexte de démantèlement de l’école publique et la politique de gel des crédits municipaux pour les écoles publiques de la ville (fournitures scolaires, transports, classes découvertes…) est décidé au nom d’une rigueur budgétaire que vous semblez, vous et vos amis, ignorer pour l’école privée. C’est indécent !

Projet Métropolitain

Le document de la communauté urbaine de Bordeaux a le mérite de la clarté sur le diagnostic social et économique de notre agglomération. Il a le souci de faire ressortir 3 points saillants :

En 1er lieu, il apparaît de plus en plus clairement qu’une identité d’agglomération se construit. Si elle n’efface pas les identités communales, elle permet d’avancer vers la construction d’un destin commun aux habitants de la communauté urbaine. Cette identité doit nous permettre de renforcer les solidarités déjà existantes. D’abord une attente forte de nos concitoyens envers l’emploi. Si tout ne relève pas de notre responsabilité, notre ville peut et doit se fixer des ambitions en terme de créations d’emploi et envoyer des signes forts à l’ensemble des composantes du monde économique et social. Pour ce faire, nous devons conserver et surtout développer un secteur industriel fort. Le développement de la SOGERMA ou le maintien de FORD montrent qu’il n’y a aucune fatalité à la disparition d’emplois industriels. L’objectif de créer 40 000 emplois à Bordeaux d’ici 2030 impose de définir de nouvelles pistes industrielles. Nous pensons nécessaire et possible par exemple, de développer le pôle électrique à partir de la SAFT, de dynamiser la filière industrielle nautique aux bassins à flots grâce aux formes de radoub notamment.

La deuxième attente exprimée, est celle du logement. Celui-ci est le premier élément du droit à la ville Aujourd’hui, la grave crise que nous traversons pèse lourdement sur nos concitoyens. La part du logement dans les dépenses atteint un niveau intolérable, oblige aux cohabitations générationnelles, limite les possibilités de parcours résidentiel. La pénurie de logement est telle aujourd’hui que les politiques publiques mises en place n’arrivent pas à répondre aux besoins de la population. En premier lieu parce que l’essentiel de l’argent public est orienté vers le spéculatif, (il n’y a qu’à voir la promotion bordelaise envers les opérations défiscalisées)… au détriment du logement social. Il faut développer le logement social afin de permettre l’accès du plus grand nombre à un logement de qualité au moindre coût. C’est le sens que nous donnons à l’exigence de 50% de logements locatifs sociaux (type PLUS et PLAI) par grande opération.

La troisième attente est la mobilité. La 2x3 voies et les ponts JJBosc et Bacalan Bastide ne suffiront pas à résoudre les problèmes de déplacement sur le département et la CUB. Oui à une vraie politique de TER avec un rôle nouveau à donner à la ligne SNCF de ceinture reliant Ravezie à St Jean et demain Ravezie à Cenon via le pont Bacalan Bastide.