Depuis plusieurs semaines les grecs manifestent et multiplient les journées de grève générale contre les mesures d'austérité mises en oeuvre par le gouvernement socialiste grec.
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Vendredi, la Grèce a fait appel à l'Union européenne et au Fonds Monétaire International pour un plan d'urgence permettant le prêt de 30 milliards d'euros à un taux élevé de 5%. But premier: rassurer les marchés financiers et imposer de nouvelles mesures d'austérité pour le peuple. Salaires, retraites, services publics sont sur la sellette.
Et pourtant, les Grecs sont-ils si privilégiés et dépensiers ?
Retraite moyenne: 700 euros
Salaire minimum: 668 euros
Salaire moyen: 750 euros
Taux de pauvreté: 20%

Inutile d'être devin pour se convaincre que ce qui arrive aux Grecs aujourd'hui, touchera les autres pays européens demain. Les normes libérales du traité de Lisbonne (soutenu en France, rappelez-vous, par UMP, PS et Verts), comme le pacte de stabilité limitant les déficits publics, risquent de faire de la crise grecque un cas d'école... et un modèle de régression sociale au profit de la finance, pour tous les autres pays d'Europe.
C'est pourquoi il faut soutenir la résistance du peuple grec et montrer notre opposition à cette Europe de la concurrence, des atteintes au PIB, du nivellement social par le bas, de la dictature des marchés...
C'est donner ainsi de la force à nos mobilisations, en France, pour les retraites, l'école publique, l'hôpital, la Poste, les salaires, l'emploi...
Signez la pétition ici.

Voir article de Patrick Le Hyaric, député européen, ici