- l'erreur d'appréciation d'une mise au pas "européenne" dans le cadre de la séparation des calculs de coûts entre "réseau" et "molécule" de gaz
- l'absence de consultation des membres du Conseil d'administration de Regaz.
- l'absence d'information des usagers au moment de la hausse brutale des tarifs.
- l'absence d'information au Conseil municipal de Bordeaux (ville actionnaire majoritaire)
.

Bordeaux voulait être le premier à appliquer la loi de 2003... elle fut la seule !
Aujourd'hui, Ministres et CRE ne parlent plus de "coûts séparés" pour la mise en oeuvre des tarifs, mais de "coûts moyens" (voir déclaration CRE en annexe) ! Et considèrent acceptables les tarifs de 2008 (17,54 euros au lieu de 29,42 pour le tarif 305) !
C'est un démenti cinglant à l'empressement de Gaz de Bx !
Mais c'est aussi la reconnaissance de la limite du concept de "séparation juridique" entre activités de réseau et de commerce du gaz.
C'est bien sûr la victoire des usagers mobilisés qui ont su générer un rapport de force.
Enfin, c'est donc aussi la volonté du gouvernement de ne pas prendre le risque d'étendre, sur tout le territoire, un conflit avec les usagers, en pleine période d'élections européennes... Et ne pas faciliter, de fait, les convergences de luttes avec les salariés de l'énergie qui font grève pour le maintien et la qualité du service public !

Pour autant, la "bataille du gaz" est loin d'être terminée:
- Il me semble aujourd'hui important de demander à Gaz de Bx de chercher le moyen de rembourser le "trop perçu" aux usagers (lissage annuel, avoirs...)
- Il faut continuer à se mobiliser pour une autre politique publique de l'énergie, débarrassée des obligations de concurrence et de marché qui lèsent le consommateur.
- Il faut utiliser l'échéance électorale européenne du 7 juin pour dire Stop aux directives de libéralisation de l'énergie *.

Comme je l'ai fait, en prenant clairement position, depuis juillet dernier, au Conseil municipal de Bordeaux (voir billets précédents), je continuerai à défendre l'idée que les secteurs de l'énergie, comme ceux des transports, communications, santé, éducation... doivent rester de maîtrise et de gestion publique. Libéralisation et privatisation sont contraires aux besoins d'égalité et de sécurité, au concept même de Service !

*Droite, PS et Verts ont voté mercredi au Parlement européen le 3ème "paquet énergie" de libéralisation. Voir article ici.

Voir fichier annexe, communiqué de Francis Würtz, parlementaire communiste du groupe GUE, en 2007.