En France?: 32,3?% des Français déclarent ne pas avoir les moyens de prendre une semaine de vacances.

11,7?% disent être dans l’incapacité de s’acheter des vêtements neufs.

10,9?% d’entre eux font fréquemment face ?à des découverts bancaires.

6,8?% disent ne pas pouvoir chauffer correctement leur logement.

En Europe : Plus de 84 millions de personnes vivent en deçà du seuil de pauvreté ?(seuil fixé à 60?% du revenu médian ?de leur pays), soit 17?% de la population européenne.

Un Européen sur dix vit au sein d’un ménage ?où personne ne travaille.

Quelque 19?millions d’enfants sont menacés de pauvreté.

Cette photographie accable tous ceux qui depuis des années vantent les vertus des privatisations, des réductions des déficits, d'une Europe de la libre concurrence, du capitalisme... où la recherche du profit n'a pas d'état d'âme !



A Bordeaux, près de 12% des assurés sociaux ont un revenu inférieur à 600 euros par mois et un ménage sur deux n'a pas les moyens de payer des impôts sur le revenu.
Le revenu par unité de consommation montre les inégalités sur le territoire : dans la tranche des 10% les plus bas, il est de 180 euros à Bx-Nord contre 810 à Caudéran, 447 sur la ville et 547 sur le département. Alors qu'à l'autre bout, Bordeaux est en tête des grandes villes concernant le niveau de richesse des 10% de la population la plus riche (source ABS projet social) !

Pourtant, c'est la pauvreté à Bordeaux qui fait souvent la une de l'actualité. On le voit avec la question de l'hébergement d'urgence sur la CUB (qui concerne d'abord la ville-centre). Idem pour les populations Rroms dont la sortie des squats ne peut réussir sans implication plus ambitieuse de l'Etat (régularisations, logements PLAI...).

Notre groupe dénonce régulièrement les choix qui tendent à creuser les écarts entre riches et pauvres.
Par exemple, en demandant la priorité au logement social dans les opérations urbaines (25% seulement de locatif social prévu sur l'OIN St Jean, au Lac et aux Bassins à flot).
En ne votant pas les ventes de logements HLM appartenant à la ville.
En contestant une visée économique étroite limitant l'emploi au tertiaire et au commerce, sans projet ambitieux pour les filières nautiques et électriques.
En refusant la précarité au sein même de la mairie (120 agents des écoles).
En ne votant pas un budget qui augmente chaque année les tarifs des services de restauration scolaire, crèche, piscine, centre de loisirs, mais qui ne répond pas aux besoins en crèches, RPA, salles de sport, lieux culturels...
En condamnant les restrictions d'accès des enfants les plus pauvres à la cantine.
En demandant la gratuité des transports tram-bus.
En n'approuvant pas les faveurs en direction de l'école privée quand l'école publique est attaquée.
En pointant le traitement superficiel des problèmes des sept quartiers prioritaires au titre de la politique de la ville.
En restant, au final critique sur un projet social qui a le mérite de lister 64 actions. Mais ce catalogue local reste bien désuet au regard du besoin de justice sociale ne pouvant se décliner durablement que par des salaires, pensions, minima sociaux augmentés, un vrai service public national de l'habitat et du logement, une autre politique d'emploi des jeunes, des services publics développés, des moyens pour l'Education prioritaire, la culture et le sport dans les quartiers...
Bref, tout un programme... pas celui du Medef... ni des députés de droite !