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En effet, les promesses d'investissement évoquées par la direction (3 millions d'euros) afin d'agrandir les surfaces pour le chargement et le stockage des bouteilles (centre conditionneur), ne rassurent pas les salariés qui mesurent bien l'attrait que peuvent représenter les 12000 m² pour la promotion immobilière dans le cadre de l'aménagement des Bassins à flot. La CGT regrette que la direction n'ait pas su (ou voulu ?) décider de faire des investissements (estimés à 4,8 M d'euros) permettant de conserver le métier de raffinage sur le site (création d'une station d'épuration, remplacement de la chaudière...). Ils redoutent l'impact des contraintes de circulation (aménagement de la ZAC, pont Bacalan-Bastide) pour le transport des bouteilles par camions de 38 tonnes (145 camions par semaine !) et donc pour la perennisation de l'activité. La CGT se bat actuellement pour obtenir un Plan de sauvegarde de l'emploi afin de reclasser sur Bacalan les 29 salariés menacés de transfert.

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historique :
En 1857 MM. Maurel et Prom créent la première huilerie bordelaise. Cette usine d' extraction et de raffinage de l' huile d' arachides en provenance du Sénégal est exploitée à partir de 1877 par la société Maurel et Prom et la société Maurel frères. L' usine produit de l' huile pour la consommation domestique. Elle écoule ses huiles de qualités inférieures vers les fabricants de savons. Les tourteaux résiduels sont, quant à eux, utilisés pour la fabrication des aliments du bétail ou comme engrais.
L' usine est ravagée par un incendie en 1906 mais reconstruite dès 1908. A nouveau détruite en partie pendant la Seconde Guerre mondiale, l' usine est reconstruite en 1945 et 1946 et modernisée.
En 1955, la raison sociale porte le nom des Huileries Maurel et en 1963 une fusion s' opère avec la Sté Lesieur. Les huiles de table de haute qualité connaissent un essor sur le marché intérieur sous les marques Huilor, Croix verte et Lesieur. Dès 1963, Lesieur abandonne le conditionnement en verre au profit du PVC remplacé lui-même aujourd' hui par le polyester et le polyéthylène.
bassin___flot_A.Lhote_193.jpg Dans les années 1970 l' unité est modernisée et étendue : installation de nouvelles lignes de conditionnement et automatisation des opérations.
En 1990, le site de Bordeaux est scindé en deux : les activités de conditionnement et de fabrication des emballages demeurent chez Lesieur tandis que la raffinerie est rattachée à Céréol. Lesieur alimentaire devient une marque leader sur le marché français. La production a atteint en 1994, à l' emballage, 45 millions de cols et au conditionnement, 60 000 tonnes d' huiles conditionnées. Céréol raffine l' huile brute qu' elle reçoit d' une usine de Bassens (33) . Cette huile est transportée, par des canalisations, vers les chaînes d' embouteillage de Lesieur. En 1922 l' usine écrase entre 20 000 et 25 000 t d' arachides. La production annuelle est de 6 000 à 7 000 t d' huile et 8 000 à 9 000 t de tourteaux.
Les combustibles utilisés sont le bois, le charbon et les coques des arachides. La fabrication comprend des opérations mécaniques d' écrasement et de broyage des graines puis l' utilisation de solvants pour extraire les matières grasses encore contenues dans les broyats. En 1957, 40 000 tonnes de graines traitées fournissent entre 15 000 et 20 000 t d' huile et 20 000 à 25 000 t de tourteaux.
1995 : colonnes de raffinerie chez Céréol et chaînes d'embouteillages chez Lesieur.
1957 : 300 salariés.
1995 : 79 salariés chez Lesieur, dont 54 au service production, et 35 salariés chez Céréol
2000: rachat par SAIPOL, mais LESIEUR gère le site de Bacalan.
Saipol a fait de gros investissements à Bassens pour le biocarburant.

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Octobre 2008: Le comité central d'entrepise de LESIEUR vient d'être informé de la décision de la direction de fermer la partie "raffinage" avec transfert du volume vers Bassens. Bacalan ne conservera que le conditionnement (mise en bouteille). Conséquence: 29 postes supprimés sur le site de Bacalan. Leur déplacement vers Bassens (SAIPOL) entraînerait une grosse perte salariale, inacceptable pour ces salariés attachés à leur usine de Bacalan.
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Craintes pour l'avenir: la disparition pure et simple de l'activité de Bacalan...__.

Description : Site industriel desservi par voie navigable (voir photos de la péniche transitant de Bassens vers le quai devant Cap sciences). Atelier de fabrication avec ossature métallique, brique, essentage de tôle, toit à longs pans et lanterneau en ciment amiante. Bureau et atelier de conditionnement avec 1 étage carré, ossature en béton armé, brique, essentage de tôle et toit terrasse. Silo en métal. Logement de contremaître avec 2 étages carrés en pierre et toit en pavillon en tuile creuse. Une partie des ateliers est désaffectée. Surface du site en m2 : 12000.

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