A.Juppé vient d'écrire aux ministres Lagarde et Borloo (voir annexe). Non pas pour demander la baisse des tarifs de Gaz de Bordeaux, mais pour que tous (dont Gaz de France) appliquent mieux la directive européenne et les injonctions de la Commission de régulation de l'énergie (CRE).
En gros, quand Gaz de Bordeaux paie le prix de l'ouverture du marché, la concurrence, elle, ne joue pas le jeu, il faut donc que les ministres de tutelle organisent une table ronde pour mettre de l'ordre !
La presse a tord de tenter d'exonérer le Maire de Bx (la ville est l'actionnaire majoritaire de GDB) de ses responsabilités en faisant croire qu'il milite pour un retour aux tarifs précedents.
D'abord parce que A.Juppé a toujours soutenu et vanté les Directives européennes de libéralisation des marchés de l'énergie (idem pour télécom et transports !).
Ensuite, il a fait le choix du zèle pour la soumission aux nouvelles règles avant tout le monde.
Enfin, comme sur d'autres sujets, il ne communique que sur ce qui fait "briller" Bordeaux et par contre utilise "l'omerta" pour ce qui fâche ... notamment les augmentations de tarifs aux usagers !
En revanche, le Directeur général demande bien à la CRE l'autorisation de revenir à un prix d'abonnement de juillet 2008 et s'engage à mieux dialoguer avec "clients" et assos d'usagers (voir annexe)...
Ce recul montre bien que la mobilisation des usagers peut bousculer des choix, y compris lorsque ceux-ci sont mis en oeuvre au nom de Bruxelles. Cela doit encourager tous ceux qui s'interrogent sur l'utilité de la prochaine échéance électorale européenne du 7 juin, à bien regarder les responsabilités, à droite comme au PS, des traités libéraux de Maastricht ou Lisbonne... Le Front de gauche posera ces questions !

article Bordeaux 7