Le projet de Grand Stade fait couler beaucoup d’encre mais n’a pas pu donner lieu à de larges débats. C’est la première critique que l’on doit adresser au Maire de Bordeaux et au Président de la CUB qui ont confisqué la parole des associations, sportifs ou élus locaux. Les élus de la CUB étant officiellement informés du projet que le 2 octobre dernier à l’occasion d’un séminaire, ceux du Conseil municipal de Bordeaux que fin octobre. « Quel gâchis ! » a explosé Max Guichard, le président du groupe communiste de la CUB. Car des questions, tout le monde s’en pose. Et quand il s’agit de millions d’euros d’argent public, il est normal d’aspirer à ne pas être mis devant le fait accompli, n’est-ce pas ?

Faut-il un nouvel équipement, à vocation internationale, pour la pratique du football, principalement ? Notre réponse est oui, puisque le stade Chaban Delmas ne peut être agrandi et mis aux normes européennes. Oui, puisque notre agglomération va voir sa population augmenter et que les compétitions de foot attirent de plus en plus de public, venant de plus en plus loin. Oui… et ce, indépendamment des succès des Girondins et de la sélection de la France comme pays hôte de l’Euro 2016. Il nous semble même utile de tendre vers 45-50000 places, si on ne veut pas se reposer la question de l’agrandissement dans 10 ans !

Mais, car il y a plusieurs mais… cet investissement ne doit pas se réaliser au détriment des obligations de la collectivité en faveur du logement social ou des transports collectifs. Cet équipement, qui nécessite 50 millions d’euros de l’Etat, ne doit pas être à gestion 100% privée. S’il s’agit d’un partenariat public-privé, il faut, selon nous, définir une forme juridique autorisant la maîtrise publique dans la gestion et le devenir de la structure sportive. Le groupe PCF de la CUB a proposé d’étudier l’opportunité de création d’une Société d’économie mixte (SEM). Et puis, nous voulons des garanties pour que le stade Chaban Delmas garde ses fonctions et que les terrains annexes ne soient pas simplement livrés à la spéculation immobilière, mais accueillent de nouveaux programmes d’intérêt général, pour le logement social ou le pôle universitaire de santé tout proche.

Quant au lieu, nous pensons que le site du lac (entre vélodrome et av. de la Jallère ) offre les meilleurs atouts (desserte rocade, parkings, hôtellerie…), à condition que soit décidée la jonction des 2 lignes de tramway B et C, afin de rendre efficace l’usage des transports en commun.