Le rapport de la fondation de l'Abbé Pierre est accablant. Il démontre que la politique du logement de ces dernières années accroît les inégalités.
Qu'il y a urgence à revenir à une politique publique répondant aux besoins du plus grand nombre.

Les mesures gouvernementales ont surtout profité aux promoteurs privés et à la défiscalisation (10 milliards en 2009 sur la France).

Sur la CUB, l'effort de constructions entre 2001 et 2007 n'a pas profité au logement social puisque sa proportion n'a augmenté que de 0,1 % ! La part du logement vraiment social (PLUS et PLAI) est encore trop faible.
Comme nous ne cessons de le dire en conseil municipal : « il faut mettre les bouchées doubles »! C'est à dire oser tendre vers une mixité portant à 40% la part de PLUS et PLAI dans tous les programmes. Notamment dans les prochaines ZAC (Bastide Niel, Bassins à flot) et Euratlantique, mais aussi dans les projets diffus de quartiers bordelais déficitaires.

D'autre part, les Etats généraux du logement tenus le 6 février à Ivry à l'initiative des élus communistes, proposent:

L'abrogation de la loi Boutin, la suppression du surloyer, l'augmentation de 10% des plafonds de ressources, la non application des Conventions d'utilité sociale, l'arrêt des ventes de logements HLM, la suppressions des aides fiscales au logement privé.

Le gel des loyers, la revalorisation de 25% des APL.

L'arrêt des expulsions.

La réquisition des logements vacants.

De nouvelles sanctions aux communes qui ne respectent pas le seuil de 20% (qu'il faudrait porter à 30%) de logements publics.

Le refus de voir créés de grands groupes nationaux ou régionaux HLM qui dessaisiraient les communes de leurs compétences.

Porter le budget du logement à 2 % du PIB.

Construire 180000 logements PLUS/PLAI par an.

Une aide à la pierre à hauteur de 40% du coût des opérations.
Limiter à 20% des revenus des locataires la somme acquittée pour le loyer et charges.

Pour cela, il faut créer un service public du logement, de l'habitat et de la ville qui comprendrait un pôle public financier autour de la Caisse des dépôts (CDC), un pôle public de la construction pour casser le monopole du BTP, une agence nationale foncière et décentralisée pour lutter contre la spéculation, de nouvelles formes de gouvernances démocratisées.