P1060112.JPG

Budget 2011 c'est non ! Notre groupe n'a pas voté le budget le 20 décembre dernier… extraits:

Ce budget repose sur trois effets d'aubaine: démographie positive, augmentation des tarifs, vente de patrimoine. Les dotations exactes de l'État seront-elles celles de ce budget prévisionnel ou confirmeront-elles le déclin dans lequel le gouvernement entraine les collectivités locales et le pays ? Un déclin que l'on retrouve dans la construction globale de ce budget comme dans l'insuffisante réponse aux besoins. (…) Ce n'est pas à la population de Bordeaux de payer les cadeaux que le gouvernement accorde par ailleurs aux privilégiés. (…) On vérifie et la fragilité de choix contraints par une politique gouvernementale non solidaire et le zèle que vous développez en accompagnant cette politique dans trois exemples :

- Habitat-logement : (…) les opérations d’habitat défiscalisé De Robien puis Scellier, tout comme la vente du patrimoine HLM, ne permettent pas un rattrapage du retard de Bordeaux au titre de la loi SRU. Et le lobby de l’accession sociale à la propriété dans les nouveaux quartiers, a du plomb dans l’aile, du fait du désengagement de l’Etat !

- L’emploi : (…)Bordeaux étouffe de son image d’Epinal de ville tertiaire et touristique ! Nous actons une nouvelle fois l’absence de référence aux secteurs essentiels que sont les filières électrique et nautique. Quel gâchis de ne pas promouvoir un rapprochement entre la SAFT et FORD pour le véhicule électrique ! Quel gâchis de ne pas placer la filière nautique au coeur de nouveaux projets industriels tant sur le site des Bassins à flot où vous muséifiez 1/3 de la plaque portuaire, que sur Bastide Niel ou à Bx Sud sur le site des abattoirs !

- Education, petite enfance : l’effort annoncé en faveur de la création de nouvelles écoles et crèches est la moindre des choses dès lors que l’on construit des milliers de logements. Mais nous craignons d’en rester à une course au rattrapage des retards accumulés en offre de places en maternelles et crèches. La dotation annuelle de 44 euros par élève n’a pas bougé depuis 10 ans alors que le prix de certaines fournitures a presque doublé et de plus en plus de candidatures pour les séjours en classes découvertes sont rejetées faute de budget. Le maire a insisté sur le succès de la restauration scolaire et de la mise en place de tableaux numériques oubliant de mentionner un chiffre moins élogieux : 1 élève sur 4 n’a pas accès au restaurant les 4 jours de la semaine ! Quant aux tableaux numériques, ils ne concernent pour l’instant que quelques classes de quelques écoles et la généralisation prendra 3 ans. Cette opération ne doit pas cacher l’obsolescence du parc informatique scolaire non renouvelé depuis plus de 10 ans dans certaines écoles !