Les deux sociétés sont désormais Regaz (320 salariés), détenue à 100 % par l’actuelle société d’économie mixte (au sein de laquelle la ville de Bordeaux est majoritaire) qui aura en charge le réseau de distribution.

D’autre part, Gaz de Bordeaux Energie Services (280 salariés) détenue à 34 % par ENI-Altergaz et à 66 % par la société d’économie mixte. Elle aura en charge la commercialisation du gaz. Celui-ci sera fourni pour moitié par ENI qui a des accords avec le russe Gazprom, l’algérien Sonatrach, des fournisseurs libyen, hollandais, norvégien… et dispose de ses propres sites de production.

TRIBUNE LIBRE du groupe PCF__ (journal municipal novembre 2008)
OUVERTURE du CAPITAL de GAZ de BORDEAUX ENERGIE SERVICES

''Notre groupe politique fait preuve d’une cohérence de position qui, du Parlement européen à l’Assemblée nationale, jusqu’aux assemblées des collectivités locales s’oppose à la mise en concurrence de la distribution et de la commercialisation de l’énergie. Comme en juin dernier, lorsqu’il s’agissait d’autoriser la création de la filiale « Gaz de Bordeaux Energie Services », nous avons voté, lors du conseil municipal du 15 juillet, contre l’ouverture du capital.

Nous plaidons pour la création d’un grand pôle public « Electricité et Gaz » garantissant maîtrise et indépendance énergétique, tarifs réglementés, égalité d’accès des citoyens…

Il faut savoir que Gaz de Bordeaux est une des dernières grandes entreprises sur le territoire de la ville, deuxième distributeur de gaz au plan national (après gaz de France), un apport non négligeable de revenus pour la ville en reversement de dividendes et la CUB en terme de fiscalité. Une entreprise moderne, forte du savoir-faire de ses salariés. Nous avons donc la responsabilité politique d’être très vigilants aux conditions de son développement.

Dans le contexte imposé par la loi de séparation des activités de distribution et de commercialisation et de mise en concurrence, il faut reconnaître le gros travail engagé par la Direction et le personnel de Gaz de Bordeaux pour placer la société d’économie mixte dans une posture gardant le cap du service public. Mais cette posture reste fragile.

Car l’entrée de la multinationale italienne ENI dans le capital de la filiale « Gaz de Bordeaux Energie Services » même si Gaz de Bordeaux reste majoritaire (avec 66% des parts contre 34% à ENI et Altergaz), n’est pas neutre.

Dans un contexte économique où on voit bien les limites d’un marché capitaliste débridé, où les Etats (les contribuables) sont sollicités pour éponger les pertes des Financiers, restons animés par la défense du service public et résistons aux lobbys de la « concurrence libre et non faussée », axe principal du traité constitutionnel européen.''

voir en annexe l'article des Echos à propos de la scission :
et la déclaration CGT pour la baisse des tarifs.