Grève historique vendredi des salariés de la grande distribution: 80% des enseignes touchées par des arrêts de travail !
La valse indécente de milliards d'euros (profits des grands groupes ou dérives de la Société générale) au dessus des têtes des petits salaires renforce le sentiment d'injustice qui gagne le pays.
En honneur de ces salariés, pour la plupart salariéEs... à 950 euros par mois ou à temps partiel imposé, cette chanson de Jean Ferrat, pleine de colère, de vie et d'espoir !


''Les demoiselles de magasin

Font sonner leur réveille-matin

Pour s'en aller prendre leur train

Les demoiselles de magasin

Elles ne s'intéressent à rien

A part ces amants incertains

Qui leur filent entre les mains

Les demoiselles de magasin

Et puis un beau jour

Ces petites amours

Elles plient leurs beaux tabliers

Laissent le rideau de fer baissé

Et les voilà les bras croisés

Devant leurs comptoirs désertés

Les demoiselles de magasin

Qui menaient leur petit train train

S'apprêtent à faire un de ces foins

Les demoiselles de magasin

Elles font grève avec entrain

En croisant sagement leurs mains

Sur leurs belles cuisses satin

Les demoiselles de magasin

Et puis un beau jour

Ces petites amours

Les voilà qui vont défiler

Un drapeau rouge déplié

Et volent volent leurs baisers

Sur les ouvriers d'à côté

Les demoiselles de magasin
Disaient leurs chefs avec chagrin

Cachaient un serpent dans leur sein

Les demoiselles de magasin

Causez toujours tristes pantins

Elles ne pensent plus qu'au grand brun

Qui leur a dit : dimanche prochain

Les demoiselles de magasin

Vous verrez qu'un jour

Ces petites amours

Elles finiront par se marier

Avec ces gars du défilé

Histoire de réconcilier

L'amour avec la liberté''

Jean Ferrat