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Vincent MAURIN

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2012... de vote et d'espoir !

J’ai le plaisir de vous inviter à la soirée de présentation de mes vœux à Bacalan:

MERCREDI 4 JANVIER 2012 à 18 heures

salle Point du jour – Pierre Tachou

clips video, musique, apéritif…

Cette soirée sera l’occasion d’évoquer bien sûr la crise, ses responsables, les solutions… mais aussi les résistances, les solidarités, les espoirs de changement pour 2012 ! Comme chaque année, je reviendrai sur les attentes locales et les enjeux d’évolution de notre quartier de Bacalan : bassins à flot, logement, emploi, réussite scolaire, tramway*, poste, culture, sport, vie associative, vivre ensemble…

  • voir mon courrier en annexe

 

Juppé l'ultralibéral !

Le conseil municipal de lundi fut consacré essentiellement au débat budgétaire (voir billet hier). Mais d’autres délibérations importantes ont permis de vérifier (mais qui en doute vraiment ?) que la majorité municipale UMP revendique et assume ses choix de droite…

Cité municipale : Il s’agissait de valider le contrat de partenariat « Public-Privé » pour un bâtiment de 20 000 m² (architecte Andreu) sur le site de Mériadeck, destiné à recevoir 850 salariés de la ville, pour un coût de 50 millions d’euros. Sans mettre en cause le bienfondé du projet, notre groupe a contesté le montage financier en PPP avec le groupe Bouygues. Contre la livraison de la commande publique aux appétits financiers du privé, nous avons milité pour une opération en MOP (maîtrise d’ouvrage publique). Nous avons repris l’intervention déjà formulée pour dénoncer le montage financier du Gd Stade de Bx-Lac, et parue ce mois-ci dans la tribune libre du journal municipal « Bordeaux Magazine ». Voir : http://www.vincentmaurin.fr/2011/11/10/partenariat-public-prive-cest-non/.

Charte européenne de vidéo-protection : Nous avons rappelé notre opposition au principe liberticide de vidéo-surveillance et du développement des caméras dans la ville. Avons contesté leur efficacité et leur coût. Avons rappelé notre préférence aux mesures de prévention basées sur une présence humaine plus soutenue. Partageons toute mesure visant à renforcer le contrôle éthique de ce système.

Crèche Mirassou déléguée au Privé :
La majorité municipale avait décidé le 2 mai de déléguer la gestion de cette crèche municipale, rue Mirassou, à un prestataire associatif ou privé. C’est la société privée Babilou qui a emporté le marché parmi les six candidats. Nous avons rappelé que « l’accueil de la petite enfance ne peut faire l’objet de concurrence et d’objectifs lucratifs. La ville doit rester maîtresse de sa compétence, avec son personnel municipal statutaire, qualifié, expert dans son domaine. » Nous contestons la volonté du Maire de placer désormais en Délégation de service public (DSP) toutes les nouvelles structures municipales de petite enfance.

Subvention aux écoles privées : C’est à marche forcée, que le Maire favorise l’école privée sur la ville. Cette année, la subvention municipale par élève augmente de 8 ,5 % ! Nous avons rappelé que la loi n’imposait pas l’aide aux élèves d’école maternelle, or Bordeaux les prend en charge. Et avons jugé indécente une telle faveur au privé au moment où l’école publique est malmenée par l’Etat et quand la Ville « décide d’y geler ses dépenses de fonctionnement pour les fournitures scolaires, les classes découvertes et les déplacements ».

Archives municipales : Les investissements municipaux structurels pour la culture sont si rares, qu’il faut se féliciter de la réalisation des nouvelles archives sur le site Bastide Niel. Nous appuyons notamment le choix de création en leur sein d’une « salle dédiée à des animations et conférences largement ouvertes au public ».

Contrat urbain de cohésion sociale : Ce CUCS concerne les 7 quartiers « prioritaires » de la Ville. Ceux qui concentrent les plus grandes difficultés sociales, conséquences de choix économiques et urbains inégalitaires. Outre que la Ville se voit contrainte de corriger les effets d’une crise capitaliste qui paupérise davantage les populations, quand l’Etat se désengage de ses responsabilités, nous avons insisté sur les enjeux sociaux à ne pas simplement « accrocher » les nouvelles opérations urbaines du Lac, Bastide, Bacalan, Belcier, St Michel, Gd Parc… aux anciens quartiers dégradés, mais de parler plutôt de « liens » à renforcer. Nous avons insisté sur les enjeux de « mixité scolaire ». Nous avons pris l’exemple du nouveau collège de Bruges Le Tasta qui accueillera et les nouvelles populations des projets urbains Tasta et Ginko et une partie des élèves des Aubiers.

Mécénat en faveur de la biennale d’architecture Agora : 23 sociétés vont soustraire de leurs bénéfices imposables 475 000 euros par leurs dons à Agora 2012. En échange, la Ville leur dédiera des espaces de conférence et débats… Encore une privatisation de l’espace public ! Notre groupe fut, une nouvelle fois, le seul à s’opposer au mécénat culturel.

Réseau de chaleur des Bassins à flot : Ce réseau aura pour opérateur la société Mixener, filiale de REGAZ, Gaz de Bx. Nous avons profité de cette délibération pour interpeler le Maire sur l’avenir de Gaz de Bx. En lui demandant « une communication lors du prochain conseil municipal évoquant la stratégie économique de Régaz Gaz de Bx, sa politique tarifaire, son dialogue social ».

Tableau des effectifs de la Ville : Nous nous sommes abstenus parce qu’il n’évolue pas en proportion de l’augmentation de la population bordelaise et que, bien qu’en diminution, persistent la précarité et le temps partiel imposé, notamment dans les écoles. De plus, les nouvelles formes de prise en charge de la sécurité de voie publique devant les écoles par des agents volontaires recrutés en contrat de 17h30 semaine, posent questions.

Promenade Martin Luther King : C’est le nom attribué au chemin longeant le Parc des sports de St Michel. Nous nous sommes félicités de cet hommage au père des droits civiques américains. Nous avons rappelé notre « demande qu’une artère ou édifice public de la ville porte le nom de Nelson Mandela, dont on fêtera en 2013, le 20ème anniversaire de l’attribution du Prix Nobel de la Paix« . Ainsi que pour Roger Lafosse, créateur de SIGMA.

 

Budget: oui à l'investissement, non aux augmentations de tarifs !

Le budget 2012 de notre ville de Bordeaux s’inscrit dans un contexte étrangement passé sous silence dans la présentation des documents de travail. Pourtant comment nier que c'est bien la crise d’un système qui conduit les nations au fond du gouffre, que ce sont bien les marchés financiers qui pilotent un attelage Merkel/Sarkozy incapable d'impulser une autre construction européenne que celle de Maastricht et Lisbonne désormais largement reconnue en échec ? Comment supporter plus longtemps le diktat de l’agence Standard and Poor’s, laquelle nous a menacés d'une dégradation de notre note en guise de cadeau de noël ?

Comment oublier que la dette publique, née il y a plusieurs décennies, s'est accrue fortement depuis 2002 et notamment avec le Président Sarkozy à qui l’on pourrait remettre la médaille du déficit public conséquence de cadeaux fiscaux au profit des plus riches. Il est prouvé que si notre fiscalité était restée au même niveau qu'en 2000, l'Etat aurait 100 à 120 milliards de recettes de plus chaque année. Recettes d'une portée sociale et éthique incomparable avec la mascarade populiste orchestrée par le Président et vous-même le mois dernier à Bordeaux visant à pourfendre la fraude sociale tout en minimisant un fait majeur : c'est que celle-ci incombe pour 75% à des patrons voyous qui ne déclarent pas leurs salariés !

Autre point, nous l’avons abordé lors du Débat d’Orientation Budgétaire, les prévisions de croissance ont été revues à la baisse au dernier trimestre 2011, ce qui a obligé le Gouvernement à revoir la copie de son projet de Loi de Finances 2012, laissant les collectivités locales dans l’incertitude sur certains aspects budgétaires dont elles dépendent. Ainsi pour Bordeaux, la dotation globale de fonctionnement va à nouveau baisser de 1 à 1,5 M€.

Dans ce contexte difficile, la ville de Bordeaux a construit le budget 2012 avec un niveau d’investissement passant de 99 à 110 M€, tout en maîtrisant les dépenses de fonctionnement qui évoluent de 310 à 314 M€.

Nous constatons deux faits positifs dans ce budget : les investissements en infrastructures pour 90 M€, soit 36% de progression sur 2011 et un outil opérationnel de ce choix : le recours à l'emprunt pour 40 M€ (+25% sur 2011). Vous répondez ainsi à une des critiques récurrentes de mon groupe qui ne partage pas la logique d'un désendettement payé par l'absence d'ambition pour des projets d'équipements publics structurants. Nous voyons ainsi dans ce choix, le signe fort que soutenir l’activité c’est soutenir la croissance. D’ailleurs il faut rappeler que 75 % des investissements publics sont produits par les collectivités locales et contribuent ainsi à la résistance à la crise. Donc, non seulement nous militons pour une logique de relance de l’activité économique au niveau local, mais nous jugeons qu’il est indispensable que les banques jouent le jeu de cette relance par l’investissement public en acceptant de prêter aux collectivités territoriales, à des taux d’intérêt très bas, et de renégocier les encours de dette (celui de Bordeaux va remonter en 2012) Les frais financiers de la dette bordelaise en progression de 4,2 % représenteront tout de même 7,85 M€ en 2012, soit le prix de 6 crèches ! D'où la proposition des élus communistes CUB, département, Région de l'organisation d'une conférence bancaire redéfinissant les rôles et apports de chaque partie pour l'intérêt général.

Nous contestons la persistance de déséquilibres en terme de priorités, quelques exemples :

La partie « autres recettes » poursuit sa progression (+6%)... la part des recettes tarifaires y est dominante. Cela montre votre volonté de compenser le gel d'une pression fiscale déjà parmi les plus élevée de France par la mise à contribution directe des usagers : restauration, crèche, piscines, bibliothèques, stationnement... toujours plus cher !

Alors que notre ville abrite une population pour moitié en difficulté sociale, il nous semble que le budget du CCAS (+5%), bénéficiaire d'un petit 2 % l'an passé, aurait pu afficher une hausse supérieure à celle du budget global de la ville (+6%).

Pour le logement, où l'offre sur Bordeaux est majoritairement inadaptée à la demande sociale, nous estimons très insuffisants les objectifs de réalisation de programmes sociaux et très sociaux, en rapport avec le développement exponentiel des opérations d'habitat privé défiscalisé. Passer de 15 % de logements sociaux à 20 % tel que la loi SRU l'exige, impose, selon nous, d'oser porter à 50 % la part de logements sociaux de type PLUS et PLAI dans toutes les grands projets urbains.

Alors que l'arrivée des nouvelles populations accroit les besoins en terme de services publics, le volume et le rythme des réalisations proposées nous semble insuffisants. C'est notamment vrai pour les crèches collectives. 230 places nouvelles entre janvier et septembre 2012, dont une moitié par des associations et l'autre moitié par Délégation de service public, mais pour combien de demandes non satisfaites, représentant quel taux de la population concernée ?

Pour l'Education, votre budget renforce à nouveau les aides au fonctionnement des écoles privées de la ville, avec un taux de progression de 7 % du forfait communal par élève ! Alors que vous gelez, depuis plusieurs années, les dépenses de fonctionnement des écoles publiques pour les fournitures scolaires, les classes découvertes et les déplacements.

Lorsque le poste  « personnel municipal » n'augmente que de 2,2 %, on doit se poser la question de l'efficience d'un service public municipal en manque de moyens humains dans un contexte d'accroissement de la population.

Enfin, concernant le développement économique, nous avions apprécié que vos propositions d'orientations budgétaires d'octobre, mentionnent enfin l'enjeu stratégique des filières industrielles électriques et nautiques. Or, celles-ci sont bizarrement absentes du document budgétaire de ce jour, polarisé sur le tertiaire et le numérique, alors que le Grand port maritime de Bordeaux vient de lancer un appel à projet pour la réparation navale sur les Bassins à flot ! Chassez le naturel...

Pour toutes ces raisons, nous votons contre le budget.

 

Gaz de Bordeaux: je pose la question du retour à une Régie municipale !

Monsieur le Maire,

Les salariés de Regaz et Gaz de Bordeaux étaient une large majorité en grève le 17 novembre. D'abord en réponse à une journée nationale d'action portant sur les salaires. Mais aussi contre l'externalisation de certaines missions en faveur du privé, contre des erreurs de gestion coûteuses, contre une politique de course à la rentabilité financière se traduisant par une obsession à reverser des dividendes aux actionnaires privés, plutôt que de chercher des réponses sociales en terme de tarifs et d'emplois statutaires.
L'émotion autour de l'avenir de Gaz de Bordeaux ne vient pas d'une lubie de quelques dirigeants syndicaux.
La libéralisation du marché de l'énergie au plan européen (d'ailleurs votée par les principales formations politiques représentées ici), puis la séparation juridique des fonctions de distribution et de commercialisation du gaz (frappant toutes les entreprises locales de distribution -ELD- de plus de 100 000 abonnés), l'entrée dans le capital de groupes comme ENI ou Dalkia, ont conduit Gaz de Bordeaux à mener progressivement une politique d'entreprise calquée sur le privé:
- blocage de la masse salariale
- augmentations tarifaires
- recherche de rentabilité immédiate...
Au moment où le débat national sur l'avenir énergétique de notre pays part dans tous les sens, notamment quant à la place du nucléaire, il nous semble important de mesurer combien la distibution et la vente du gaz forment un enjeu:
- d'indépendance nationale et de maîtrise locale,
- de justice sociale par une politique tarifaire adaptée, bien qu'encadrée par la Commission de régulation de l'énergie,
- de diversification protectrice de l'environnement: Regaz a développé des investissements intéressants pour la géothermie, le photovoltaîque, le Gaz Naturel pour Véhicule...

Les 220 000 abonnés girondins ont droit à un seervice public les protégeant des appétits des marchés financiers, dont l'actualité montre que leur voracité ne s'arrêtent pas qu'aux portes des banques mais pénètre aujourd'hui au coeur des politiques des Etats.

Les 400 salariés ont droit à poursuivre leurs efforts dans ce qui a fait la force de cette entreprise depuis 1919:
leur connaissance du territoire, leur savoir-faire, leur dévouement au service public (comme en a témoigné leur mobilisation lors de la panne de mai dernier au sud de la CUB).
Les citoyens bordelais ont droit à la garantie que la participation majoritaire de la ville dans le capital de Regaz va contribuer à préserver l'entreprise de logiques qui, ailleurs, provoquent sang et larmes avant d'échouer.
La ville de Bordeaux doit garder ce giron industriel et commercial gazier, deuxième du pays après Gaz de France. Pas seulement pour les 3 millions d'euros de redevance annuelle en faveur du budget municipal (dont on pourrait d'ailleurs interroger une nouvelle logique de redistribution sociale en direction des usagers).Mais pour cette image de réussite que certains ont l'ambition de transformer en royalties sur les marchés libérés !
Aussi, nous vous demandons, monsieur le Maire:
-1- un démenti par un écrit aux personnels de tout projet de vente de parts de Gaz de Bx au groupe Total (dont on est sûr de l'absence totale de philantropie quand on connait ses stratégies d'échappement à l'impôt)
-2-d'étudier la possibilité du retour du groupe Gaz de Bx - Regaz sous statut de Régie municipale. Il ne s'agit pas ainsi de faire plaisir à mon groupe politique qui, en 1991, fut le seul à s'opposer à la transformation de la Régie en Société d'économie mixte, mais bien de considérer que l'énergie, comme l'eau, la santé, l'éducation ou la culture, n'est pas une marchandise. Et que de nombreuses collectivités se posent aujourd'hui la question de gérer en Régie directe l'eau ou les transports publics,

 

Grand Stade: non au PPP !

Le conseil municipal du lundi 24 octobre traitait de 5 délibérations relatives au Grand Stade. Nous avons rappelé notre soutien au projet de réalisation d'un tel équipement mais dénoncé le recours au Partenariat Public Privé:

Je rappelle la position de notre groupe concernant la réalisation du nouveau stade :

D’abord pour réaffirmer que cet équipement est utile à notre ville, notre agglomération et notre région. Oui, une agglomération proche du million d’habitants doit offrir au public sportif des conditions de spectacle modernes, confortables, adaptées au handicap, avec une tarification sociale garantie, facile d’accès. Oui le site de Bordeaux-Lac répond à ce dernier critère. Notamment par les deux lignes B et C de tramway, dont nous persistons à juger opportun la jonction avenue de la Jallère.

Ensuite, je rappelle que les raisons de notre désaccord avec le projet sont diamétralement opposées de celles de nos collègues PS et Verts. Pour nous, investir dans un équipement public en période de crise n’est pas une ineptie, bien au contraire ! On peut même dire que ces dernières années, pour de nombreux territoires, ce sont les investissements publics qui sont souvent les principaux vecteurs de croissance de notre économie. Logement, transports, santé, culture ou sport… ne doivent pas être considérés, selon nous, comme des coûts à réduire systématiquement, tantôt sur l’autel du dogme européen des 3 % de déficit public indépassable, tantôt sur l’autel d'une "décroissance" dont les premières victimes seraient sans doute les plus pauvres.

Et c’est parce que nous dénonçons les dérives de l’économie libérale privilégiant le logement privé défiscalisé au détriment du logement social, privilégiant le tout LGV au détriment du TER et du Fret marchandises, privilégiant le recours au mécénat culturel plutôt que l’engagement public, privilégiant le foot-business plutôt qu’une politique maîtrisée et financée par l’Etat du sport de haut niveau, que nous ne pouvons approuver le contrat de partenariat présenté pour le grand stade.

Comme pour la LGV Tours-Bordeaux (et les 300 millions impactés sur le budget régional), comme pour l’Arena de Floirac ou la Cité municipale de Bordeaux, nous refusons le montage financier et la gouvernance induits par le Partenariat Public Privé (PPP). Permettez-moi de citer l’architecte Régis Rioton, conseiller national en charge de la commande publique sur les PPP : « Le choix du PPP est un abandon, très politique, des prérogatives et responsabilités de la puissance publique. Les PPP sont un gigantesque marché et une bombe à retardement aux conséquences multiples. » Le fonctionnement et la maintenance des équipements est une véritable rente qui dure des dizaines d’années. Encadrées par des clauses figées du contrat, toutes les modifications futures, nécessaires mais non prévisibles, se paient au prix fort. On en voit l’exemple phare aujourd’hui avec la construction du Centre hospitalier Sud Francilien : suite à des modifications imposées par l’agence régionale de santé, le groupe Eiffage réclame 100 millions d’euros !

Quant à l’autre argument qui, depuis 2004, militait en faveur des PPP, à savoir : l’intérêt comptable à court terme (c’est le privé qui investit et les collectivités qui remboursent un loyer)… Et bien, il s’écroule avec l’arrêté du 16 décembre 2010 à propos de l’instruction budgétaire et comptable applicable aux communes et EPCI, qui stipule : que la quote-part relative à l’investissement est dorénavant considérée comme une dette. Plus moyen donc, de dissimuler son coût aux contribuables, et ses incidences sur le déficit à vos amis de Bruxelles !

Enfin, deux mots sur l’avenir du stade Chaban Delmas. Il faut, nous l’avons dit en Conseil de CUB, mettre à plat l’ensemble des besoins, l’éventail de l’offre actuelle, les ambitions nouvelles en terme pour des équipements sportifs d’envergure intercommunale, voire régionale. Chaban, Moga et Gd Stade ont tous trois un usage à définir en faveur du sport de haut niveau, mais aussi du sport amateur dans notre agglomération. Clubs, comités sportifs, scolaires, citoyens doivent pouvoir donner leur avis, pourquoi pas sous forme de séminaire public, quant à l’avenir et l’usage de ces infrastructures.

V.Maurin
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conseil municipal: ne rien lacher !

Voici mes principales interventions lors du conseil municipal de Bordeaux lundi...

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Parrainage de Ruben... sur un air de duduk...

Je suis le parrain de Ruben.

Hier, en présence de son enseignante et d'amis de la famille, devant la Mairie du Gd Parc, je lui ai remis son livret de parrainage...

Brigitte Giraud, Dominique Boudou, à l'initiative de cet acte de solidarité ont lu textes et poèmes... Zhirayr, le papa, a joué du duduk...

 

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Monument de la Paix de Bordeaux-lac

Samedi 6 août à 17h30, se tiendra, comme chaque année, une cérémonie commémorative des bombardements d'Hiroshima et Nagasaki, au pied de la sculpture japonaise; au bord du lac de Bordeaux. Les organisateurs, militants pacifistes, attendent depuis deux ans une réponse à leur demande de valorisation du site. Ce fut l'objet de ma question écrite du Conseil municipal du 18 juillet...

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Je suis parrain de Saïda...

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à Monsieur le Préfet de la Gironde,

Monsieur le Préfet,

J'ai l'honneur d'appeler votre attention sur le cas de la famille Youssoupov, originaire du Daghestan en Russie, en demande de régularisation de leur situation au titre du séjour en France.

Mourad et Zaïra Youssoupov sont arrivés à Bordeaux à l’été 2010, avec leurs trois enfants Saïda (8 ans), Abakar (6 ans) et Kamilla (4 ans).   Ils ont quitté le Daghestan (la Russie) pour fuir les persécutions dont ils étaient victimes depuis plus de 15 ans, de la part tantôt de la police corrompue (emprisonnements à répétition sans motif valable, racket), tantôt d’organisations de la mouvance terroriste (menaces, intimidations, tentatives de les impliquer dans des actions criminelles).   Les enfants sont scolarisés à l’élémentaire du Vieux Bordeaux et à la maternelle du Pas St-Georges à Bordeaux, et ont tissé depuis l’automne des relations d’amitié avec les autres enfants du quartier. Malgré la précarité de sa situation matérielle, la famille a trouvé ici un équilibre et multiplie les initiatives pour se reconstruire et s’intégrer : cours de français pour les parents, sport et autres activités pour les enfants…   La demande d’asile des Youssoupov a été refusée en première instance fin 2010, et ils ont reçu une obligation de quitter le territoire français. Ils ont déposé un double recours contre ces décisions, auprès de la Cour Nationale du Droit d’Asile ainsi que devant le Tribunal Administratif de Bordeaux.   L'émotion de ceux qui connaissent bien cette famille est grande. Et l'idée d'une possible expulsion les révolte. Un comité de soutien à cette famille a été créé par des parents d'élèves, enseignants et responsables associatifs du quartier Saint Pierre. Ce comité a organisé une cérémonie publique de parrainage républicain, place Camille Jullian, le 13 mai dernier. Aux côtés de Marie Bové et Naïma Charaï, conseillères régionales, j'ai accepté d'être parrain de Saïda.

Je considère que notre République s'honorerait à prendre en compte à la fois la détresse de cette famille et l'élan de solidarité manifesté par la communauté scolaire et associative de leur quartier. C'est pourquoi, je vous demande, monsieur le Préfet, de bien vouloir surseoir à la décision d'expulsion du territoire de la famille Youssoupov et de réexaminer le dossier en vue d'une régularisation de leur situation.

Je vous prie d'agréer, monsieur le Préfet, mes salutations distinguées.

Vincent Maurin

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Dépôt de gerbe de la ville... sans majorité !

Comme l'an passé, j'étais le seul élu de la ville à la cérémonie du souvenir de la déportation et de la libération des camps, devant le caveau des fusillés de la Chartreuse... Où était le représentant de la majorité municipale ?
Tout fout l'camp !
C'est donc moi qui ai déposé la gerbe du conseil municipal... !

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La Commune de Paris a 140 ans...

A quelques minutes de l'interruption de mon blog pour cause de campagne électorale, je vous livre deux textes: celui du PCF par rapport à la terrible actualité du drame japonais: ici.

Et en exclusivité mon témoignage d'élu municipal à paraître dans un recueil de l'association nationale des élus communistes et républicains à l'occasion du 140ème anniversaire de la Commune de Paris:

voir aussi le clip de Noir Désir .

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L’inégalité est sociale

Bordeaux, est une ville à deux visages : classée dans le peloton de tête des villes concernant les couches les plus riches, elle concentre aussi le dénuement quand un ménage sur deux n'a plus les moyens de payer l’impôt sur le revenu et que près de 12% des assurés sociaux ont un revenu inférieur à 600 euros par mois.
L’action municipale devrait tendre prioritairement à lutter contre ces inégalités. Par des actes forts, et non des « coups » médiatiques comme lors de la mort d’un SDF l’an passé.

Or, notre ville n’offre que 15% de logements sociaux à ses demandeurs, et un vaste projet de rénovation urbaine laisse de côté la réponse à cette urgence sociale, alors que la construction ou réhabilitation de 10.000 logements est envisagée. Les élus communistes sont les seuls à revendiquer une mixité à 50%, à demander le gel des hausses de loyers et à refuser la vente du parc HLM de la ville !

Alors que le Maire se vante de contenir le recours à l’impôt, il augmente systématiquement les tarifs des services rendus à la population : crèches, centres de loisirs, piscines, bibliothèques ! En janvier, 33% d’augmentation du tarif cantine pour les tranches supérieures ! Inacceptable !

Au niveau intercommunal, les élus communistes posent depuis plusieurs années la question de la gratuité des transports publics de la CUB, comme élément structurant du développement durable, dans ses dimensions environnementales et sociales. Pour l’eau, même combat en faveur d’une baisse des tarifs en réaffirmant le besoin d’une gestion en régie.

Régie, municipalisation, maîtrise publique… des enjeux qui rencontrent, me semble-t-il, un écho nouveau chez nos concitoyens…

L’esprit de la Commune de Paris n’est-il pas décelable dans toute « militance » municipale visant à combattre les inégalités et à promouvoir le service public ?
C’est le sens de mon engagement pour une ville de Bordeaux plus « belle et rebelle ».

 

Salah Hamouri au Conseil municipal de Bordeaux

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A l'occasion d'une délibération municipale proposant la contribution de la ville de Bordeaux à la construction d'un centre touristique à Ramallah, dans le cadre de l'accord de coopération Bx-Ramallah, signé en 2007, j'ai interpellé A.Juppé sur le sort de Salah Hamouri:

Monsieur le Maire,
Ce projet d'aide pour l'aménagement d'un centre touristique à ramallah en Palestine reçoit notre adhésion la plus enthousiaste. Parce que ce pays et ce peuple souffrent de l'absence de mise en oeuvre des multiples résolutions de l'ONU depuis plus de 40 ans.
L'accord de coopération décentralisé signé en 2007 entre Bordeaux et Ramallah est une contribution à valeur de symbole pour une issue pacifique au conflit israélo-palestinien. En effet, la ville de Ramallah occupe une place singulière et respectable dans ce processus.Il nous faut l'encourager !
Tout comme il nous faut être vigilant quant au sort de ceux qui militent pour le droit des palestiniens.
Aussi, permettez-moi de relayer ici la teneur d'un courrier que vous a adressé il y a 3 mois le secrétaire départemental de la Jeunesse Communiste 33 à propos de la demande de libération du jeune franco-palestinien Salah Hamouri, détenu depuis plus de 5 ans dans une prison israélienne. Salah Hamouri, dont la cause gagne l'attention et le soutien de nombre d'élus et collectivités, a besoin de notre aide !
Merci, Monsieur le Maire, de bien vouloir trouver les formes de réponses adaptées à cet appel à solidarité.

Vincent Maurin
31,01,11

Il a répondu évasivement, "qu'il allait voir ce qu'il pouvait faire"... Comme s'il n'avait pas d'avis sur la question... Bizarre et étonnant pour quelqu'un qui a fait preuve depuis 2 mois d'une grande sollicitude vis à vis des ressortissants français emprisonnés dans d'autres régions du monde !

 

Tous propriétaires ?...un mythe cache-misère !

Le dernier rapport de la fondation Abbé Pierre révèle une forte dégradation de la situation du logement en France en évaluant à 3,6 millions le nombre de mal-logés.
Il insiste cette année sur les difficultés rencontrées par plus de 500 000 propriétaires (1 sur 30) ne parvenant plus à rembourser les emprunts ou payer les charges.
La campagne gouvernementale du "tous propriétaires", après le fiasco des maisons à 100 000 euros, tente de rebondir avec le prêt à taux zéro renforcé (PTZr) pour les primo-accédants, mais désormais "sans condition de ressource" ! Etat, banques et collectivités vont mobiliser à nouveau des millions d'euros pour le logement "privé" alors que l'effort en direction du logement social reste très en deçà des besoins !
Juppé engage avec zèle la ville dans ce nouveau dispositif en ajoutant des aides de 3000 à 6000 euros en fonction des ressources (ouf !)...
Et pendant qu'elle favorise l'accession, la ville persiste à ne pas respecter la loi SRU en restant à 15% de logements sociaux !
C'est pourquoi, le groupe communiste n'a pas voté la délibération municipale de lundi instaurant ce dispositif (unanimité favorable des autres groupes) !

 

"Indignez-vous !"... c'est le thème de mes voeux le 5 janvier !


Le livre de Stéphane Hessel est le best seller de la fin 2010: 500000 vendus !
Quel coup de pied au conformisme ! Quel encouragement à relever la tête, à réinterroger le monde et ses certitudes rétrogrades, à ne plus accepter l'inacceptable ! Quelle fierté pour ceux qui se mobilisent au quotidien et qui sont convaincus comme Brecht que "quand on lutte on peut perdre, mais quand on ne lutte pas, on a déjà perdu !" Quelle responsabilité pour ceux qui prétendent vouloir chasser Sarkozy ! Quel chantier à ouvrir pour vraiment changer de politique ! Mais surtout quel espoir pour la jeunesse !

Je vous invite MERCREDI 5 JANVIER 18h salle Pierre Tachou à Bacalan à une soirée où j'évoquerai l'année écoulée et ses cortèges de luttes à Bacalan, en France et dans le monde, où je formerai plusieurs voeux pour 2011... en toute simplicité... avec vous, quelques images et musiques... autour d'une galette républicaine et d'un verre de communard (vin rouge et mûre).

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Budget de la ville de Bordeaux... c'est non !

Voici l'intervention de notre groupe au conseil municipal du 20 décembre à propos du budget 2011:

Monsieur le Maire,

Comme vous le soulignez dans votre présentation, ce budget est bâti sur de nombreuses incertitudes tant nationales qu'internationales. Des incertitudes qui n'ont malheureusement aucune fatalité mais découlent de la suprématie qui a été progressivement réservée depuis 20 ans aux marchés financiers sur l'action politique...

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La Poste de Bacalan encore frappée !

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45 minutes d'ouverture en moins... Je viens d'écrire au Directeur départemental (voir annexe) et au Maire:

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Tchat Sud Ouest...

Je suis invité demain par la rédaction du journal Sud Ouest pour un tchat internet avec les lecteurs... Bordeaux, Bacalan, Ecole, Gauche, PCF... les sujets d'échange seront vastes. Visiteurs fidèles ou passagers de mon blog, n'hésitez pas à poser vos questions... sur ce lien.

 

Retour de Chine...

Je faisais partie de la délégation municipale accueillie en Chine du 5 au 12 septembre... avant de vous livrer mes impressions dans un prochain billet, visionnez ce reportage de TV7... au cours duquel je suis interviewé...

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Gens du voyage: courrier au Maire de Bordeaux

Monsieur le Maire,

Vous avez pris la décision de ne pas autoriser l'accès des antennes sportives du lac aux gens du voyage de passage hier à Bordeaux. Cela a engendré un mouvement de colère amplifié par la violence précédant leur départ d'Anglet. Ils ont donc décidé de stationner sur deux voies du Pont d'Aquitaine, dans l'attente de propositions des pouvoirs publics. Les forces de l'ordre sont intervenues avec gaz lacrymogènes. Ces affrontements auraient pu avoir de graves conséquences du fait de la présence de femmes et d'enfants...

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Gens du voyage: Bordeaux mauvaise élève... l'Etat et 50% des communes hors la loi... !

Incapable de faire respecter la loi Besson imposant aux communes de plus de 5000 habitants de construire des aires de stationnement des gens du voyage (une sur deux s'y soustrait et sur la CUB la plupart se regroupent), l'Etat n'hésite pas à envoyer ses CRS et gendarmes pour déloger les familles qui se posent où elles peuvent...

Histoire vraie:

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