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Vincent MAURIN

Tribune municipale

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Partenariat Public Privé : c'est non.. !

La France est le pays européen en pointe dans le recours aux Partenariats Public Privé ou PPP : 60 milliards d'investissements d'ici 2020 ! Il s'agit pour l'Etat ou les collectivités de confier au privé la conception-réalisation-maintenance d'infrastructures diverses (lignes TGV, hôpitaux, collèges, crèches, piscines, MDSI...). Puis, payer un loyer sur une longue période (20-35 ans). C'est devenu une mode. Pourtant, dès 2007, une étude de Québec en relève l'inefficacité et l'Angleterre, mère de ce type de montage, en revient aujourd'hui (surcoûts pouvant atteindre 70%) ! Notre groupe municipal n'a donc pas voté le montage financier proposé par le Maire pour la construction du nouveau stade en PPP. Pourquoi ? Parce que nous refusons les dérives libérales qui enrichissent les grands groupes du BTP (Vinci, Fayat, Bouygues, Eiffage...) sur le dos des contribuables et de l'emploi du secteur PME de la construction. Parce que la collectivité doit se servir de son pouvoir d'emprunt à des taux préférentiels, conserver son savoir-faire en matière d'ingénierie, préserver sa liberté et la sécurité de ses choix dans le cadre des marchés publics, nous militons pour le retour aux maîtrises d'ouvrages publiques (MOP). Comme pour la LGV Tours-Bordeaux (et les 300 millions impactés sur le budget régional) ou la Cité municipale de Bordeaux, nous refusons le montage financier et la gouvernance induits par le PPP. C'est l’architecte Régis Rioton, conseiller national en charge de la commande publique sur les PPP, qui souligne : « Le choix du PPP est un abandon, très politique, des prérogatives et responsabilités de la puissance publique. Les PPP sont un gigantesque marché et une bombe à retardement aux conséquences multiples. » Ou encore l'architecte bordelais Michel Moga qui dénonce publiquement : « cela revient beaucoup plus cher. En général, cela triple le prix d'un projet. Quand j'entends que le futur stade de Bordeaux coûtera 175 millions d'euros, je bondis. C'est le prix commandé. » En effet, le fonctionnement et la maintenance des équipements est une véritable rente qui dure des dizaines d’années. Encadrées par des clauses figées du contrat, toutes les modifications futures, nécessaires mais non prévisibles, se paient au prix fort. On en voit aujourd’hui un triste exemple avec la construction du Centre hospitalier Sud Francilien : il coûtera au final 500 millions de plus sans respecter les délais et, suite à des modifications imposées par l’agence régionale de santé, le groupe Eiffage réclame même 100 millions d’euros aux pouvoirs publics ! Quant à l’autre argument qui, depuis 2004, militait en faveur des PPP, à savoir : le non-endettement des collectivités… Et bien, il s’écroule avec l’arrêté du 16 décembre 2010 (voir annexe) à propos de l’instruction budgétaire et comptable applicable aux communes et EPCI, qui stipule : que la quote-part relative à l’investissement est dorénavant considérée comme une dette. Plus moyen donc, de dissimuler son coût aux contribuables, et ses incidences sur le déficit et la dette de la collectivité !

 

Fleuve, port, ville… Bordeaux hors sujet !

J'ai participé aux rencontres bordelaises de l'AIVP les 13 et 14 octobre...
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Bordeaux accueillait une des Rencontres annuelles du réseau mondial des villes portuaires (AIVP). Le thème était « fleuve, port, ville : le défi de la modernité ».
Des exposés et échanges d’expériences ont montré combien les grandes villes européennes se préoccupaient d’allier développement économique et développement durable, au cœur même des agglomérations. Bruxelles et Paris ont notamment décrit leurs projets pour faire de la voie d’eau un vecteur nouveau de « distribution urbaine ». Fiabilité, sécurité, respect de l’environnement, coûts réduits… le transport fluvial de fret est innovant. Il est d’ailleurs un axe du Livre blanc de la commission européenne transports de mars 2011. Des villes et ports sont très en avance. On a parlé d’Utrecht qui utilise des bateaux électriques pour le transport de marchandises multi-usages. De Liège, avec le projet sur fleuve- rail- route de « trilogiport » sur 100 ha. Du port de Tolbiac à Paris, réorganisé pour les infrastructures industrielles et ouvert à 50% aux promeneurs hors horaires de trafic. On a évoqué le rôle unique de la voie d’eau pour le transport de matériaux de construction en cœur d’agglomérations : un "convoi fluvial poussé" équivaut à 150 camions !

Et Bordeaux dans tout ça ?

Les représentants bordelais et CUB étaient bien là le 13 octobre…
C’est l’adjoint au Maire chargé du tourisme qui ouvrait la rencontre et c’est le vice-pdt de la CUB chargé des relations internationales qui la clôturait… une représentation locale institutionnelle bien représentative de l’absence de visée (ou d’intérêt ?) des décideurs vis-à-vis des enjeux portuaires. Dans les autres agglomérations et régions, ce sont plutôt les élus responsables des transports ou de l’économie qui siègent à l’AIVP !

Aussi, mis à part l’intervention d’un chef de projet CUB interrogeant la problématique de la desserte fluviale des sites de projets urbains (Euratlantique, Bastide, Bassins à flot) en matériaux de construction (plusieurs dizaines de millions de tonnes d’ici 2030), ou des représentants du Gd Port Maritime de Bx valorisant le rôle prochain du nouveau terminal de Grattequina situé à Blanquefort (pour transport de granulats et pales d’éoliennes), les autres prestations bordelaises et CUB ont consisté à légitimer la seule préoccupation urbanistique et touristique du Bx 2030.

Comme si l’angélique de l’estuaire et le Centre culturel et touristique du vin pouvaient incarner les retrouvailles de Bordeaux et son fleuve !

Projeter l’agglomération dans le cercle innovant des grandes villes européennes impose une toute autre ambition pour le fleuve : transport de marchandises et de déchets par barges, navettes fluviales électriques, aménagement de quais de déchargements de marchandises rail-route (ou entrepôts flottants), réparation navale dans les formes de radoub…
Autre chose qu’un regard figé et muséal sur la ville.
Autre chose qu’une courte vue évènementielle.
Autre chose qu’un bradage de l’espace public portuaire en faveur de promoteurs immobiliers surtout pas philanthropes…
Autre chose qu’une copie hors sujet.

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VM

 

L’école publique en danger

Les suppressions de postes et fermetures de classe mettent à mal la qualité du système éducatif, avec en conséquence directe l'augmentation du nombre d'élève par classe. L’ensemble des orientations gouvernementales, à commencer par le dogme de suppression d’un poste de fonctionnaire sur deux qui justifierait tous les sacrifices, conduisent à une dégradation générale des conditions d’études pour les jeunes.

En supprimant l'accès à la maternelle dès 2 ans dans la plupart des écoles, le ministre de l'éducation nationale minimise l’importance de la scolarisation des jeunes enfants. La qualité de l'accueil est ainsi diminuée pour réaliser des économies sur le dos des familles et des collectivités auxquelles il incombera de financer des places d'accueil pour la petite enfance. ? Réduire les inégalités scolaires passe au contraire par un allongement de la scolarisation obligatoire des enfants jusqu'à 18 ans, en la rendant accessible dès 2 ans!

Les moyens consacrés aux zones d'éducation prioritaire, les assistants d’Education, les Emplois de Vie scolaire, ou encore les postes RASED, pour combattre les difficultés scolaires, sont supprimés par ceux-là même qui tiennent un discours hypocrite sur « l’égalité des chances ».

Dans la logique d’une marchandisation des savoirs et d’une formation qui répondrait aux seuls besoins immédiats des entreprises, l'individualisation des parcours et la concurrence entre établissements sont devenues la règle, témoignant de l'instauration d'une école à plusieurs vitesses, avec laquelle on renonce à mettre l'excellence à portée de tous. ? Nous refusons de laisser s’accroître cette concurrence et les inégalités entre les établissements.

A Bordeaux, l’école privée scolarise les 2 ans et a des moyennes d’effectifs souvent inférieures aux écoles publiques...et on ferme les yeux !
A Bordeaux, le Maire gèle les moyens de fonctionnement des 95 écoles publiques (Fournitures scolaires, transports, classes de neige…). Mais promeut l’école privée, dont les crédits municipaux augmentent chaque année !
A Bordeaux, le Maire ose augmenter de 33% les tarifs des repas des enfants des classes moyennes afin de diminuer de façon symbolique les tarifs des enfants de chômeurs… mais ceux-là n’ont pas le droit de manger chaque jour à la cantine, faute de place !
A Bordeaux, les dispositifs périscolaires sont délégués. Les tarifs, projets, prestations sont inégaux d’un quartier à l’autre.
A Bordeaux, les enseignants, parents et personnels municipaux attachés au service public sont mécontents !

 

Bassins à flot… au bonheur des promoteurs !?

Voici le texte de la tribune libre du journal municipal Bx magazine de mai 2011...

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Trop de chômage à Bordeaux !

Avec des taux de chômage dépassant les 20% dans les quartiers populaires, Bordeaux ne se porte pas bien.
Pourtant, il y a un an le Président de la République promettait aux Français qu’ils verraient reculer le chômage dans les semaines et les mois à venir. Fin 2010 le ministère de l’Emploi vient de recenser 210.000 demandeurs d’emploi supplémentaires pour l’ensemble de l’année passée. Cela, après les 509.000 de plus recensés en 2009. Les jeunes, notamment des quartiers Politique de la Ville, les seniors +16%, les chômeurs de longue durée +20% sont les plus touchés.
Les radiations ne masquent plus la remontée d’un chômage de masse. Plus de 4 millions inscrits à Pôle Emploi sur le territoire national. Cette aggravation est bien la conséquence de l’échec de la politique gouvernementale : baisse des coûts salariaux, exonération massive des cotisations patronales, soutien sans faille à la croissance financière… Bref, les vieilles recettes capitalistes sont une fois de plus sans effet sur l’emploi.
Par contre, la redistribution de 43 milliards de profits aux actionnaires des entreprises du CAC 40 en 2010 prouve que l’argent existe, que l’économie se porte bien, mais qu’il faut selon nous réorienter l’utilisation de ces masses colossales d’argent.
Comment en effet supporter la multiplication par deux des plans de licenciement depuis le début de la crise ?
Comment accepter ce dogme de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux dans la fonction publique au nom des principes du Fonds Monétaire International et de la Banque Centrale Européenne ?
Comment accepter de faire supporter le coût de la lutte contre le chômage aux collectivités locales comme le propose ici de manière mesurée la convention Mairie-Maison de l’emploi (votée en janvier dernier) ?
Convention qui soulève plusieurs désaccords ou critiques.
Elle acte, en effet, un nouveau désengagement de l’Etat dont la contribution est réduite à 70% du budget de fonctionnement de la maison de l’emploi dans la limite de 1 million d’euros.
On y apprend que les jeunes diplômés bordelais sont particulièrement touchés :
« Recul de 16% du taux d’emploi des sortants d’écoles d’ingénieurs par rapport à 2009,1 jeune diplômé sur 4 contre 1 sur 5 en 2007 aujourd’hui en recherche d’emploi, recul de38% des offres d’emploi entre 2007 et 2009 ».''
Or l’intervention préconisée par la convention se limite aux simples problématiques de coaching destiné uniquement à aider les jeunes à mieux se vendre sur un marché de l’emploi en restriction.
Même inquiétude pour l’intervention en direction des seniors et des jeunes sans diplôme où l’impact attendu en termes d’emploi reste flou.
Bref, au final il s’agit d’une juxtaposition, voire une superposition de mesures aux effets si limités qu’on ne peut qu’en louer la détermination de certains protagonistes locaux et les appeler, pour plus d’efficacité, à combattre avec nous le capitalisme !

 

Budget c'est non..!

Le journal municipal "bordeaux magazine" est paru. Il y vante le budget de Juppé... Notre groupe s'y est opposé... extraits de notre déclaration dans la tribune libre de ce journal:

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Pauvreté à Bordeaux: compatir ou agir ?

Lors de son point de presse commentant sa nomination de ministre, le maire de Bordeaux s'est réjoui de l'attractivité de Bordeaux offrant une qualité de vie reconnue, mais, a-t-il du préciser, «pas pour tous !».Ce trait de lucidité est louable. Mais face au constat d'une misère croissante, la compassion ne suffit pas...

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Euratlantique...

''La presse a amplement relayé l'unanimité qui règne autour du projet Euratlantique, Opération d'intérêt national, sur les territoires de Bordeaux sud, Floirac et Bègles. Les journalistes ont simplement omis de noter la position des élus communistes... pourtant les seuls à apporter un bémol à l'angélisme accompagnant ce projet... jusqu'à s'y opposer !
Voici donc ici le texte de la tribune que nous venons de livrer à Bordeaux Magazine'':

EURATLANTIQUE… nous sommes sceptiques !

En cohérence avec le positionnement du groupe communiste de la CUB, nous nous opposons au projet Euratlantique (Opération d’Intérêt National) tel que défini aujourd’hui.

Pour 4 raisons principales :

1- Le projet n’appréhende pas suffisamment, selon nous, l’ensemble de la problématique des déplacements-transports liée d’une part à l’arrivée de la LGV, et le flot des 20 millions de passagers attendus ; et d’autre part, à l’apport de 30 000 habitants supplémentaires. Les emprises SNCF sont fortement réduites, le frêt ferroviaire, à l’image du site d’Hourcade est sacrifié. La ligne de ceinture SNCF est à peine évoquée et il n’est plus fait référence à son bouclage via Cenon et le pont Bacalan Bastide (tram-train). L’apport du fleuve comme nouveau vecteur de déplacements et transports durables passé sous silence.

2- Le logement locatif social ne va représenter que 25% de la production globale de logements (10% locatif intermédiaire). L’annonce de 55% de logement social va donc dépendre de la faisabilité ou pas des projets d’accession sociale à la propriété (20% espérés). Or on sait que le gouvernement veut revenir sur ce dispositif, trop coûteux dans une France et une Europe obnubilée par la réduction de la dépense publique. On risque donc d’être loin des préconisations du Programme Local de l’Habitat de la CUB qui demande de doubler l’effort en faveur du logement pour tous. Belcier, Vernet, JJ Bosc, Bègles… des quartiers populaires qui ne seront plus accessibles à tous demain ?

3- La volonté de diversité économique reste à prouver. Pour l’instant, on sait que le centre international d’affaires est attendu (on peut craindre qu’il s’agira plus de délocalisations de sièges d’entreprises que de créations nettes d’emplois) mais on ne voit pas poindre de nouveaux projets économiques liés au Marché d’Intérêt National, au transport fluvial, ou à la maintenance ferroviaire, secteurs d’activités qui pourraient s’intégrer pleinement à l’OIN, compte tenu de sa configuration géographique. Cette partie sud de l’agglomération mériterait pourtant d’explorer de nouvelles pistes de développement économique liées aux infrastructures de transports (sur rail et fleuve).

4- Enfin, la démocratie reste à gagner. Le droit du sol du périmètre Euratlantique de chacune des 3 communes est transféré à l’OIN… Le Maire de Bordeaux, probable pdt de l’OIN, décidera-t-il pour Bègles et Floirac ? Prémices d’une métropolisation au détriment des communes ? Quid de la concertation avec les associations, syndicats, citoyens ? Le projet, et les sommes en jeu, ne sont-ils pas suffisamment importants pour que soit mise en place une structure consultative, voire délibérative, de type Conseil économique et social ?

La messe n’est pas dite. L’intervention citoyenne peut encore peser sur le projet… Nous en serons !

 

Pas de bébés à la consigne !

Ci-dessous notre tribune libre du journal municipal à paraître en mai...

pasBB-logoR.jpg Pas de bébé à la consigne !

Lors de la journée d'accueil des nouveaux habitants le 13 mars, le Maire a prévenu : «Ne me demandez pas tous une place en crèche ! » Et pour cause... le secteur était déjà en crise avant... il le devient encore plus aujourd'hui avec les nouvelles constructions... il le sera encore davantage demain lorsque Bordeaux sera à 300000 habitants. 50 crèches collectives dont seulement 27 municipales ne peuvent répondre aux besoins... il faudrait doubler la voilure !
Comment se féliciter des 213 places créées l'année dernière (tous modes d'accueils confondus) lorsque l'accueil collectif, 1ère demande des familles, se poursuit par le projet de trois micro-crèches de 12 places en 2010 ?!

Comment ne pas s'interroger sur le fait que Bordeaux est une des villes où le taux d'accès à l'école des moins de 3 ans est le plus bas. Sur Bordeaux-nord, 5 écoles maternelles pourtant en RRS (ex ZEP), ne scolariseront en septembre aucun enfant né en 2008 ?! C'est un net recul !

Comment s'étonner dès lors que la ville attende avec impatience les nouvelles directives ministérielles modifiant les conditions d'accueil de la petite enfance avec pour principe: « accueillir plus d' enfants avec autant de personnels, moins coûteux.» ?

Avec le projet de Mme Morano, les capacités d’accueil en surnombre seraient portées à 20 % au lieu de 10 % actuellement. Le taux d’encadrement pour un projet de jardin d’éveil confirmé serait réduit avec un adulte pour 12 enfants de 2 ans à 3 ans au lieu d’un adulte pour 8 enfants actuellement. Un accroissement de l’accueil par les assistantes maternelle est envisagé avec l’extension des capacités maximales d’accueil de 3 à 4 enfants et la création de regroupements d’assistantes pouvant prendre en charge jusqu’à 16 enfants.

On ne peut que comprendre la forte mobilisation des personnels des crèches, assistantes maternelles, ATSEM des écoles, parents ces derniers mois autour de l'action « Pas de bébé à la consigne. » A Bordeaux plus de 1000 personnes manifestaient le 8 avril.

Que demandaient-elles ?

Le retrait du nouveau décret sur l’accueil collectif des jeunes enfants. L’amélioration des taux actuels de professionnels qualifiés et des ratios d’encadrement. Un plan ambitieux de formation de professionnels qualifiés pour créer 400 000 places d’accueil manquantes. L’accès des professionnelles ayant un CAP petite enfance et des assistantes maternelles agréées qui le souhaitent aux formations d’auxiliaire de puériculture pour travailler en structure collective. Le rétablissement des postes d’enseignants supprimés pour que chaque famille qui le souhaite puisse scolariser son enfant entre 2 et 3 ans dans des conditions adaptées à cet âge. L’exclusion des modes d’accueil collectif et individuel du champ de la directive européenne « services », Le retrait de la proposition de loi créant les maisons d’assistantes maternelles.
En somme, investir dans la petite enfance, plutôt que chercher à y faire des économies !

Vincent Maurin

Natalie Victor-Retali

 

Logement pour tous: construire, réquisitionner, ne pas expulser !

Voici le texte de la tribune municipale de mars 2010, inspiré des propositions des Etats généraux du logement, habitat et ville du 6 février à Ivry... et en annexe les textes adoptés aux Etats généraux ainsi que mon intervention au Conseil de CUB de janvier à propos de l'habitat précaire de la population Rom... ainsi que le sondage de l'huma à propos de la réquisition..

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Vous avez dit social ?

Ci-dessous notre tribune libre dans le journal municipal de décembre (voir ici ):

Vous avez dit social ? L’actualité récente a donné l’occasion à la majorité municipale de Bordeaux de tenter de « prendre la main » sur la question sociale. La Ville s’affi che obnubilée par la mixité sociale et le retour des familles modestes en centre-ville. Mais c’est faux ! Les faits sont têtus… La part du logement social sur Bordeaux ne décolle pas et plafonne à 15 %. Et ce pour trois raisons : - La production de logements privés a été plus importante que le logement conventionné, notamment grâce aux opérations défi scalisées De Robien/Cellier. - Les ZAC bordelaises ont minoré le logement social. Chartrons, Bonnac, Coeur de Bastide… ont moins de 15 % de logements conventionnés (hors logement étudiant), sans PLUS (logements vraiment accessibles à tous). Et si le Maire n’est pas plus audacieux dans les opérations à venir (St Jean, Niel, Lac, Bassins à fl ot) en portant à 40 % la part du logement social, la maîtrise publique profi tera encore aux promoteurs privés ! - La restructuration du centre historique a, dès le départ, affi ché une ambition limitée en termes de mise sur le marché de logements locatifs publics et peine à démontrer un retour effectif de populations à revenus modestes. Aussi, aujourd’hui, les déclarations de principe du Maire et les efforts louables de quelques conseillers municipaux de sa majorité ont le mérite d’exister mais se heurtent au péché originel d’une droite qui, de l’Europe, au gouvernement français, n’a pas vocation à promouvoir l’égalité et le progrès social. C’est pourquoi nous sommes très réservés sur le projet social de la Ville, tant l’échec du Maire dans ce domaine est patent. C’est d’ailleurs cette question qui recueillait le plus mauvais indice de satisfaction des Bordelais interrogés il y a quelques mois par la Mairie, dans un sondage plébiscite au service de l’image du Maire. Et oui, majorité municipale, il vous faut assumer les responsabilités d’un libéralisme qui fabrique toujours plus de pauvres, promeut la concurrence et excuse ses ravages sociaux, démantèle les systèmes solidaires nés du Conseil national de la Résistance comme la Sécu, les retraites, le service public ! Une fi scalité qui exonère les plus hauts revenus mais ponctionne les plus faibles… Il vous faut aussi assumer les choix stratégiques portés vers une ambition économique bordelaise « petit bras » qui se refuse à tout projet industriel moderne, tourne le dos à son fl euve et se contente de sacraliser la TPE (toute petite entreprise). Tout cela dans un contexte local marqué par un budget du CCAS qui stagne, des listes d’attente énormes pour les crèches, un service public municipal altéré par le dogme de la réduction de l’emploi statutaire... Bref, pas de quoi pavoiser... mais peut-être faire suivre discours et forum... d’actes... réellement !