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Vincent MAURIN

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Juppé bras droit de Sarkozy depuis un an... avec lui à Bordeaux mardi... pour un discours populiste !?

Cela fera un an mardi, qu'Alain Juppé aura rallié le gouvernement Fillon.
Appelé au chevet d'une UMP en difficulté pour maintenir la cote de popularité de Nicolas Sarkozy, il a renié ses promesses aux Bordelais et décidé de cumuler deux fonctions importantes, Maire de Bordeaux et Ministre d'Etat.
Conséquence: il est bien sûr moins présent à Bordeaux et à la CUB, mais surtout, il est devenu plus sarkozyste que jamais !
Calcul politique de celui que d'aucuns jugent le seul recours possible si Sarko flanchait ?
Intime conviction que la crise ne peut être surmontée que si les pauvres trinquent (c'est vrai, ils sont plus nombreux !) ?
Se sent-il investi d'une mission idéologique trop importante pour être laissée aux représentants du MEDEF (surtout ne pas raviver la lutte de classes) ?
Devient-il le bras armé des clubs idéologiques de la droite (thinks tank) de la Fondation pour l'innovation politique, l'institut Montaigne ou la Fondation de l'entreprise ?
A l'écouter jouer le porte-parole de Sarkozy dans les media, notamment sur la crise et la dette, on peut penser que c'est bien l'ensemble qui anime le Juppé d'aujourd'hui.
Son credo ? A droite toute !
Au conseil des ministres, comme à Bordeaux !
Je répondais hier matin à un journaliste de France bleue gironde que le programme de la droite s'appliquait avec beaucoup de zèle à Bordeaux depuis un an:
- démantèlement du service public municipal en confiant au Privé les nouvelles crèches de la ville.

- floraison des programmes de logements défiscalisés alors que la ville ne respecte pas la loi SRU et entretien du mythe de "tous propriétaires" alors que les indicateurs de pauvreté sont au plus bas.

- recours systématiques aux Partenariats Publics Privés pour les grands projets (Cité municipale, Gd Stade...)

- aucune visée économique industrielle pour la ville.

- des recettes pour la ville issues de l'augmentation des tarifs aux usagers et de la vente du patrimoine municipal.

- appel croissant au mécénat pour la culture.

- une politique de vie de quartier clientéliste et démagogique.

La présence de Sarkozy mardi à Bordeaux pour un discours sur la lutte contre la fraude sociale est significative du virage qu'opère le Juppé chiraquien.
Il montre ainsi sa disponibilité à investir les sentiers nauséeux de la droite la plus populiste, la moins effarouchée à jouer de la détresse des familles les plus en difficulté ou à se disputer l'électorat d'extrême droite, celle qui n'a pas d'état d'âme dès lors qu'il faut sauver le soldat Sarko !
Quelle honte !
Pour Bordeaux et l'image de la ville ainsi marquée du sceau "de la chasse aux pauvres" (car c'est de ça qu'il s'agit, voir plus loin).
Quelle indécence !
Alors que la ville de Bordeaux affiche un taux record de pauvreté (25% des bordelais sous le seuil de pauvreté), où sont les annonces gouvernementales de justice sociale ?
Quelle hypocrisie enfin !
De quoi va-t-on parler mardi ?
De la suppression du contrôle fiscal pour les exilés des paradis fiscaux prêts à se repentir ? Des sociétés du CAC 40 qui ont probablement dissimulé des centaines de millions d’Euros dans les paradis fiscaux ? Des 500 niches fiscales permettant d'échapper légalement à l'impôt, ce qui représentent 73 milliards d'euros, selon le rapport Carrez (UMP) de juin 2008. De la réforme de l'ISF qui conduit à la suppression de l'actuelle première tranche d'imposition (entre 800 000 euros et 1,3 million de patrimoine) dans laquelle figurent quelque 300 000 contribuables (pour 400 millions d'euros de recettes en moins pour l'Etat).
Non, Sarkozy ne va pas s'attaquer aux riches, ça se saurait...
Il va pointer la fraude sociale, et ses 20 milliards dans la nature !
Mais de quelle fraude s'agit-il exactement ?
Celle des prélèvements ? Celle des patrons d'entreprises qui ne déclarent pas leurs salariés et usent du travail au noir ? Pour 15 milliards, soit 75% du montant global de la fraude !?
Voir reportage Fr2.
Non, les propos de Vauquier, Gaudin, Bertrand, ces derniers temps, laissent plutôt craindre que c'est la fraude aux prestations qu'ils veulent principalement dénoncer ! Entre 2 et 3 milliards d'indemnités d'arrêts maladie, d'allocations familiales, de RSA etc.. qui représentent 14% de l'ensemble.
Le rapport parlementaire pointe pourtant que l'essentiel de la fraude est bien liée à la fiscalité.
Mais mardi, Sarkozy et Juppé vont sans doute acter que l'essentiel de la lutte sera consacrée à la fraude sociale, c'est-à-dire à une forme de chasse aux pauvres.

On stigmatise les "assistés". On oppose les sans-papiers aux chômeurs français, les chômeurs aux travailleurs pauvres. Les travailleurs pauvres aux fonctionnaires... On divise, on élude, on détourne les réponses aux problèmes. On fait de l'audimat sur les faits divers... On sauve les riches tout en tentant de sauver le système qui les entretient... ce capitalisme qui met les Etats en faillite et les peuples en pauvreté !

C'est lui le fraudeur... c'est lui qu'il faut chasser !

 

L'école appelle l'armée !

On a connu "les classes" dans l'armée... aujourd'hui c'est l'armée dans les classes !
Les écoles de gironde viennent de recevoir cette offre de partenariat avec l'orchestre d'harmonie des Forces aériennes de bordeaux:

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Garde à vue...

Les dérapages liés aux abus de garde à vue sont monnaie courante depuis le passage de M.Sarkozy au ministère de l'intérieur. Aujourd'hui, la course aux statistiques et la culture du sensasionnel banalise un système répressif qui rend chaque citoyen, victime potentielle d'une "bavure"...

Heureusement, de plus en plus de voix se lèvent pour dire stop ! Car les dérives sécuritaires touchent tout le monde. Et les bavures se multiplient... dans les contrôles routiers, dans la répression syndicale, dans la chasse aux sans-papiers, dans la mise au pas des jeunes... et des enfants ! Vous vous rappelez comment, en 2005, avec Gérard Boulanger, j'avais osé dénoncer une bavure policière à l'encontre de 10 mineurs supporters de Bordeaux, dans un bus de retour du stade Lescure (voir billet) ? Vous ne savez pas qu'il y a 8 mois, j'ai fait l'objet d'une réquisition par la police pour que, en tant que Directeur d'école, je leur délivre une photo (sans prévenir les parents) d'une des classes de mon école, avec les noms et adresses des garçons "blonds, de type européen" afin qu'elle identifie l'auteur d'un vol durant un spectacle de théâtre auquel assistaient plusieurs centaines d'enfants et ados. J'ai refusé ! Enfin, où va-t-on ? L'école doit garder sa neutralité. L'éducatif primer sur le répressif. Et en matière de sécurité, la raison l'emporter sur la passion ! L'Etat de droite ne doit pas bafouer l'Etat de droit ! Stop !

voir mon billet

 

Quand le sécuritaire piétine le solidaire...

L'adjointe du quartier de Bacalan vient de promouvoir une nouvelle association: Bureau Prévention Sécurité Secours. Voici ce qu'on apprend dans la plaquette de présentation de BPSS:

« Créée par des anciens militaires maintenant en invalidité à cause des irradiations ou d'accidents en mission, nous proposons de mettre en commun et de transférer des savoirs faire professionnels vers des populations civiles qui peuvent être amenées à rencontrer un risque à un moment de la vie. Cette association sera propre et bien portée, notre présence doit être sécurisante. »

Cette plaquette comporte les sigles de la ville de Bordeaux, de l'armée de terre et de l'armée de l'air ! L'association bénéficie de quatre emplois aidés et de locaux municipaux au sein même de la mairie annexe de Bacalan !

Dans cette affaire, la majorité municipale touche les bas-fonds d'une politique populiste et sécuritaire.
Comment laisser penser à la population que la puissance publique est incapable de mobiliser les moyens du droit commun pour favoriser le « vivre ensemble »? Comment laisser croire qu'un quartier a besoin des treillis et rangers de personnels cassés par leurs blessures de guerre pour le rendre plus sûr ? Comment oser promouvoir une association dont la mission vise les publics scolaires, jeunes et familles sans avoir pris la précaution d'une consultation des services de l'Etat, de la ville ou du département, compétents pour l'adresse à ces publics ?

Ce fut le sens de mon indignation, lundi 25 janvier, lors du conseil municipal qui débattait de l'attribution d'une subvention de 3500 euros dans le cadre du Fonds d'intervention local (FIL) de l'adjointe au Maire. Je dénonçais notamment l'absence de réflexion et même le caractère contre-productif de la démarche alors qu'existe sur Bacalan des professionnels et des militants associatifs, mobilisés dans les domaines de l'Education et de la Prévention, qu'il faudrait peut-être écouter et mieux aider.

J'ajoute que si on veut parler sécurité et proximité, il faut évidemment se pencher sur la présence de l'îlotage policier, pas au goût de l'UMP, car pas assez spectaculaire pour les médias et pas assez « rémunérateur » en chiffres de gardes à vue et d'amendes, mais qui, aux dires de certains policiers eux-mêmes serait plus efficace car plus proche des citoyens.

Cette nouvelle « boulette » dans l'escarcelle du FIL prouve encore une fois la perversité de cette fausse démocratie de terrain. Laisser chacun des huit quartiers de Bordeaux sous la coupe d'un adjoint (chef de FIL) comporte des risques. Le Maire ne veut pas l'entendre... Même s'il a du revoir sa copie en recadrant les dotations inégales aux écoles ! A cause de Bordeaux Maritime, il va pourtant devoir redoubler de vigilance quant aux « vagabondages » populistes. Car je doute qu'il puisse tolérer que l'on joue avec les valeurs de la République... et que la démocratie ne tienne qu'à un FIL. Le paramilitaire n'a rien à faire dans nos quartiers !

Je rappelle ma proposition, à l'échelle du quartier (comme à l'échelle du canton d'ailleurs... c'était dans mon programme) pour la mise en place d'un véritable Conseil avec des représentants associatifs, des élus, des habitants, des professionnels... Un collectif pluraliste soucieux de discerner de qui relève du droit commun et du projet de quartier, disposé à travailler avec les autres collectivités, doté d'un budget participatif, apte à décider après concertation, capable d'évaluer et rendre compte... au conseil municipal, comme aux habitants !
Bref... si j'ose dire... un nouveau FIL rouge pour une autre gouvernance de quartier !
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Identité nationale ???

Comme à beaucoup, ce débat sur l'identité nationale me donne des frissons, tant les dérapages incontrôlés et contrôlés, tendent à détourner encore plus l'opinion de la recherche de vraies solutions aux problèmes posés par la crise.
Je partage les positions de ceux qui pensent que trop c'est trop !
J'ai particulièrement apprécié deux interventions girondines: celle de mon ami conseiller général Michel Hilaire et celle de Serge Simon.

Ne laissons pas faire !

communiqué
"Le Préfet de la Gironde organise le lundi 18 janvier, à 18h00 à l'Athénée municipal de Bordeaux, un débat sur l'identité nationale. Nous demandons l'annulation de ce débat et exigeons la suppression du ministère de l'identité nationale. Sur cette base, nous proposons un rassemblement, lundi 18 janvier, à 18h00, devant l'Athénée municipal de Bordeaux.



A l'appel de la Gauche Unitaire, du MRC, du NPA, du PCF, du PG, du PS, des Verts, de la LDH, de la CGT, de la FSU et de Solidaires"

 

Le mur à l'envers !

On vient de vivre un mois d'exaltation médiatico-politique autour des 20 ans de la chute du mur.
Que n'a-t-on célébré la fin d'un régime autoritaire, où chaque citoyen était étroitement surveillé, où les intellectuels n'avaient qu'un espoir: passer à l'ouest...!
Pour être allé à plusieurs reprises dans l'ex-RDA, j'ai, comme beaucoup d'allemands d'ailleurs, une vision plus nuancée de ce que fut réellement la RDA et j'en reparlerai prochainement ici. Tout comme je reviendrai régulièrement sur les dizaines de murs capitalistes qui oppressent encore aujourd'hui, les libertés de nombreux peuples dans le monde mais laissent étrangement muets bien des volubiles pourfendeurs du communisme.

Mais comment ne pas ressentir un profond malaise ici, en France, quand un député de la République se permet de rappeler à l'ordre un écrivain, tout juste honorée du Goncourt, qui ose exprimer une opinion et critiquer le Président et ses ministres.
Eric Raoult se met dans la peau du censeur, revêt l'imperméable gris d'un lieutenant de la Stasi et tente de faire taire le politiquement incorrect... le mur à l'envers !


Mon fils de CE1 m'a lu ce soir une page du roman choisi par sa maîtresse: "La diablesse et son enfant" ... l'auteur est Marie Ndiaye, une femme puissante !

article de l'Huma: Voir ici

 

Bordeaux maritime ?

"Bordeaux-nord" est sur le point d'être rebaptisée "Bordeaux maritime" !
Je ne partage pas ce changement de nom pour trois raisons:

- sauf à changer les noms des autres quartiers, il n' y aura plus de cohérence d'appellations sur l'ensemble de la ville, car tous portent un nom lié à son emplacement (Bastide, Caudéran, Centre, Sud, Gd Parc...).
- "Maritime" évoque le Port et, que je sache, le nouveau quartier du Lac n'aura pas grand chose de commun avec la Garonne... sauf à relancer le projet du début du XXème siècle, du canal "Grattequina" reliant la Garonne en amont vers le bassin à flots n°2...
- "Bordeaux-nord" est une réalité géographique, administrative (l'Education nationale vient même de redéfinir un redécoupage de circonscription avec ce terme, la Préfecture aussi, la plupart des ministères et collectivités également), sociologique (politique de la ville...), économique (une zone d'activité porte ce nom...)

"Maritime" est-il un clin d'oeil au passé et au patrimoine, ou au retour à une vocation maritime que Chaban puis Juppé n'ont eu de cesse de sacrifier ?
Le Maire décide-t-il enfin de répondre aux demandes répétées des communistes de redéfinir des projets d'activités liées au fleuve et au Port ? Si oui, plus que le nom de baptème d'un seul quartier, c'est bien une impulsion d'ensemble de la ville qu'il faut oser engager... et ce n'est pas encore à l'ordre du jour économique de Bordeaux !

J'avais déjà dénoncé, il y a un an, la mauvaise idée de l'adjointe au Maire qui veut labelliser son fief: voir mon billet.
Parce que je considère essentiel que les réponses aux besoins de proximité restent le socle de l'action municipale, je continuerai à militer pour la prise en compte spécifique DES quartiers qui composent Bx Nord: Bacalan, Aubiers, Dupaty, Chartrons... "Quartiers Nord" !

 

Honte à la police !

Ce matin, j'ai mal pour mon pays.
Six policiers attendent à la sortie de l'école un gamin de 10 ans et l'embarquent avec un autre de six ans. Etaient-ils menacés d'enlèvement, victimes de violences ou de pédophilie, nécessitant leur protection et mise à l'abri ? Non, pas du tout, il s'agit d'une banale affaire de police, imposant l'audition d'un enfant soupçonné d'avoir volé un vélo ! Résultat: deux heures d'interrogatoire au poste ! voir article sud ouest
Quelle disproportion de moyens déployés pour un acte dont le degré de gravité aurait mérité médiation, discrétion, et précaution... tant sur la forme que sur le fond... car il s'agit d'enfants !
Comme si "l'ostentatoire" était devenu partie intégrante de la procédure : faire peur aux délinquants potentiels et prouver au bon peuple morfondu dans le sentiment d'insécurité que la police fait son travail !
La boucle est bouclée. Les chiffres de mises en garde à vue explosent, les faits élucidés aussi... sauf que la délinquance, elle, est toujours là et arrange bien ceux qui ne souhaitent voir aborder la vie de la cité qu'à travers sa "pacification" ! Pendant qu'on parle du vélo volé et du scooter bruyant, on évite d'approfondir le débat autour de l'aggravation des inégalités, du rôle des "patrons-voyous", de la délinquance en "col blanc", d'un pouvoir politique, national ou européen, responsable de "l'insécurité sociale" qui frappe les peuples.

Heureusement, de plus en plus de voix se lèvent pour dire stop !
Car les dérives sécuritaires touchent tout le monde. Et les dérapages se multiplient... dans les contrôles routiers, dans la répression syndicale, dans la chasse aux sans-papiers, dans la mise au pas des jeunes... et des enfants !
Vous vous rappelez comment, en 2005, j'avais osé dénoncer une bavure policière à l'encontre de 10 mineurs supporters de Bordeaux, dans un bus de retour du stade Lescure (voir billet) ? Vous ne savez pas qu'il y a 3 mois, j'ai fait l'objet d'une réquisition par la police pour que, en tant que Directeur d'école, je délivre à la police une photo d'une des classes de mon école, avec les noms et adresses des garçons "blonds, de type européen" afin qu'elle identifie l'auteur d'un vol durant un spectacle de théâtre auquel assistaient plusieurs centaines d'enfants et ados.
J'ai refusé !
Enfin, où va-t-on ?
L'école doit garder sa neutralité. L'éducatif primer sur le répressif. Et en matière de sécurité, la raison l'emporter sur la passion !
L'Etat de droite ne doit pas bafouer l'Etat de droit ! Stop !

 

Il n’y a plus de quartiers… et plus de Nord ?

Je ne suis pas allé au Conseil de quartier Bordeaux-nord de ce jour. Je n’irai d’ailleurs plus si le Maire persiste dans sa volonté de n’en faire que des grand-messes à l’opposé des principes démocratiques de parole partagée, de proximité, de pluralisme. J’avais déjà boycotté celui de novembre, en échos à la protestation des associations de Bacalan, opposées à la disparition du Conseil de leur quartier. Je n’avais alors pas pris de position publique, espérant y déceler tout de même matière à échanges, confrontation et propositions, avec une participation renouvelée des habitants… Ce ne fut pas le cas ! La principale critique que je formulais lors des Conseils de l’ancienne mandature, à savoir que cette réunion n’était que la tribune du Maire pour vanter sa politique municipale, s’est confirmée… Avec deux différences tout de même : le choix de l’échelle du canton pour tenter de faire la nique aux conseillers généraux PS, et la mise sur orbite de 8 adjoints de quartier, dotés d’un petit budget « non participatif », d’une mairie de quartier flambant neuve, d’un staff travaillant pour eux, d’une communication adaptée à la promotion de ces femmes et hommes, vassaux d’un Maire suzerain leur confiant un fief à défendre ou conquérir ! Objectifs inavoués qui n’ont pas grand-chose à voir avec le besoin de réponses de proximité exprimé par les citoyens préoccupés par la vie quotidienne (emploi, logement, scolarité, santé…). Preuve en est la symbolique du lieu de réunion choisi par le Maire et son adjointe de Bx-nord : en novembre : la base sous-marine, en mai : le vélodrome du lac ! Il est vrai que la capacité d'accueil de ces lieux prestigieux permet de rameuter plus facilement tout ce la mairie compte comme collaborateurs de cabinet ou chefs de service, tout ce que le commissariat central de police compte comme brigadiers et brigadiers-chefs, publics professionnels qui constituent souvent plus de la moitié de l'assistance ! Pour éloigner davantage les citoyens des lieux d’information et de débat, on peut difficilement faire mieux ! De nombreux habitants des Aubiers et Bacalan qui fréquentaient les conseils jusqu’alors, m’ont confié qu’ils n’iraient plus. Est-ce, in fine, l’objectif du Maire ? Il va me répondre que ces Conseils n’ont pas vocation à régler les problèmes de proximité, que des ateliers de zones, de rues, sur des thématiques ciblées existent… Sauf que, et c’est pas un détail… il n’y a plus ouverture à tous mais « public désigné » et élus d’opposition non invités ! J’en conclue que le Maire et son équipe ne peuvent concevoir démocratie et proximité. C’est l’un ou l’autre ! J’en tire les enseignements. Et alors que j’étais un élu d’opposition plutôt assidu et constructif dans les « feus » conseils des Aubiers et Bacalan, je ne cautionnerai pas cette parodie de vie démocratique de quartier. Ce qui ne m’empêchera pas, en Conseil municipal, d’être vigilant et actif concernant tout problème et projets concernant le territoire de Bx Nord. Comme je l’ai fait récemment concernant le traitement inéquitable de l’utilisation du FIL (budget de l’adjoint), l’avenir des entreprises SAFT et LESIEUR, la part de logement social et la mixité scolaire avec un collège aux berges du lac, le réseau TBC et la voie de chemin de fer de ceinture… etc. Préoccupations, j’en conviens à des années lumière du simple débat existentiel autour du choix du nom du quartier ! (voir ma réaction ici) Bordeaux-nord leur fait peur ? Ils changent le nom ! Puisqu’ils se réunissent ce soir dans une enceinte sportive, ils espèrent que tout « roule » au vélodrome… mais permettez-moi de noter qu’ils jouent vraiment « petit bras » !
Dommage pour Bordeaux.

 

Ministres en parade, manifestants molestés

Aujourd'hui, Bordeaux est la ville d'accueil de la journée nationale de commémoration des mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions.
Tout aurait du bien se passer si la présence de 3 ministres n'était pas apparue comme une provocation pour des associations luttant pour les droits des immigrés...

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OTAN ... NON merci !

Je serai place Jean Moulin, mardi 31 mars à 18h, au rassemblement à l'appel de plusieurs organisations contre l'entrée de la France dans le commandement intégré de l'OTAN, pour la Paix et le désarmement dans le monde.

Je partage la position du PCF, résumée par cet article de J.Fath...

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Evaluations des élèves... Jamais ça !

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Dans mon école, comme dans beaucoup d'autres, les enseignants ont décidé d'utiliser la grille d'évaluation proposée par le syndicat SNUipp, beaucoup plus souple et exploitable pour la classe. Nous ne transmettrons pas les résultats à l'inspection académique et nous organisons une rencontre avec les parents sur cette question à l'occasion de la "nuit des écoles" le 10 février.
Ci-dessous l'analyse du SNUipp:

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YES, WEEK-END !

« Une société qui ne reconnaîtrait plus le repos dominical pour tous est une société qui serait totalement soumise aux exigences de l’économie et de la consommation » Monseigneur Ricard dans le journal SudOuest de ce jour.

Depuis 2 ans, nous avons le débat en Conseil municipal de Bordeaux à propos de l'ouverture le dimanche du "Quai des marques" pour la SNC "Jardins des quais". M.Juppé est le promoteur zélé à Bordeaux de l'obsession de l'UMP à légiférer pour faire du dimanche un jour comme les autres. A l'opposition municipale qui vote contre, il rétorque: "pourquoi voulez-vous empêcher les salariés de travailler le dimanche s'ils le souhaitent ?" (conseil du 15 juillet). Pouvoir d'achat, vie familiale culturelle ou sportive...? Pas de réponse. Encore une fois, l'UMP, dans les communes, comme à l'Assemblée nationale, poursuit le passage en force pour des mesures plus idéologiques que solidaires, plus populistes qu'efficaces pour l'emploi et la croissance !
Ne laissons pas faire !

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"Pas de quartier" ... pour Sud Ouest !

Permettez-moi de relayer le coup de g... ou de blues d'Alain Mangini, correspondant de quartier du journal Sud Ouest qui, après Marion Vanhoutte, a su faire "respirer" les débats, les combats et les "petits riens" qui font qu'on aime un quartier et que l'on prend plaisir à s'y lire...:

''Bacalan, un quartier de Bordeaux à découvrir à travers la correspondance d’Alain Mangini, correspondant pour le journal Sud-Ouest à Bordeaux Bacalan. Retrouvez aussi ses articles, chaque mardi dans le quotidien, version papier.”

La réalité est différente : les pages locales de Sud-Ouest concernant Bordeaux passent de 8 à 2 pages… La disparition des pages quartiers devient en ce retour d’été 2008 une triste, mais réelle, réalité. Les correspondants de Bordeaux sont dans l’attente des résultats des ventes de Sud-Ouest dans les semaines à venir… et des réactions des bordelais (donc des bacalanais !) qui s’attachaient à leur page-quartier. A eux de se mobiliser pour réclamer son retour. Donc, je vous dis… AU REVOIR (ce que je souhaite) ou ADIEU… Peut-être aurais-je le courage de continuer d’animer ce site, mais vous comprendrez que l’envie me manque actuellement.
Alain Mangini.

voici le commentaire que je laisse sur son blog (référence ci-contre dans mes liens):

''Alain, je comprends ta déception et admire la retenue avec laquelle tu exprimes ta colère. Sud Ouest fait des choix éditoriaux qui sont de plus en plus clairs quant à ses préférences socio-politiques. Il accompagne (parfois avec zèle) une vision réductrice du débat politique et des faits de société. La suppression des pages quartier montre bien une conception de l’information mieux détachée du local pour laisser moins de “prises” aux citoyens dans leur volonté de “gérer” leur quartier. Lamentable !
Bravo pour ton boulot… je suis sûr que tu vas continuer à écrire pour notre quartier… ici ou ailleurs !''

 

La justice absout la police... Sud Ouest aussi !

Depuis 2005, l'affaire de la garde à vue abusive à l'encontre de 10 jeunes de Bacalan est en jugement.

Rappel des faits:

Samedi 15 octobre 2005, onze jeunes supporters des girondins âgés de 13 à 16 ans ont été interpellés par les forces de police, Barrière d’Ornano. A l’issue du match Bordeaux-Sochaux, ces jeunes habitants de Bacalan montaient dans le bus spécial retour de stade, en chantant et dansant. Au moment où une vitre de secours était entrouverte dans le chahut, une bande de policiers a fait irruption à l’arrière du bus, encore à l’arrêt, et ont embarqué, sans discernement, les 11 jeunes. La garde à vue a été prononcée à 22h. Après 15 h de privation de liberté, d’humiliations, d’angoisses, de sentiments d’injustice, pour 11 gamins ne comprenant pas ce qu’ils faisaient en cellule, les enfants et leurs parents ont été auditionnés dimanche midi ! De « dangereux délinquants » le samedi soir, les auditions révélaient de « malheureuses victimes d’une garde à vue » le dimanche, garde à vue qui n’aurait jamais du être prononcée.
Les jeunes et leurs parents ont décidé de ne pas laisser passer cette injustice mais la réponse de la police fut de contester la "bavure" et d'accabler les jeunes et ceux qui les défendent. D'où la décision des parents et des enfants, soutenus par des associations, syndicats et élus, de porter plainte contre la police. La presse s'est faite l'échos de la colère des jeunes et leurs familles tout en s'appliquant à rapporter les propos officiels de la police.
Finalement, la police écope d'un non-lieu. Les jeunes ont eu le tort d'être rassemblés au fond d'un bus... ils étaient "en réunion". La justice a estimé légitime la garde à vue !
Le journal SudOuest (voir ci-joint annexe) rend compte de la décision d'une manière si partiale que les parents s'en indignent immédiatement.
Voici leur lettre du 4 juin au rédacteur en chef:


GARRIGA Patricia
AUGUSTE Fabienne et Claude
MAURIN Danielle et Vincent

Parents des enfants victimes de la garde à vue du 15.10.2005

Objet : article du 02.06.08

A Monsieur le rédacteur en chef de Sud ouest,

Monsieur le rédacteur en chef,

Nous tenons ici à vous exprimer notre indignation après la lecture de votre journal du 2 juin 2008.

Nos enfants et nous-même n’acceptons pas votre « mise en scène » autour d’une décision de justice. Vous habillez le non-lieu d’une manière qui vise à minimiser que dans l’affaire, ce sont les jeunes les victimes et les plaignants. C’est honteux et passablement malhonnête !

Le titre en une : « la police était dans son droit » puis celui de l’article « une garde à vue légitime » dans la rubrique faits divers, accompagnés de 2 photos des jeunes de 2005 tendent à occulter que ce jugement n’avait pas à statuer sur la culpabilité des jeunes - ils n’ont pas fait l’objet de poursuites judiciaires, puisqu’il n’y avait pas de délit - mais sur la « bavure » policière qui a conduit à humilier et priver de leur liberté 10 gamins de 14-15 ans pendant 15 heures parce qu’ils chantaient dans un bus !

C’est une photo de policiers qui aurait du illustrer l’article pas celle des jeunes à qui vous infligez une double peine, après la garde à vue abusive dont ils souffrent encore aujourd’hui !

Dans cet article, comme dans celui de mars, vous citez et montrez l’élu communiste de Bacalan, sans l’avoir interviewé. Est-ce dans vos principes déontologiques de ne pas requérir l’avis d’un élu de la République parce qu’il aurait la malchance d’être père d’une victime dans l’affaire en question ? Vous terminez en qualifiant les parents de « désabusés » sans même les avoir entendus, en ajoutant même qu’ils « ont refusé de se pourvoir en cassation », comme si on les y avait fortement invités ! Pitoyable !

On pourrait considérer ces interprétations comme des raccourcis journalistiques malheureux s’il ne s’agissait pas ici de dignité, de respect des personnes, notamment des jeunes.

Nous savons que vous êtes libre de vos choix éditoriaux. Heureusement. Libre d’être la voix fidèle et parfois zélée du DDSP de l’hôtel de police, champion de la statistique. Libre d’accompagner les dérives sécuritaires de notre pays. Libre au point de vous-même faire le choix de « légitimer » une garde à vue ?!?

Mais comprenez qu’il existe aussi dans ce pays, et heureusement pour son avenir, des gens qui osent dire non ! L’Etat de droit, c’est aussi l’exercice de la liberté de dénoncer des injustices, même si un magistrat a décidé de trancher, une fois de plus, en faveur de la version policière.

Sachez, pour conclure, que nous continuons à demander des excuses à la Connex comme à la police… et aujourd’hui notre demande s’adresse aussi à Sud Ouest !



Merci de votre attention.

Les parents

 

TIBET ... que font l'Europe et la France ?

ci-dessous déclaration du PCF
(voir aussi le site pcf.fr et l'interview de MG Buffet sur daily motion)

Tristesse et gâchis, telles sont les images que nous laissera le passage de la flamme olympique à Paris. Depuis l’attribution des Jeux à la Chine, la situation des droits de l’homme dans ce pays nourrit la contestation.

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MANDELA oui... Sarko non !



La visite de Sarkozy en Afrique du sud m'oblige à faire un retour en arrière sur les années 80-90. En effet, la lutte contre l'apartheid a occupé 6 années de mon engagement de jeune communiste.
En1985, seulement 2% des français connaissait Nelson Mandela. Ils ignoraient qu'il était emprisonné depuis 1964 par le régime raciste. Une vaste campagne de mobilisation a abouti à lever le voile sur la réalité de ce régime capitaliste raciste, sur les complicités des gouvernements occidentaux et des grands groupes industriels.

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1989: une des nombreuses fresques réalisées par les jeunes communistes dans la cité Yves Farges à Bègles. Ma fille Elsa avait 2 ans.

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M.DUCHENE ment : droit de réponse !

Lors du débat de TV7 opposant des colistiers de Juppé et Rousset , Michel Duchène, adjoint à l'urbanisme s'est emporté pour justifier l'exemplarité du mode de concertation précédant les projets urbains commandités par le Maire.
Alors qu'Etienne Parin évoquait à juste titre le cas du plan-guide des Bassins à flot de l'architecte Grumbach, Duchène a répliqué : "demandez à votre colistier Maurin, il a participé au(x) Conseil(s) de quartier."

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Mais ils sont où ?

Sarkozy n'a pas été sanctionné à Versailles. Le traité passe en force sans referendum. Le suffrage universel est bafoué. La majorité des députés PS a laissé faire. C'est une occasion manquée... mais la lutte continue contre le libéralisme.

Résultat du vote:

Inscrits: 908 (577 députés et 331 sénateurs) votants: 893 exprimés: 741 majorité requise de 3/5 des exprimés pour l'adoption: 445 Pour l'adoption: 560 Contre l'adoption: 181

vote par nom: http://www.senat.fr/scrutin/cpjl07-170.html

Intervention d'Alain Boquet député communiste, pour le groupe GDR :
http://www.dailymotion.com/video/x49vu2_adieu-le-referendum-sarkozy-merci-l_politics