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Vincent MAURIN

Recherche - police

Je suis parrain de Saïda...

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à Monsieur le Préfet de la Gironde,

Monsieur le Préfet,

J'ai l'honneur d'appeler votre attention sur le cas de la famille Youssoupov, originaire du Daghestan en Russie, en demande de régularisation de leur situation au titre du séjour en France.

Mourad et Zaïra Youssoupov sont arrivés à Bordeaux à l’été 2010, avec leurs trois enfants Saïda (8 ans), Abakar (6 ans) et Kamilla (4 ans).   Ils ont quitté le Daghestan (la Russie) pour fuir les persécutions dont ils étaient victimes depuis plus de 15 ans, de la part tantôt de la police corrompue (emprisonnements à répétition sans motif valable, racket), tantôt d’organisations de la mouvance terroriste (menaces, intimidations, tentatives de les impliquer dans des actions criminelles).   Les enfants sont scolarisés à l’élémentaire du Vieux Bordeaux et à la maternelle du Pas St-Georges à Bordeaux, et ont tissé depuis l’automne des relations d’amitié avec les autres enfants du quartier. Malgré la précarité de sa situation matérielle, la famille a trouvé ici un équilibre et multiplie les initiatives pour se reconstruire et s’intégrer : cours de français pour les parents, sport et autres activités pour les enfants…   La demande d’asile des Youssoupov a été refusée en première instance fin 2010, et ils ont reçu une obligation de quitter le territoire français. Ils ont déposé un double recours contre ces décisions, auprès de la Cour Nationale du Droit d’Asile ainsi que devant le Tribunal Administratif de Bordeaux.   L'émotion de ceux qui connaissent bien cette famille est grande. Et l'idée d'une possible expulsion les révolte. Un comité de soutien à cette famille a été créé par des parents d'élèves, enseignants et responsables associatifs du quartier Saint Pierre. Ce comité a organisé une cérémonie publique de parrainage républicain, place Camille Jullian, le 13 mai dernier. Aux côtés de Marie Bové et Naïma Charaï, conseillères régionales, j'ai accepté d'être parrain de Saïda.

Je considère que notre République s'honorerait à prendre en compte à la fois la détresse de cette famille et l'élan de solidarité manifesté par la communauté scolaire et associative de leur quartier. C'est pourquoi, je vous demande, monsieur le Préfet, de bien vouloir surseoir à la décision d'expulsion du territoire de la famille Youssoupov et de réexaminer le dossier en vue d'une régularisation de leur situation.

Je vous prie d'agréer, monsieur le Préfet, mes salutations distinguées.

Vincent Maurin

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Tunisie vivra !

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Samedi dernier place St Michel, je manifestais pour la révolution tunisienne.
Ce soir, au TNBA, j'ai assisté à la pièce de théâtre du Tunisien Fadhel Jaïbi: "Amnesia".Voir présentation ici.

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Grand moment d'émotion lorsque le metteur en scène a rejoint les acteurs pour saluer le public au cri de "Vive la Tunisie !".

Voici le commentaire du TNBA à propos d'"amnesia":

''Nous attirons votre attention sur le spectacle Amnesia présenté au TnBA du 26 au 29 janvier prochains qui place notre théâtre au cœur des évènements qui bouleversent la Tunisie aujourd’hui.

Avec leur dernier spectacle, créé à Tunis en avril 2010, l’auteur et comédienne Jalila Baccar et le metteur en scène Fadhel Jaïbi, artistes phares du monde arabophone, n’en finissent pas d’ausculter avec dignité et courage les blessures de la société tunisienne.

Leur précédent spectacle, Corps otages, présenté au TnBA en 2007, interrogeait le déchirement des consciences face à l’islamisme et à son éradication par une police musclée. Amnesia, lui, dissèque le corps malade du pouvoir et interroge une société dont la mémoire est défaillante. A ce théâtre chorégraphié au millimètre, répond avec force le mouvement choral de 10 acteurs. Coup de poing tant politique qu’esthétique, Amnesia fait entendre des vérités totalement occultées jusqu’à ces derniers jours par le régime tunisien.

L’équipe du TnBA est fière d’avoir soutenu Jalila Baccar et Fadhel Jaïbi dans cette création coproduite avec nos partenaires de Bonlieu scène nationale d’Annecy, du Théâtre de l’Union et du Festival des Francophonies à Limoges, du Théâtre de l’Agora à Evry.

Nous vous espérons nombreux pour découvrir ces artistes qui donnent force et vie au théâtre et pour saluer ces citoyens, porte-parole d’un peuple qui a impressionné le monde entier par son courage et sa détermination.

Cordialement.

Nadia Derrar Coordinatrice générale''

 

Conseil municipal de juillet...

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Les conseils municipaux se suivent... se ressemblent... mais perdent en sérénité.
Le Maire défend avec de moins en moins de brio une politique de droite municipale pourtant peu subversive à Sarkoland.
Il perd patience pour un oui ou un non (plus pour les non à vrai dire)...

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8 mai... se souvenir... pour mieux réagir !

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Cette année encore, les communistes de Bacalan m'ont fait l'honneur de la responsabilité du discours lors de la commémoration du 65ème anniversaire de la capitulation de l'Allemagne nazie, devant la stèle rue Achard.
J'ai appelé à la vigilance dans un contexte où le racisme, l'antisémitisme, le fascisme plane toujours en Europe et en France. J'ai évoqué l'inquiétante remontée des scores du FN aux dernières élections régionales et la responsabilité du Président et son gouvernement, attisant les haines avec la stigmatisation des immigrés, les discours populistes sur les banlieues ou la violence à l'école, le faux débat sur l'identité nationale ou la loi sur le voile intégral, l'absence de réponses de justice sociale face à la crise...
J'ai, bien sûr, condamné les propos honteux diffusés par le reportage des "Infiltrés" (voir billet précédent) et me suis étonné que la police et la justice de la République qui sont capables de déployer d'énormes moyens pour chasser les sans-papiers, multiplier les gardes à vue... et débusquer les Apéros-Facebook *, sont bien discrets contre des groupes se vantant de combattre la démocratie, une église intégriste prônant la haine, une école privée falsifiant l'histoire...
J'ai conclus mon allocution sur la lutte du peuple grec qui refuse de payer la crise des groupes financiers et sur la mobilisation à préparer contre ceux qui, ici en France, voudraient accélérer les réformes consistant à briser le socle social, acquis de haute lutte par les salariés (sécu, retraites, services publics...) et mis en place par le Conseil national de la Résistance en 1945 !


  • lors de la dernière réunion du Conseil local de sécurité et prévention de la délinquance tenue le 19 avril, présidée par le Maire en présence du Procureur de la République et du Directeur de la police, la principale préoccupation de M.Juppé fut "comment enrayer le phénomène d'alcoolisation sur la voie publique et via Facebook " ?

 

"FREE MANDELA " 11 février 1990

En 1985, un sondage révèle que 30% seulement des français connaissent le nom de Nelson Mandela. Cinq ans plus tard, les mobilisations des peuples dans le monde entier arrachent le plus ancien prisonnier politique du bagne de Robben Island ! Durant ces années, j'ai eu des responsabilités départementales et nationales à la JC (jeunesse communiste). Et la JC fut la première organisation à développer une vaste campagne de solidarité en faveur du peuple sud africain.
Alternant opérations chocs et manifestations de rues, je vécus donc plusieurs moments forts à Paris, comme à Bordeaux... Quelques témoignages photos ci-dessous... et l'article de l'Humanité... et la video du concert de Wembley en 88 avec "Mandela Day" des Simple Minds et Biko de Peter Gabriel.

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Garde à vue...

Les dérapages liés aux abus de garde à vue sont monnaie courante depuis le passage de M.Sarkozy au ministère de l'intérieur. Aujourd'hui, la course aux statistiques et la culture du sensasionnel banalise un système répressif qui rend chaque citoyen, victime potentielle d'une "bavure"...

Heureusement, de plus en plus de voix se lèvent pour dire stop ! Car les dérives sécuritaires touchent tout le monde. Et les bavures se multiplient... dans les contrôles routiers, dans la répression syndicale, dans la chasse aux sans-papiers, dans la mise au pas des jeunes... et des enfants ! Vous vous rappelez comment, en 2005, avec Gérard Boulanger, j'avais osé dénoncer une bavure policière à l'encontre de 10 mineurs supporters de Bordeaux, dans un bus de retour du stade Lescure (voir billet) ? Vous ne savez pas qu'il y a 8 mois, j'ai fait l'objet d'une réquisition par la police pour que, en tant que Directeur d'école, je leur délivre une photo (sans prévenir les parents) d'une des classes de mon école, avec les noms et adresses des garçons "blonds, de type européen" afin qu'elle identifie l'auteur d'un vol durant un spectacle de théâtre auquel assistaient plusieurs centaines d'enfants et ados. J'ai refusé ! Enfin, où va-t-on ? L'école doit garder sa neutralité. L'éducatif primer sur le répressif. Et en matière de sécurité, la raison l'emporter sur la passion ! L'Etat de droite ne doit pas bafouer l'Etat de droit ! Stop !

voir mon billet

 

Honte à la police !

Ce matin, j'ai mal pour mon pays.
Six policiers attendent à la sortie de l'école un gamin de 10 ans et l'embarquent avec un autre de six ans. Etaient-ils menacés d'enlèvement, victimes de violences ou de pédophilie, nécessitant leur protection et mise à l'abri ? Non, pas du tout, il s'agit d'une banale affaire de police, imposant l'audition d'un enfant soupçonné d'avoir volé un vélo ! Résultat: deux heures d'interrogatoire au poste ! voir article sud ouest
Quelle disproportion de moyens déployés pour un acte dont le degré de gravité aurait mérité médiation, discrétion, et précaution... tant sur la forme que sur le fond... car il s'agit d'enfants !
Comme si "l'ostentatoire" était devenu partie intégrante de la procédure : faire peur aux délinquants potentiels et prouver au bon peuple morfondu dans le sentiment d'insécurité que la police fait son travail !
La boucle est bouclée. Les chiffres de mises en garde à vue explosent, les faits élucidés aussi... sauf que la délinquance, elle, est toujours là et arrange bien ceux qui ne souhaitent voir aborder la vie de la cité qu'à travers sa "pacification" ! Pendant qu'on parle du vélo volé et du scooter bruyant, on évite d'approfondir le débat autour de l'aggravation des inégalités, du rôle des "patrons-voyous", de la délinquance en "col blanc", d'un pouvoir politique, national ou européen, responsable de "l'insécurité sociale" qui frappe les peuples.

Heureusement, de plus en plus de voix se lèvent pour dire stop !
Car les dérives sécuritaires touchent tout le monde. Et les dérapages se multiplient... dans les contrôles routiers, dans la répression syndicale, dans la chasse aux sans-papiers, dans la mise au pas des jeunes... et des enfants !
Vous vous rappelez comment, en 2005, j'avais osé dénoncer une bavure policière à l'encontre de 10 mineurs supporters de Bordeaux, dans un bus de retour du stade Lescure (voir billet) ? Vous ne savez pas qu'il y a 3 mois, j'ai fait l'objet d'une réquisition par la police pour que, en tant que Directeur d'école, je délivre à la police une photo d'une des classes de mon école, avec les noms et adresses des garçons "blonds, de type européen" afin qu'elle identifie l'auteur d'un vol durant un spectacle de théâtre auquel assistaient plusieurs centaines d'enfants et ados.
J'ai refusé !
Enfin, où va-t-on ?
L'école doit garder sa neutralité. L'éducatif primer sur le répressif. Et en matière de sécurité, la raison l'emporter sur la passion !
L'Etat de droite ne doit pas bafouer l'Etat de droit ! Stop !

 

Il n’y a plus de quartiers… et plus de Nord ?

Je ne suis pas allé au Conseil de quartier Bordeaux-nord de ce jour. Je n’irai d’ailleurs plus si le Maire persiste dans sa volonté de n’en faire que des grand-messes à l’opposé des principes démocratiques de parole partagée, de proximité, de pluralisme. J’avais déjà boycotté celui de novembre, en échos à la protestation des associations de Bacalan, opposées à la disparition du Conseil de leur quartier. Je n’avais alors pas pris de position publique, espérant y déceler tout de même matière à échanges, confrontation et propositions, avec une participation renouvelée des habitants… Ce ne fut pas le cas ! La principale critique que je formulais lors des Conseils de l’ancienne mandature, à savoir que cette réunion n’était que la tribune du Maire pour vanter sa politique municipale, s’est confirmée… Avec deux différences tout de même : le choix de l’échelle du canton pour tenter de faire la nique aux conseillers généraux PS, et la mise sur orbite de 8 adjoints de quartier, dotés d’un petit budget « non participatif », d’une mairie de quartier flambant neuve, d’un staff travaillant pour eux, d’une communication adaptée à la promotion de ces femmes et hommes, vassaux d’un Maire suzerain leur confiant un fief à défendre ou conquérir ! Objectifs inavoués qui n’ont pas grand-chose à voir avec le besoin de réponses de proximité exprimé par les citoyens préoccupés par la vie quotidienne (emploi, logement, scolarité, santé…). Preuve en est la symbolique du lieu de réunion choisi par le Maire et son adjointe de Bx-nord : en novembre : la base sous-marine, en mai : le vélodrome du lac ! Il est vrai que la capacité d'accueil de ces lieux prestigieux permet de rameuter plus facilement tout ce la mairie compte comme collaborateurs de cabinet ou chefs de service, tout ce que le commissariat central de police compte comme brigadiers et brigadiers-chefs, publics professionnels qui constituent souvent plus de la moitié de l'assistance ! Pour éloigner davantage les citoyens des lieux d’information et de débat, on peut difficilement faire mieux ! De nombreux habitants des Aubiers et Bacalan qui fréquentaient les conseils jusqu’alors, m’ont confié qu’ils n’iraient plus. Est-ce, in fine, l’objectif du Maire ? Il va me répondre que ces Conseils n’ont pas vocation à régler les problèmes de proximité, que des ateliers de zones, de rues, sur des thématiques ciblées existent… Sauf que, et c’est pas un détail… il n’y a plus ouverture à tous mais « public désigné » et élus d’opposition non invités ! J’en conclue que le Maire et son équipe ne peuvent concevoir démocratie et proximité. C’est l’un ou l’autre ! J’en tire les enseignements. Et alors que j’étais un élu d’opposition plutôt assidu et constructif dans les « feus » conseils des Aubiers et Bacalan, je ne cautionnerai pas cette parodie de vie démocratique de quartier. Ce qui ne m’empêchera pas, en Conseil municipal, d’être vigilant et actif concernant tout problème et projets concernant le territoire de Bx Nord. Comme je l’ai fait récemment concernant le traitement inéquitable de l’utilisation du FIL (budget de l’adjoint), l’avenir des entreprises SAFT et LESIEUR, la part de logement social et la mixité scolaire avec un collège aux berges du lac, le réseau TBC et la voie de chemin de fer de ceinture… etc. Préoccupations, j’en conviens à des années lumière du simple débat existentiel autour du choix du nom du quartier ! (voir ma réaction ici) Bordeaux-nord leur fait peur ? Ils changent le nom ! Puisqu’ils se réunissent ce soir dans une enceinte sportive, ils espèrent que tout « roule » au vélodrome… mais permettez-moi de noter qu’ils jouent vraiment « petit bras » !
Dommage pour Bordeaux.

 

Nouveau coup de semonce populaire !

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Bordeaux à nouveau envahi par un cortège de plusieurs kilomètres, entre Quinconces , la Victoire et Tourny... La police évalue à 36000, les organisateurs à plus de 80000... une certitude : autant voire plus de monde que le 29 janvier... plus d'entreprises du privé... plus de colère encore !
J'ai d'abord participé à la réunion-pique nique de mes collègues de Bx-Nord...

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... puis , place de la Bourse, à une réunion du Conseil syndical du SNUipp pour faire le compte-rendu des AG du matin et réfléchir à des propositions pour la suite de l'action: nuit des écoles mardi 24, colloque maternelles le 27, manif le 28 (?), grève le 31(unitaire, FSU ?), reconductible (?), manif à Paris... Bref, besoin de vite consulter nos collègues pour poursuivre la mobilisation exceptionnelle de ces derniers mois.

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Puis j'ai rejoint mes potes du Front de gauche qui popularisaient le meeting avec Mélenchon le 27 mars. à Villenave d'Ornon. Ci-dessous Cathy Daguerre, militante communiste, n°2 de la liste européenne du Front de gauche...

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Enfin, un petit clin d'oeil d'humour pour cette collègue - artiste qui avait déjà été remarquée par tous les medias en Marianne au sein nu durant les manifs anti-CPE. Aujourd'hui en "défense du corps enseignant"... "FRAGILE"...
Respect !

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Liberté pour SANTOS !

Ce supporter marseillais risque 8 ans de prison en Espagne. Son histoire est résumée dans ce clip. Les amateurs de football sont solidaires. Les girondins ont manifesté leur soutien à plusieurs reprises. Je suis révolté par la recrudescence de comportements policiers disproportionnés, violents et arbitraires... en Espagne... comme ici ces dernières années vis à vis des sans-papiers, des manifestants, des lycéens (affaire du Gers) ou de l'ex-directeur de Libération... (voir billet "la justice absout la police" (dans catégorie "j'aime pas" à propos de mineurs de Bacalan victimes d'une garde à vue abusive à l'issue d'un match de Bordeaux en 2005).

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L'Italie fait masse pour défendre l'école publique

Durant ces vacances scolaires, j'ai eu la chance de passer 2 jours en Italie (Rome et Gênes), les 31 octobre et 1er novembre, lendemains de l'énorme journée de mobilisation des enseignants, étudiants, parents d'élèves, salariés, contre les réformes de la Ministre de l'Education de Berlusconi: 1 million à Rome, 200 000 à Milan...
Aula magna (grande classe ! )OLYMPUS DIGITAL CAMERA

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La justice absout la police... Sud Ouest aussi !

Depuis 2005, l'affaire de la garde à vue abusive à l'encontre de 10 jeunes de Bacalan est en jugement.

Rappel des faits:

Samedi 15 octobre 2005, onze jeunes supporters des girondins âgés de 13 à 16 ans ont été interpellés par les forces de police, Barrière d’Ornano. A l’issue du match Bordeaux-Sochaux, ces jeunes habitants de Bacalan montaient dans le bus spécial retour de stade, en chantant et dansant. Au moment où une vitre de secours était entrouverte dans le chahut, une bande de policiers a fait irruption à l’arrière du bus, encore à l’arrêt, et ont embarqué, sans discernement, les 11 jeunes. La garde à vue a été prononcée à 22h. Après 15 h de privation de liberté, d’humiliations, d’angoisses, de sentiments d’injustice, pour 11 gamins ne comprenant pas ce qu’ils faisaient en cellule, les enfants et leurs parents ont été auditionnés dimanche midi ! De « dangereux délinquants » le samedi soir, les auditions révélaient de « malheureuses victimes d’une garde à vue » le dimanche, garde à vue qui n’aurait jamais du être prononcée.
Les jeunes et leurs parents ont décidé de ne pas laisser passer cette injustice mais la réponse de la police fut de contester la "bavure" et d'accabler les jeunes et ceux qui les défendent. D'où la décision des parents et des enfants, soutenus par des associations, syndicats et élus, de porter plainte contre la police. La presse s'est faite l'échos de la colère des jeunes et leurs familles tout en s'appliquant à rapporter les propos officiels de la police.
Finalement, la police écope d'un non-lieu. Les jeunes ont eu le tort d'être rassemblés au fond d'un bus... ils étaient "en réunion". La justice a estimé légitime la garde à vue !
Le journal SudOuest (voir ci-joint annexe) rend compte de la décision d'une manière si partiale que les parents s'en indignent immédiatement.
Voici leur lettre du 4 juin au rédacteur en chef:


GARRIGA Patricia
AUGUSTE Fabienne et Claude
MAURIN Danielle et Vincent

Parents des enfants victimes de la garde à vue du 15.10.2005

Objet : article du 02.06.08

A Monsieur le rédacteur en chef de Sud ouest,

Monsieur le rédacteur en chef,

Nous tenons ici à vous exprimer notre indignation après la lecture de votre journal du 2 juin 2008.

Nos enfants et nous-même n’acceptons pas votre « mise en scène » autour d’une décision de justice. Vous habillez le non-lieu d’une manière qui vise à minimiser que dans l’affaire, ce sont les jeunes les victimes et les plaignants. C’est honteux et passablement malhonnête !

Le titre en une : « la police était dans son droit » puis celui de l’article « une garde à vue légitime » dans la rubrique faits divers, accompagnés de 2 photos des jeunes de 2005 tendent à occulter que ce jugement n’avait pas à statuer sur la culpabilité des jeunes - ils n’ont pas fait l’objet de poursuites judiciaires, puisqu’il n’y avait pas de délit - mais sur la « bavure » policière qui a conduit à humilier et priver de leur liberté 10 gamins de 14-15 ans pendant 15 heures parce qu’ils chantaient dans un bus !

C’est une photo de policiers qui aurait du illustrer l’article pas celle des jeunes à qui vous infligez une double peine, après la garde à vue abusive dont ils souffrent encore aujourd’hui !

Dans cet article, comme dans celui de mars, vous citez et montrez l’élu communiste de Bacalan, sans l’avoir interviewé. Est-ce dans vos principes déontologiques de ne pas requérir l’avis d’un élu de la République parce qu’il aurait la malchance d’être père d’une victime dans l’affaire en question ? Vous terminez en qualifiant les parents de « désabusés » sans même les avoir entendus, en ajoutant même qu’ils « ont refusé de se pourvoir en cassation », comme si on les y avait fortement invités ! Pitoyable !

On pourrait considérer ces interprétations comme des raccourcis journalistiques malheureux s’il ne s’agissait pas ici de dignité, de respect des personnes, notamment des jeunes.

Nous savons que vous êtes libre de vos choix éditoriaux. Heureusement. Libre d’être la voix fidèle et parfois zélée du DDSP de l’hôtel de police, champion de la statistique. Libre d’accompagner les dérives sécuritaires de notre pays. Libre au point de vous-même faire le choix de « légitimer » une garde à vue ?!?

Mais comprenez qu’il existe aussi dans ce pays, et heureusement pour son avenir, des gens qui osent dire non ! L’Etat de droit, c’est aussi l’exercice de la liberté de dénoncer des injustices, même si un magistrat a décidé de trancher, une fois de plus, en faveur de la version policière.

Sachez, pour conclure, que nous continuons à demander des excuses à la Connex comme à la police… et aujourd’hui notre demande s’adresse aussi à Sud Ouest !



Merci de votre attention.

Les parents

 

Bacalan 1961... les jeunes pour la Paix en Algérie !

En mars 2003, il y a 5 ans, Pierre Tachou décédait. Emporté brutalement au moment où il déployait une énergie formidable au service de notre quartier : pour l’arrivée du tramway, pour la vocation portuaire des bassins à flot, pour la salle polyvalente, pour la mixité sociale …etc.
Vous savez combien Pierre Tachou a compté pour moi dans ce que sont mes engagements professionnels, associatifs et politiques aujourd'hui. J’ai donc décidé de lui rendre hommage en faisant vivre dans ce blog des moments forts de son militantisme.
Aujourd’hui, je vous livre un document inédit, retrouvé par mon ami étudiant Fabien Gay, extrait du journal « les nouvelles de Bordeaux » du 19 février 1961, relatant la manifestation des jeunes de Bacalan le 9 février pour la Paix en Algérie.
A l’initiative de la Jeunesse communiste, 104 jeunes du quartier avait signé un appel pour le cessez-le-feu, l’autodétermination, contre l’envoi du contingent, contre l’appel à 18 ans.
La manif fut réprimée par la police.
Pierre avait 22 ans.

voir document en "annexe"

manif bacalan paix en Algérie 61

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La cité salue son TRAM !

Mercredi 27 février, l'inauguration de la station tram des AUBIERS rassemble des centaines de personnes. La cité fête l'évènement toute la journée... J'y étais...
aux Aubiers le 27.02.08

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"Prenez vos désirs pour des réalités !"

mai 68
Samedi 26, j'ai assisté au concert des Rabeats (Beatles) à la base sousmarine... histoire de "décompresser" et fredonner les tubes de ma préadolescence puis de mes premiers rocks.
J'en ai profité pour visiter l'expo sur mai 68.
Je vous recommande les photos (pour la plupart peu connues) de Caron, Barbey et Dieuzaide... on y entend les slogans et on y sent presque l'odeur des "lacrymos".
Mais j'ai particulièrement apprécié celles de Gironde, avec un grand moment : l'occupation du Grand théâtre par les grévistes et leurs drapeaux!
Ce n’est pas dans l’expo, mais Hervé Le Corre (l’écrivain) m’avait confié que le dernier drapeau rouge accroché aux portes d'une usine en grève se trouvait rue Achard… à Bacalan... mon quartier !

Et puis il y a ces 50 affiches qui reproduisent les slogans des murs de l’époque… si actuels dans leur dénonciation de l’ordre capitaliste établi :

« Je participe, tu participes, il participe, nous participons, vous participez… ils PROFITENT »

« sous les pavés, la plage »

« la police vous parle tous les soirs à 20 h – ORTF »

« sois jeune et tais toi »

« ce n’est qu’un début, continuons le combat »

« prenez vos désirs pour des réalités » … c’est d'ailleurs cette phrase que j’ai retenue pour parafer le livre d’or et conclure : « …changez Bordeaux les 9 et 16 mars 2008 ! »