Bienvenue sur le blog de
Vincent MAURIN

NOUVEAU BLOG

Désormais, mon blog est à l'adresse suivante: http://vincentmaurin.fr .

Mais vous pouvez toujours consulter ici les billets publiés entre 2007 et 2012.

Merci pour votre fidélité.

 

Musique de Palestine à Bordeaux...

L'association Al Kamandjâti sera à Bordeaux les 25 et 26 janvier.

Infos ici.

 

L'ANC de Mandela a 100 ans !

« L’espoir est une arme puissante quand il ne reste plus rien d’autre ! » écrivait, depuis sa prison, Nelson Mandela en 1970…

Ce combat contre l’apartheid et pour une société non raciale en Afrique du Sud a mobilisé une grande partie de mon engagement de jeune communiste dans les années 80… Je vous renvoie à ces quelques photos souvenirs rassemblées sur mon blog: ici

 

Voeux 2012...

Compte-rendu de la soirée de présentation de mes voeux le 4 janvier.

 

2012... de vote et d'espoir !

J’ai le plaisir de vous inviter à la soirée de présentation de mes vœux à Bacalan:

MERCREDI 4 JANVIER 2012 à 18 heures

salle Point du jour – Pierre Tachou

clips video, musique, apéritif…

Cette soirée sera l’occasion d’évoquer bien sûr la crise, ses responsables, les solutions… mais aussi les résistances, les solidarités, les espoirs de changement pour 2012 ! Comme chaque année, je reviendrai sur les attentes locales et les enjeux d’évolution de notre quartier de Bacalan : bassins à flot, logement, emploi, réussite scolaire, tramway*, poste, culture, sport, vie associative, vivre ensemble…

  • voir mon courrier en annexe
 

Juppé l'ultralibéral !

Le conseil municipal de lundi fut consacré essentiellement au débat budgétaire (voir billet hier). Mais d’autres délibérations importantes ont permis de vérifier (mais qui en doute vraiment ?) que la majorité municipale UMP revendique et assume ses choix de droite…

Cité municipale : Il s’agissait de valider le contrat de partenariat « Public-Privé » pour un bâtiment de 20 000 m² (architecte Andreu) sur le site de Mériadeck, destiné à recevoir 850 salariés de la ville, pour un coût de 50 millions d’euros. Sans mettre en cause le bienfondé du projet, notre groupe a contesté le montage financier en PPP avec le groupe Bouygues. Contre la livraison de la commande publique aux appétits financiers du privé, nous avons milité pour une opération en MOP (maîtrise d’ouvrage publique). Nous avons repris l’intervention déjà formulée pour dénoncer le montage financier du Gd Stade de Bx-Lac, et parue ce mois-ci dans la tribune libre du journal municipal « Bordeaux Magazine ». Voir : http://www.vincentmaurin.fr/2011/11/10/partenariat-public-prive-cest-non/.

Charte européenne de vidéo-protection : Nous avons rappelé notre opposition au principe liberticide de vidéo-surveillance et du développement des caméras dans la ville. Avons contesté leur efficacité et leur coût. Avons rappelé notre préférence aux mesures de prévention basées sur une présence humaine plus soutenue. Partageons toute mesure visant à renforcer le contrôle éthique de ce système.

Crèche Mirassou déléguée au Privé :
La majorité municipale avait décidé le 2 mai de déléguer la gestion de cette crèche municipale, rue Mirassou, à un prestataire associatif ou privé. C’est la société privée Babilou qui a emporté le marché parmi les six candidats. Nous avons rappelé que « l’accueil de la petite enfance ne peut faire l’objet de concurrence et d’objectifs lucratifs. La ville doit rester maîtresse de sa compétence, avec son personnel municipal statutaire, qualifié, expert dans son domaine. » Nous contestons la volonté du Maire de placer désormais en Délégation de service public (DSP) toutes les nouvelles structures municipales de petite enfance.

Subvention aux écoles privées : C’est à marche forcée, que le Maire favorise l’école privée sur la ville. Cette année, la subvention municipale par élève augmente de 8 ,5 % ! Nous avons rappelé que la loi n’imposait pas l’aide aux élèves d’école maternelle, or Bordeaux les prend en charge. Et avons jugé indécente une telle faveur au privé au moment où l’école publique est malmenée par l’Etat et quand la Ville « décide d’y geler ses dépenses de fonctionnement pour les fournitures scolaires, les classes découvertes et les déplacements ».

Archives municipales : Les investissements municipaux structurels pour la culture sont si rares, qu’il faut se féliciter de la réalisation des nouvelles archives sur le site Bastide Niel. Nous appuyons notamment le choix de création en leur sein d’une « salle dédiée à des animations et conférences largement ouvertes au public ».

Contrat urbain de cohésion sociale : Ce CUCS concerne les 7 quartiers « prioritaires » de la Ville. Ceux qui concentrent les plus grandes difficultés sociales, conséquences de choix économiques et urbains inégalitaires. Outre que la Ville se voit contrainte de corriger les effets d’une crise capitaliste qui paupérise davantage les populations, quand l’Etat se désengage de ses responsabilités, nous avons insisté sur les enjeux sociaux à ne pas simplement « accrocher » les nouvelles opérations urbaines du Lac, Bastide, Bacalan, Belcier, St Michel, Gd Parc… aux anciens quartiers dégradés, mais de parler plutôt de « liens » à renforcer. Nous avons insisté sur les enjeux de « mixité scolaire ». Nous avons pris l’exemple du nouveau collège de Bruges Le Tasta qui accueillera et les nouvelles populations des projets urbains Tasta et Ginko et une partie des élèves des Aubiers.

Mécénat en faveur de la biennale d’architecture Agora : 23 sociétés vont soustraire de leurs bénéfices imposables 475 000 euros par leurs dons à Agora 2012. En échange, la Ville leur dédiera des espaces de conférence et débats… Encore une privatisation de l’espace public ! Notre groupe fut, une nouvelle fois, le seul à s’opposer au mécénat culturel.

Réseau de chaleur des Bassins à flot : Ce réseau aura pour opérateur la société Mixener, filiale de REGAZ, Gaz de Bx. Nous avons profité de cette délibération pour interpeler le Maire sur l’avenir de Gaz de Bx. En lui demandant « une communication lors du prochain conseil municipal évoquant la stratégie économique de Régaz Gaz de Bx, sa politique tarifaire, son dialogue social ».

Tableau des effectifs de la Ville : Nous nous sommes abstenus parce qu’il n’évolue pas en proportion de l’augmentation de la population bordelaise et que, bien qu’en diminution, persistent la précarité et le temps partiel imposé, notamment dans les écoles. De plus, les nouvelles formes de prise en charge de la sécurité de voie publique devant les écoles par des agents volontaires recrutés en contrat de 17h30 semaine, posent questions.

Promenade Martin Luther King : C’est le nom attribué au chemin longeant le Parc des sports de St Michel. Nous nous sommes félicités de cet hommage au père des droits civiques américains. Nous avons rappelé notre « demande qu’une artère ou édifice public de la ville porte le nom de Nelson Mandela, dont on fêtera en 2013, le 20ème anniversaire de l’attribution du Prix Nobel de la Paix« . Ainsi que pour Roger Lafosse, créateur de SIGMA.

 

Le budget 2012 de notre ville de Bordeaux s’inscrit dans un contexte étrangement passé sous silence dans la présentation des documents de travail. Pourtant comment nier que c'est bien la crise d’un système qui conduit les nations au fond du gouffre, que ce sont bien les marchés financiers qui pilotent un attelage Merkel/Sarkozy incapable d'impulser une autre construction européenne que celle de Maastricht et Lisbonne désormais largement reconnue en échec ? Comment supporter plus longtemps le diktat de l’agence Standard and Poor’s, laquelle nous a menacés d'une dégradation de notre note en guise de cadeau de noël ?

Comment oublier que la dette publique, née il y a plusieurs décennies, s'est accrue fortement depuis 2002 et notamment avec le Président Sarkozy à qui l’on pourrait remettre la médaille du déficit public conséquence de cadeaux fiscaux au profit des plus riches. Il est prouvé que si notre fiscalité était restée au même niveau qu'en 2000, l'Etat aurait 100 à 120 milliards de recettes de plus chaque année. Recettes d'une portée sociale et éthique incomparable avec la mascarade populiste orchestrée par le Président et vous-même le mois dernier à Bordeaux visant à pourfendre la fraude sociale tout en minimisant un fait majeur : c'est que celle-ci incombe pour 75% à des patrons voyous qui ne déclarent pas leurs salariés !

Autre point, nous l’avons abordé lors du Débat d’Orientation Budgétaire, les prévisions de croissance ont été revues à la baisse au dernier trimestre 2011, ce qui a obligé le Gouvernement à revoir la copie de son projet de Loi de Finances 2012, laissant les collectivités locales dans l’incertitude sur certains aspects budgétaires dont elles dépendent. Ainsi pour Bordeaux, la dotation globale de fonctionnement va à nouveau baisser de 1 à 1,5 M€.

Dans ce contexte difficile, la ville de Bordeaux a construit le budget 2012 avec un niveau d’investissement passant de 99 à 110 M€, tout en maîtrisant les dépenses de fonctionnement qui évoluent de 310 à 314 M€.

Nous constatons deux faits positifs dans ce budget : les investissements en infrastructures pour 90 M€, soit 36% de progression sur 2011 et un outil opérationnel de ce choix : le recours à l'emprunt pour 40 M€ (+25% sur 2011). Vous répondez ainsi à une des critiques récurrentes de mon groupe qui ne partage pas la logique d'un désendettement payé par l'absence d'ambition pour des projets d'équipements publics structurants. Nous voyons ainsi dans ce choix, le signe fort que soutenir l’activité c’est soutenir la croissance. D’ailleurs il faut rappeler que 75 % des investissements publics sont produits par les collectivités locales et contribuent ainsi à la résistance à la crise. Donc, non seulement nous militons pour une logique de relance de l’activité économique au niveau local, mais nous jugeons qu’il est indispensable que les banques jouent le jeu de cette relance par l’investissement public en acceptant de prêter aux collectivités territoriales, à des taux d’intérêt très bas, et de renégocier les encours de dette (celui de Bordeaux va remonter en 2012) Les frais financiers de la dette bordelaise en progression de 4,2 % représenteront tout de même 7,85 M€ en 2012, soit le prix de 6 crèches ! D'où la proposition des élus communistes CUB, département, Région de l'organisation d'une conférence bancaire redéfinissant les rôles et apports de chaque partie pour l'intérêt général.

Nous contestons la persistance de déséquilibres en terme de priorités, quelques exemples :

La partie « autres recettes » poursuit sa progression (+6%)... la part des recettes tarifaires y est dominante. Cela montre votre volonté de compenser le gel d'une pression fiscale déjà parmi les plus élevée de France par la mise à contribution directe des usagers : restauration, crèche, piscines, bibliothèques, stationnement... toujours plus cher !

Alors que notre ville abrite une population pour moitié en difficulté sociale, il nous semble que le budget du CCAS (+5%), bénéficiaire d'un petit 2 % l'an passé, aurait pu afficher une hausse supérieure à celle du budget global de la ville (+6%).

Pour le logement, où l'offre sur Bordeaux est majoritairement inadaptée à la demande sociale, nous estimons très insuffisants les objectifs de réalisation de programmes sociaux et très sociaux, en rapport avec le développement exponentiel des opérations d'habitat privé défiscalisé. Passer de 15 % de logements sociaux à 20 % tel que la loi SRU l'exige, impose, selon nous, d'oser porter à 50 % la part de logements sociaux de type PLUS et PLAI dans toutes les grands projets urbains.

Alors que l'arrivée des nouvelles populations accroit les besoins en terme de services publics, le volume et le rythme des réalisations proposées nous semble insuffisants. C'est notamment vrai pour les crèches collectives. 230 places nouvelles entre janvier et septembre 2012, dont une moitié par des associations et l'autre moitié par Délégation de service public, mais pour combien de demandes non satisfaites, représentant quel taux de la population concernée ?

Pour l'Education, votre budget renforce à nouveau les aides au fonctionnement des écoles privées de la ville, avec un taux de progression de 7 % du forfait communal par élève ! Alors que vous gelez, depuis plusieurs années, les dépenses de fonctionnement des écoles publiques pour les fournitures scolaires, les classes découvertes et les déplacements.

Lorsque le poste  « personnel municipal » n'augmente que de 2,2 %, on doit se poser la question de l'efficience d'un service public municipal en manque de moyens humains dans un contexte d'accroissement de la population.

Enfin, concernant le développement économique, nous avions apprécié que vos propositions d'orientations budgétaires d'octobre, mentionnent enfin l'enjeu stratégique des filières industrielles électriques et nautiques. Or, celles-ci sont bizarrement absentes du document budgétaire de ce jour, polarisé sur le tertiaire et le numérique, alors que le Grand port maritime de Bordeaux vient de lancer un appel à projet pour la réparation navale sur les Bassins à flot ! Chassez le naturel...

Pour toutes ces raisons, nous votons contre le budget.

 

biographie

Je vais désormais travailler sur un autre support de blog... qui prendra progressivement la place de celui-ci.

Pour en savoir plus sur moi, allez donc sur vincent.maurin.fr.

Merci.

 

Monsieur le Maire,

Les salariés de Regaz et Gaz de Bordeaux étaient une large majorité en grève le 17 novembre. D'abord en réponse à une journée nationale d'action portant sur les salaires. Mais aussi contre l'externalisation de certaines missions en faveur du privé, contre des erreurs de gestion coûteuses, contre une politique de course à la rentabilité financière se traduisant par une obsession à reverser des dividendes aux actionnaires privés, plutôt que de chercher des réponses sociales en terme de tarifs et d'emplois statutaires.
L'émotion autour de l'avenir de Gaz de Bordeaux ne vient pas d'une lubie de quelques dirigeants syndicaux.
La libéralisation du marché de l'énergie au plan européen (d'ailleurs votée par les principales formations politiques représentées ici), puis la séparation juridique des fonctions de distribution et de commercialisation du gaz (frappant toutes les entreprises locales de distribution -ELD- de plus de 100 000 abonnés), l'entrée dans le capital de groupes comme ENI ou Dalkia, ont conduit Gaz de Bordeaux à mener progressivement une politique d'entreprise calquée sur le privé:
- blocage de la masse salariale
- augmentations tarifaires
- recherche de rentabilité immédiate...
Au moment où le débat national sur l'avenir énergétique de notre pays part dans tous les sens, notamment quant à la place du nucléaire, il nous semble important de mesurer combien la distibution et la vente du gaz forment un enjeu:
- d'indépendance nationale et de maîtrise locale,
- de justice sociale par une politique tarifaire adaptée, bien qu'encadrée par la Commission de régulation de l'énergie,
- de diversification protectrice de l'environnement: Regaz a développé des investissements intéressants pour la géothermie, le photovoltaîque, le Gaz Naturel pour Véhicule...

Les 220 000 abonnés girondins ont droit à un seervice public les protégeant des appétits des marchés financiers, dont l'actualité montre que leur voracité ne s'arrêtent pas qu'aux portes des banques mais pénètre aujourd'hui au coeur des politiques des Etats.

Les 400 salariés ont droit à poursuivre leurs efforts dans ce qui a fait la force de cette entreprise depuis 1919:
leur connaissance du territoire, leur savoir-faire, leur dévouement au service public (comme en a témoigné leur mobilisation lors de la panne de mai dernier au sud de la CUB).
Les citoyens bordelais ont droit à la garantie que la participation majoritaire de la ville dans le capital de Regaz va contribuer à préserver l'entreprise de logiques qui, ailleurs, provoquent sang et larmes avant d'échouer.
La ville de Bordeaux doit garder ce giron industriel et commercial gazier, deuxième du pays après Gaz de France. Pas seulement pour les 3 millions d'euros de redevance annuelle en faveur du budget municipal (dont on pourrait d'ailleurs interroger une nouvelle logique de redistribution sociale en direction des usagers).Mais pour cette image de réussite que certains ont l'ambition de transformer en royalties sur les marchés libérés !
Aussi, nous vous demandons, monsieur le Maire:
-1- un démenti par un écrit aux personnels de tout projet de vente de parts de Gaz de Bx au groupe Total (dont on est sûr de l'absence totale de philantropie quand on connait ses stratégies d'échappement à l'impôt)
-2-d'étudier la possibilité du retour du groupe Gaz de Bx - Regaz sous statut de Régie municipale. Il ne s'agit pas ainsi de faire plaisir à mon groupe politique qui, en 1991, fut le seul à s'opposer à la transformation de la Régie en Société d'économie mixte, mais bien de considérer que l'énergie, comme l'eau, la santé, l'éducation ou la culture, n'est pas une marchandise. Et que de nombreuses collectivités se posent aujourd'hui la question de gérer en Régie directe l'eau ou les transports publics,

 

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Les medias ont été très discrets (ou distraits ?) pour couvrir l'annonce de ma candidature pour l'élection législative de 2012 !
Seul Sud Ouest s'est déplacé... quelques phrases et une mini photo... alors que le lendemain, la simple annonce de la candidature à la candidature d'une élue régionale EELV valait 1/2 page...
Il est vrai que ma formation politique ne représente que peu d'intérêt pour ceux qui ne veulent surtout pas bousculer le consensus ambiant autour de la soumission aux lois des marchés financiers !
Et pourtant... 600 bacalanais qui signent la pétition du PCF contre la vie chère, 50 qui achètent le programme du Front de Gauche, quatre assemblées citoyennes programmées d'ici décembre dans deux des quatre cantons de la circonscription, des élus de Bruges et Le Bouscat rassemblés pour battre la droite, avec ma candidature...
Des faits qui ne méritaient pas une plus grande information ?
Allez... retrouvons-nous à la réunion de la première Assemblée citoyenne de Bacalan:
MARDI 23 NOVEMBRE à 18h30
salle Pierre Tachou
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Yvonne Nouqueret, Gérard Aynié, Fathiya, Serge Prikodko et Loïc Boisson , mercredi dernier aux Aubiers.

 

Cela fera un an mardi, qu'Alain Juppé aura rallié le gouvernement Fillon.
Appelé au chevet d'une UMP en difficulté pour maintenir la cote de popularité de Nicolas Sarkozy, il a renié ses promesses aux Bordelais et décidé de cumuler deux fonctions importantes, Maire de Bordeaux et Ministre d'Etat.
Conséquence: il est bien sûr moins présent à Bordeaux et à la CUB, mais surtout, il est devenu plus sarkozyste que jamais !
Calcul politique de celui que d'aucuns jugent le seul recours possible si Sarko flanchait ?
Intime conviction que la crise ne peut être surmontée que si les pauvres trinquent (c'est vrai, ils sont plus nombreux !) ?
Se sent-il investi d'une mission idéologique trop importante pour être laissée aux représentants du MEDEF (surtout ne pas raviver la lutte de classes) ?
Devient-il le bras armé des clubs idéologiques de la droite (thinks tank) de la Fondation pour l'innovation politique, l'institut Montaigne ou la Fondation de l'entreprise ?
A l'écouter jouer le porte-parole de Sarkozy dans les media, notamment sur la crise et la dette, on peut penser que c'est bien l'ensemble qui anime le Juppé d'aujourd'hui.
Son credo ? A droite toute !
Au conseil des ministres, comme à Bordeaux !
Je répondais hier matin à un journaliste de France bleue gironde que le programme de la droite s'appliquait avec beaucoup de zèle à Bordeaux depuis un an:
- démantèlement du service public municipal en confiant au Privé les nouvelles crèches de la ville.

- floraison des programmes de logements défiscalisés alors que la ville ne respecte pas la loi SRU et entretien du mythe de "tous propriétaires" alors que les indicateurs de pauvreté sont au plus bas.

- recours systématiques aux Partenariats Publics Privés pour les grands projets (Cité municipale, Gd Stade...)

- aucune visée économique industrielle pour la ville.

- des recettes pour la ville issues de l'augmentation des tarifs aux usagers et de la vente du patrimoine municipal.

- appel croissant au mécénat pour la culture.

- une politique de vie de quartier clientéliste et démagogique.

La présence de Sarkozy mardi à Bordeaux pour un discours sur la lutte contre la fraude sociale est significative du virage qu'opère le Juppé chiraquien.
Il montre ainsi sa disponibilité à investir les sentiers nauséeux de la droite la plus populiste, la moins effarouchée à jouer de la détresse des familles les plus en difficulté ou à se disputer l'électorat d'extrême droite, celle qui n'a pas d'état d'âme dès lors qu'il faut sauver le soldat Sarko !
Quelle honte !
Pour Bordeaux et l'image de la ville ainsi marquée du sceau "de la chasse aux pauvres" (car c'est de ça qu'il s'agit, voir plus loin).
Quelle indécence !
Alors que la ville de Bordeaux affiche un taux record de pauvreté (25% des bordelais sous le seuil de pauvreté), où sont les annonces gouvernementales de justice sociale ?
Quelle hypocrisie enfin !
De quoi va-t-on parler mardi ?
De la suppression du contrôle fiscal pour les exilés des paradis fiscaux prêts à se repentir ? Des sociétés du CAC 40 qui ont probablement dissimulé des centaines de millions d’Euros dans les paradis fiscaux ? Des 500 niches fiscales permettant d'échapper légalement à l'impôt, ce qui représentent 73 milliards d'euros, selon le rapport Carrez (UMP) de juin 2008. De la réforme de l'ISF qui conduit à la suppression de l'actuelle première tranche d'imposition (entre 800 000 euros et 1,3 million de patrimoine) dans laquelle figurent quelque 300 000 contribuables (pour 400 millions d'euros de recettes en moins pour l'Etat).
Non, Sarkozy ne va pas s'attaquer aux riches, ça se saurait...
Il va pointer la fraude sociale, et ses 20 milliards dans la nature !
Mais de quelle fraude s'agit-il exactement ?
Celle des prélèvements ? Celle des patrons d'entreprises qui ne déclarent pas leurs salariés et usent du travail au noir ? Pour 15 milliards, soit 75% du montant global de la fraude !?
Voir reportage Fr2.
Non, les propos de Vauquier, Gaudin, Bertrand, ces derniers temps, laissent plutôt craindre que c'est la fraude aux prestations qu'ils veulent principalement dénoncer ! Entre 2 et 3 milliards d'indemnités d'arrêts maladie, d'allocations familiales, de RSA etc.. qui représentent 14% de l'ensemble.
Le rapport parlementaire pointe pourtant que l'essentiel de la fraude est bien liée à la fiscalité.
Mais mardi, Sarkozy et Juppé vont sans doute acter que l'essentiel de la lutte sera consacrée à la fraude sociale, c'est-à-dire à une forme de chasse aux pauvres.

On stigmatise les "assistés". On oppose les sans-papiers aux chômeurs français, les chômeurs aux travailleurs pauvres. Les travailleurs pauvres aux fonctionnaires... On divise, on élude, on détourne les réponses aux problèmes. On fait de l'audimat sur les faits divers... On sauve les riches tout en tentant de sauver le système qui les entretient... ce capitalisme qui met les Etats en faillite et les peuples en pauvreté !

C'est lui le fraudeur... c'est lui qu'il faut chasser !

 

Pas question de payer leur crise !


En 2012, on va leur faire un dessin : "La crise... par CN-PCF
 

11 novembre

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Je suis contre la proposition de Sarkozy de transformer le sens du 11 novembre. Petit-fils de grand blessé de guerre (Verdun), je suis attaché à la mémoire de cette "grande guerre"... Dix millions de victimes civiles et militaires, ce n'est pas un détail historique ! Comment peut-on oser mettre sur le même plan le sacrifice de plus d'un million de conscrits des villes et campagnes françaises en 14-18 et les victimes "professionnelles" d'opérations françaises à l'extérieur ? Sauf à inscrire sur les monuments aux morts cette phrase d'Anatole France publiée en 1922 dans l'Humanité: "__On croit mourir pour la patrie et on meurt pour des industriels__"

...
bande annonce Les sentiers de la gloire de S... par carlottafilms

 

Partenariat Public Privé : c'est non.. !

La France est le pays européen en pointe dans le recours aux Partenariats Public Privé ou PPP : 60 milliards d'investissements d'ici 2020 ! Il s'agit pour l'Etat ou les collectivités de confier au privé la conception-réalisation-maintenance d'infrastructures diverses (lignes TGV, hôpitaux, collèges, crèches, piscines, MDSI...). Puis, payer un loyer sur une longue période (20-35 ans). C'est devenu une mode. Pourtant, dès 2007, une étude de Québec en relève l'inefficacité et l'Angleterre, mère de ce type de montage, en revient aujourd'hui (surcoûts pouvant atteindre 70%) ! Notre groupe municipal n'a donc pas voté le montage financier proposé par le Maire pour la construction du nouveau stade en PPP. Pourquoi ? Parce que nous refusons les dérives libérales qui enrichissent les grands groupes du BTP (Vinci, Fayat, Bouygues, Eiffage...) sur le dos des contribuables et de l'emploi du secteur PME de la construction. Parce que la collectivité doit se servir de son pouvoir d'emprunt à des taux préférentiels, conserver son savoir-faire en matière d'ingénierie, préserver sa liberté et la sécurité de ses choix dans le cadre des marchés publics, nous militons pour le retour aux maîtrises d'ouvrages publiques (MOP). Comme pour la LGV Tours-Bordeaux (et les 300 millions impactés sur le budget régional) ou la Cité municipale de Bordeaux, nous refusons le montage financier et la gouvernance induits par le PPP. C'est l’architecte Régis Rioton, conseiller national en charge de la commande publique sur les PPP, qui souligne : « Le choix du PPP est un abandon, très politique, des prérogatives et responsabilités de la puissance publique. Les PPP sont un gigantesque marché et une bombe à retardement aux conséquences multiples. » Ou encore l'architecte bordelais Michel Moga qui dénonce publiquement : « cela revient beaucoup plus cher. En général, cela triple le prix d'un projet. Quand j'entends que le futur stade de Bordeaux coûtera 175 millions d'euros, je bondis. C'est le prix commandé. » En effet, le fonctionnement et la maintenance des équipements est une véritable rente qui dure des dizaines d’années. Encadrées par des clauses figées du contrat, toutes les modifications futures, nécessaires mais non prévisibles, se paient au prix fort. On en voit aujourd’hui un triste exemple avec la construction du Centre hospitalier Sud Francilien : il coûtera au final 500 millions de plus sans respecter les délais et, suite à des modifications imposées par l’agence régionale de santé, le groupe Eiffage réclame même 100 millions d’euros aux pouvoirs publics ! Quant à l’autre argument qui, depuis 2004, militait en faveur des PPP, à savoir : le non-endettement des collectivités… Et bien, il s’écroule avec l’arrêté du 16 décembre 2010 (voir annexe) à propos de l’instruction budgétaire et comptable applicable aux communes et EPCI, qui stipule : que la quote-part relative à l’investissement est dorénavant considérée comme une dette. Plus moyen donc, de dissimuler son coût aux contribuables, et ses incidences sur le déficit et la dette de la collectivité !

 

2012


En 2012, on va leur faire un dessin : "Le front... par CN-PCF
 

C'est lancé... le Front de gauche en campagne !

C'était mardi, à Bacalan... le front de gauche 33 annonçait sa campagne ...


 

Grand Stade: non au PPP !

Le conseil municipal du lundi 24 octobre traitait de 5 délibérations relatives au Grand Stade. Nous avons rappelé notre soutien au projet de réalisation d'un tel équipement mais dénoncé le recours au Partenariat Public Privé:

Je rappelle la position de notre groupe concernant la réalisation du nouveau stade :

D’abord pour réaffirmer que cet équipement est utile à notre ville, notre agglomération et notre région. Oui, une agglomération proche du million d’habitants doit offrir au public sportif des conditions de spectacle modernes, confortables, adaptées au handicap, avec une tarification sociale garantie, facile d’accès. Oui le site de Bordeaux-Lac répond à ce dernier critère. Notamment par les deux lignes B et C de tramway, dont nous persistons à juger opportun la jonction avenue de la Jallère.

Ensuite, je rappelle que les raisons de notre désaccord avec le projet sont diamétralement opposées de celles de nos collègues PS et Verts. Pour nous, investir dans un équipement public en période de crise n’est pas une ineptie, bien au contraire ! On peut même dire que ces dernières années, pour de nombreux territoires, ce sont les investissements publics qui sont souvent les principaux vecteurs de croissance de notre économie. Logement, transports, santé, culture ou sport… ne doivent pas être considérés, selon nous, comme des coûts à réduire systématiquement, tantôt sur l’autel du dogme européen des 3 % de déficit public indépassable, tantôt sur l’autel d'une "décroissance" dont les premières victimes seraient sans doute les plus pauvres.

Et c’est parce que nous dénonçons les dérives de l’économie libérale privilégiant le logement privé défiscalisé au détriment du logement social, privilégiant le tout LGV au détriment du TER et du Fret marchandises, privilégiant le recours au mécénat culturel plutôt que l’engagement public, privilégiant le foot-business plutôt qu’une politique maîtrisée et financée par l’Etat du sport de haut niveau, que nous ne pouvons approuver le contrat de partenariat présenté pour le grand stade.

Comme pour la LGV Tours-Bordeaux (et les 300 millions impactés sur le budget régional), comme pour l’Arena de Floirac ou la Cité municipale de Bordeaux, nous refusons le montage financier et la gouvernance induits par le Partenariat Public Privé (PPP). Permettez-moi de citer l’architecte Régis Rioton, conseiller national en charge de la commande publique sur les PPP : « Le choix du PPP est un abandon, très politique, des prérogatives et responsabilités de la puissance publique. Les PPP sont un gigantesque marché et une bombe à retardement aux conséquences multiples. » Le fonctionnement et la maintenance des équipements est une véritable rente qui dure des dizaines d’années. Encadrées par des clauses figées du contrat, toutes les modifications futures, nécessaires mais non prévisibles, se paient au prix fort. On en voit l’exemple phare aujourd’hui avec la construction du Centre hospitalier Sud Francilien : suite à des modifications imposées par l’agence régionale de santé, le groupe Eiffage réclame 100 millions d’euros !

Quant à l’autre argument qui, depuis 2004, militait en faveur des PPP, à savoir : l’intérêt comptable à court terme (c’est le privé qui investit et les collectivités qui remboursent un loyer)… Et bien, il s’écroule avec l’arrêté du 16 décembre 2010 à propos de l’instruction budgétaire et comptable applicable aux communes et EPCI, qui stipule : que la quote-part relative à l’investissement est dorénavant considérée comme une dette. Plus moyen donc, de dissimuler son coût aux contribuables, et ses incidences sur le déficit à vos amis de Bruxelles !

Enfin, deux mots sur l’avenir du stade Chaban Delmas. Il faut, nous l’avons dit en Conseil de CUB, mettre à plat l’ensemble des besoins, l’éventail de l’offre actuelle, les ambitions nouvelles en terme pour des équipements sportifs d’envergure intercommunale, voire régionale. Chaban, Moga et Gd Stade ont tous trois un usage à définir en faveur du sport de haut niveau, mais aussi du sport amateur dans notre agglomération. Clubs, comités sportifs, scolaires, citoyens doivent pouvoir donner leur avis, pourquoi pas sous forme de séminaire public, quant à l’avenir et l’usage de ces infrastructures.

V.Maurin
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Fleuve, port, ville… Bordeaux hors sujet !

J'ai participé aux rencontres bordelaises de l'AIVP les 13 et 14 octobre...
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Bordeaux accueillait une des Rencontres annuelles du réseau mondial des villes portuaires (AIVP). Le thème était « fleuve, port, ville : le défi de la modernité ».
Des exposés et échanges d’expériences ont montré combien les grandes villes européennes se préoccupaient d’allier développement économique et développement durable, au cœur même des agglomérations. Bruxelles et Paris ont notamment décrit leurs projets pour faire de la voie d’eau un vecteur nouveau de « distribution urbaine ». Fiabilité, sécurité, respect de l’environnement, coûts réduits… le transport fluvial de fret est innovant. Il est d’ailleurs un axe du Livre blanc de la commission européenne transports de mars 2011. Des villes et ports sont très en avance. On a parlé d’Utrecht qui utilise des bateaux électriques pour le transport de marchandises multi-usages. De Liège, avec le projet sur fleuve- rail- route de « trilogiport » sur 100 ha. Du port de Tolbiac à Paris, réorganisé pour les infrastructures industrielles et ouvert à 50% aux promeneurs hors horaires de trafic. On a évoqué le rôle unique de la voie d’eau pour le transport de matériaux de construction en cœur d’agglomérations : un "convoi fluvial poussé" équivaut à 150 camions !

Et Bordeaux dans tout ça ?

Les représentants bordelais et CUB étaient bien là le 13 octobre…
C’est l’adjoint au Maire chargé du tourisme qui ouvrait la rencontre et c’est le vice-pdt de la CUB chargé des relations internationales qui la clôturait… une représentation locale institutionnelle bien représentative de l’absence de visée (ou d’intérêt ?) des décideurs vis-à-vis des enjeux portuaires. Dans les autres agglomérations et régions, ce sont plutôt les élus responsables des transports ou de l’économie qui siègent à l’AIVP !

Aussi, mis à part l’intervention d’un chef de projet CUB interrogeant la problématique de la desserte fluviale des sites de projets urbains (Euratlantique, Bastide, Bassins à flot) en matériaux de construction (plusieurs dizaines de millions de tonnes d’ici 2030), ou des représentants du Gd Port Maritime de Bx valorisant le rôle prochain du nouveau terminal de Grattequina situé à Blanquefort (pour transport de granulats et pales d’éoliennes), les autres prestations bordelaises et CUB ont consisté à légitimer la seule préoccupation urbanistique et touristique du Bx 2030.

Comme si l’angélique de l’estuaire et le Centre culturel et touristique du vin pouvaient incarner les retrouvailles de Bordeaux et son fleuve !

Projeter l’agglomération dans le cercle innovant des grandes villes européennes impose une toute autre ambition pour le fleuve : transport de marchandises et de déchets par barges, navettes fluviales électriques, aménagement de quais de déchargements de marchandises rail-route (ou entrepôts flottants), réparation navale dans les formes de radoub…
Autre chose qu’un regard figé et muséal sur la ville.
Autre chose qu’une courte vue évènementielle.
Autre chose qu’un bradage de l’espace public portuaire en faveur de promoteurs immobiliers surtout pas philanthropes…
Autre chose qu’une copie hors sujet.

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VM

 

La primaire socialiste enregistre une nouvelle mobilisation du peuple de gauche pour en finir avec Sarkozy et sa politique d'austérité.
Le casting et débat interne au PS sont désormais clos.
Il faut désormais parler du fond à gauche. Confronter nos points de vue, faire vivre la pluralité de nos positions, exposer nos programmes, permettre aux citoyens, notamment dans les catégories populaires, d'en faire des leviers de mobilisation et d'espoir à gauche. Pour réussir l'alternative attendue par ceux qui souffrent et qui luttent.
Des questions fortes ne supporteront ni esquive, ni demi-mesure, parmi elles:
- retraite à 60 ans sans augmenter la durée de cotisation, oui ou non ?
- augmentation des salaires pour relancer la croissance, oui ou non ?
- nationalisation des principales banques, oui ou non ?
- dénonciation du traité de Lisbonne et refonte de l'Europe sociale, oui ou non ?
- refus de tout plan d'austérité comme réponse au dogme de réduction des déficits publics, oui ou non ?

Le front de gauche, son candidat J.Luc Mélenchon, comme les candidates et candidats investis prochainement dans les circonscriptions législatives, sont disponibles, avec leur programme partagé, pour que le "curseur" du niveau de réponse reste bien à gauche !

 


C'est le thème du débat de l'association Vie et Travail à Bacalan le 14 octobre au Garage moderne...
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