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Vincent MAURIN

Sauver l'aerium d'Arès !

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Quel bâtiment magnifique, inscrit avec discrétion et élégance dans ce superbe fond de Bassin... L'association des amis de l'aerium d'Ares organisait samedi un pique-nique de sensibilisation au sauvetage de ce bâtiment pour un usage social.
J'ai annoncé à son président Christian Darriet, mon intention d'interpeller le maire de Bordeaux pour faire avancer ce dossier... voir leur site.

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Je n'ai rien dit...

''Un jour ils sont venus chercher les Roms,

Je n'ai rien dit... je n'étais pas Rom.

Un jour ils sont venus chercher les gens du voyage,

Je n'ai rien dit... je n'étais pas voyageur.

Un jour ils sont venus chercher les « sans-papiers »

Je n'ai rien dit... j'avais mes papiers.

Un jour ils sont venus chercher les militants associatifs,

Je n'ai rien dit... je n'avais pas d'association.

Un jour ils sont venus chercher les syndicalistes,

Je n'ai rien dit... je n'étais pas syndiqué.

Un jour ils sont venus chercher les communistes,

Je n'ai rien dit... je n'étais pas communiste.

Un jour ils sont venus chercher les jeunes des banlieues,

Je n'ai rien dit... je n'habitais pas en banlieue.

Un jour ils sont venus chercher les musulmans,

Je n'ai rien dit... je n'étais pas musulman.

Un jour ils sont venus chercher les juifs,

Je n'ai rien dit... je n'étais pas juif.

Un jour ils sont venus chercher les catholiques,

Je n'ai rien dit... je n'étais pas catholique.

Un jour ils sont venus chercher mes voisins,

Je n'ai rien dit... je ne fréquentais pas mes voisins.

Puis un jour ils sont venus me chercher,

J'ai appelé... mais il ne restait plus personne pour dire quelque chose !''

Vincent Maurin d'après le texte du pasteur allemand Niemöller, écrit au camp de Dachau en 1942.

 

Monsieur le Maire,

Vous avez pris la décision de ne pas autoriser l'accès des antennes sportives du lac aux gens du voyage de passage hier à Bordeaux. Cela a engendré un mouvement de colère amplifié par la violence précédant leur départ d'Anglet. Ils ont donc décidé de stationner sur deux voies du Pont d'Aquitaine, dans l'attente de propositions des pouvoirs publics. Les forces de l'ordre sont intervenues avec gaz lacrymogènes. Ces affrontements auraient pu avoir de graves conséquences du fait de la présence de femmes et d'enfants.

Je comprends votre réticence à affecter un site sportif pour une utilisation de stationnement de caravanes. Vous nous avez dit que l'occupation de l'an passé avait occasionné des dégradations représentant un coût pour la Ville. Il s'est passé un an depuis.

Aussi, permettez-moi six questions :

Cela vous a-t-il conduit, Ville, CUB et Préfecture à accélérer la création d'une aire de Grand passage telle que le schéma départemental d'accueil des gens du voyage l'exige ? Ce plan prévoit depuis 10 ans, 3 petites aires de stationnement à Bordeaux (il n'y a aujourd'hui que celle de Bacalan) et deux grandes aires de passge sur la CUB, une CUB ouest et une CUB nord. Elles n'existent toujours pas ! Pour celle de CUB nord, vous dites que rien n'oblige Bordeaux à supporter seule cette responsabilité. Conséquence ? Statu quo ! Il est donc erroné de faire croire que les parkings gérés par la SEM SBEPEC seraient une aire de Gd Passage... d'ailleurs si vous y faites aujourd'hui installer eau et électricité, c'est bien qu'il s'agit d'un site improvisé, non pérenne et, comme le déplore les gens du voyage, non sécurisé !

Cette année vous a-t-elle donc incité à travailler avec les associations de GDV pour définir un site adapté au passage d'été, évitant les surfaces goudronnées non ombragées ? Non ! Pourtant, il n'a pas fallu 10 ans de gestation pour le luxueux camping de Bordeaux-Bruges au bord du lac !

Avez-vous mesuré la brutalité de votre décision à l'aune de ce qui venait de se passer à Anglet et surtout du climat délétère par lequel Président, certains Ministres ou Députés manient amalgames et menaces en direction des gens du voyage, de façon pour le moins douteuse ? Les femmes et hommes que j'ai rencontrés se sentent particulièrement humiliés.

Etait-il donc si inconvenant ou absurde de négocier une nouvelle occupation temporaire (par défaut de mise à disposition d'une véritable aire de gd passage) du site des antennes sportives (hors terrains de foot) avec négociation sur un cahier des charges impliquant tarification des fluides et prise en charge des frais de remise en état du site par les occupants ?

Bordeaux ne s'honorerait-elle pas si elle évitait de tomber dans les bas-fonds d'une politique sécuritaire stigmatisant une communauté avec des dérapages aux conséquences non encore évaluables aujourd'hui ?

Enfin, Bordeaux a plongé des milliers de vacanciers dans les bouchons d'un 15 août... était-ce vraiment pour sauver quelques mètres carrés de pelouse ? Ou afficher fièrement son zèle envers la politique du Ministre de l'intérieur ?

Triste comme la météo... la République cet été...

Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, en ma détermination à ne pas laisser galvauder les valeurs de la République et l'image de notre Ville.

Bordeaux le 16 août 2010

Vincent MAURIN conseiller municipal groupe communiste

 

Incapable de faire respecter la loi Besson imposant aux communes de plus de 5000 habitants de construire des aires de stationnement des gens du voyage (une sur deux s'y soustrait et sur la CUB la plupart se regroupent), l'Etat n'hésite pas à envoyer ses CRS et gendarmes pour déloger les familles qui se posent où elles peuvent...

Histoire vraie:

Vers 14h, étonné de ne pas entendre le ronronnement d'une circulation de 15 août sur le Pont d'Aquitaine qui surplombe mon quartier de Bacalan, j'ai observé de la fenêtre de mon toit un alignement de caravanes stationnant sur le pont ! Au courant de leur départ controversé d'Anglet, j'ai tout de suite pensé à une manifestation...
Avec mon pote Stéph, nous décidons d'aller voir.
On se gare sous le pont d'Aquitaine et empruntons, à pied la piste cyclable d'accès au Pont.
Spectacle impressionnant de 2 files de caravanes et voitures stationnées sur toute la montée du pont et voies désertes dans le sens descendant.
Je prends contact avec un premier groupe de personnes sorties des véhicules, avec enfants en bas âge dans les bras... Ils m'expliquent l'accueil des CRS refusant qu'ils stationnent à Bx Lac, leur invitation à circuler et voir ailleurs...!
Ils sont pourtant impatients de quitter le pont... mais ils se sentent otages d'une politique qui, non seulement ne respecte pas leurs droits, mais, ces dernières semaines, les jette en pâture à l'opinion publique. Ils m'orientent ensuite vers un groupe qui est content de rencontrer enfin un élu : "Vous savez, j'ai voté Sarkozy, je croyais qu'il allait changer les choses, mais je suis déçu, il ne m'y reprendra pas... " me confie le plus âgé. Un autre extirpe d'un porte-document les photos de Sud Ouest Pays basque montrant un cordon de CRS casqués bousculant une poignée d'hommes à Anglet : "Regardez, ils nous traitent comme des voyous... ici, c'est moi sur la photo..."
Nous croisons des femmes qui nous remercient d'être là.
Une heure plus tard, je m'adresse à Hugues Martin, 1er adjoint au Maire, dans la tribune officielle du stade Chaban Delmas: "Je ne comprends pas cette démonstration de forces. Il n'est pas dans la nature de Bordeaux de pointer du doigt une communauté. Qui a donné l'ordre d'interdire les antennes du Lac ? - C'est nous, répond HM, l'an passé ils ont abîmé les pelouses...Mais on leur a ouvert le parking de la Foire...
- Il n'est pas aménagé ni approprié...
- Si... il a longtemps servi d'aire de grand passage...
- La ville court le risque que le conflit dégénère...
- On ne cèdera pas !
Cet échange rapide et informel m'a quelque peu surpris tant cette fermeté de position tranche avec les réserves affichées par Juppé quant aux dérapages d'annonces de certains dirigeants UMP sur les Rroms et GdV. Mais en même temps, ce n'est que la confirmation de l'hésitation de Bordeaux et sa bourgeoisie à respecter les objectifs de la loi Besson d'accueil des gens du voyage.
En effet, une seule aire de stationnement pour 30 caravanes à Bacalan alors que le schéma départemental en demande 3 sur Bordeaux. Pas de véritable aire de grand passage (200 caravanes) alors que le schéma préconise 2 aires sur CUB Nord (dont Bordeaux) et 1 sur CUB ouest.
Bref, avant de sonner le clairon, envoyer la troupe et bloquer la rocade, Préfet et Maire de Bordeaux seraient mieux inspirés de respecter les lois... de la République et d'offrir à ces populations des possibilités de stationnement décentes !
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Conseil municipal de juillet...

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Les conseils municipaux se suivent... se ressemblent... mais perdent en sérénité.
Le Maire défend avec de moins en moins de brio une politique de droite municipale pourtant peu subversive à Sarkoland.
Il perd patience pour un oui ou un non (plus pour les non à vrai dire).
Il persiste à feindre l'indignation lorsque la force de ses arguments fait un flop dans les rangs de l'opposition.
Droit dans ses bottes, il manie l'invective, ne répond pas aux questions de fond, et préfère tranformer les piques du PS en querelles de comptoir... pour s'y noyer et sombrer dans la vulgarité (« enculer les mouches » dixit AJ)...
Déçu. Je veux bien considérer cette perte de classe comme la conséquence d'une lassitude et d'un besoin de vacances. Ou encore comme un signe extérieur d'un ennui mortel à gérer une sphère locale aux relents parfois clochemerlesque quand la destinée libérale du pays aurait peut-être utilité à retrouver une valeur sûre ?
Ou plus prosaïquement, n'est-ce pas la preuve qu'au delà de 60 ans, l'homme travailleur a besoin de se reposer, faire autre chose, et prendre sa retraite même si en 95, c'est lui qui lui porta un sale coup (Juppé reste pour l'instant devant Sarkozy en nombre de manifestants dans les rues) ? Un démenti cinglant donc aux chantres d'une réforme reportant l'âge légal de départ à la retraite que d'aucuns, dans le camp même des amis de Juppé, interrogent le bienfondé ?



Pour en revenir au Conseil de lundi... Voici un résumé des points sur lesquels je suis intervenu:

Cité municipale: je me suis opposé au montage juridique et financier de partenariat public-privé (PPP), préférant une maîtrise d'ouvrage publique (MOP) ... le 1er adjoint a qualifié notre position de dogmatique... le Maire ne comprenant pas ces vieux clivages idéologiques droite-gauche.

Tableau des effectifs: Je fus le seul à ne pas le voter (abstention) dénonçant le maintien dans l'effectif municipal de 115 non titulaires dont 67 à temps partiel imposé et alertant sur le fait que « s'il y a cette année une légère progression de l'effectif municipal, c'est sans doute la dernière année, à moins que vous n'osiez résister, Monsieur le Maire, aux injonctions de vos amis du gouvernement, demandant aux collectivités locales de ne pas remplacer un départ à la retraite sur deux ! »

Création d'un comité d'éthique sur la video-protection: j'ai rappelé notre opposition à ces dispositifs attentatoires aux libertés, peu efficaces et prétextes à ne pas créer des postes d'agents de polices nationale ou municipale pour la prévention et l'îlotage. J'ai contesté la composition de ce comité en demandant le recours à un universitaire spécialiste du droit et à des représentants d'usagers et salariés. Natalie Victor-Retali représentera l'opposition dans le comité.

Ponton quai Richelieu: je me suis félicité que Bordeaux prenne enfin des initiatives en faveur de la navigation. Cela relance le projet de navettes fluviales et doit inciter à réfléchir aux transports de marchandises.

Séjours de classes découvertes et neige des écoles (1er trimestre): j'ai à nouveau relevé que la ville ne développe pas l'offre en direction des classes (budget constant depuis des années) alors qu'il s'agit d'un point fort de l'axe éducatif de l'agenda 21 de la ville. Il y aura 12 classes découvertes (entre 2 et 5 jours), 5 classes de neige de 12 jours , 11 séjours ski de 6 jours et 5 séjours montagne de 6 jours... pour 50 écoles élémentaires de la ville !

Ecole des Beaux arts: j'ai rappelé nos réserves sur la transformation de l'école en Etablissement public de coopération culturelle (EPCC), notamment pour la question de la participation de l'Etat au financement et du statut du personnel.

Equipements sportifs: j'ai voté contre la délibération intégrant la taxation des clubs de foot d'entreprise pour l'utilisation des stades et contre l'augmentation de 2% des tarifs piscine.

Aménagement du Centre historique par InCité: j'ai souligné le point faible du bilan qui est le retard dans la réalisation de logements locatifs sociaux. Sur 250 d'objectifs, 124 sont en projet ou réalisation mais en 2009, 7 logements réalisés seulement alors qu'InCité en avait proposé 43 aux bailleurs sociaux. Le prix du m² ne permet pas à ceux-ci de réaliser ces opérations diffuses. La responsabilité de l'Etat est donc pleinement engagée en terme de financement.

Prochain conseil: fin septembre...

 

Luttes de classes avant vacances...

Parents et enseignants des écoles Joséphine, Dupaty, Labarde, Pt du jour, Achard et Charles Martin ont voulu marquer la fin d'année scolaire par des mobilisations autour de la tenue du dernier conseil d'école de l'année scolaire.
Voir article presse ici.

Ils ont ainsi dénoncé les conséquences des 10000 suppressions de postes engagées dans l'Education nationale, notamment sur les effectifs de classes, la disparition des RASED, la réduction de la scolarisation des 2 ans, l'absence de formation des maîtres...
Occupations d'écoles, motions et "nuit des écoles" ont permis de maintenir la pression sur le Ministère en avertissant qu'il faudra compter sur les personnels et parents pour refuser l'inacceptable à la rentrée de septembre...
Des actions sont d'ailleurs envisagées dès le 2 septembre... à suivre...

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Le CDEN se lève ...

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Lundi matin, je siègeais, au titre de la CUB, au Conseil départemental de l'Education Nationale. L'ordre du jour traitait des rythmes scolaires et de la préparation de la rentrée scolaire dans les écoles de Gironde.
Afin de protester contre les annonces de suppressions de postes et les annoces du ministre, les enseignants, parents et élus siégeant dans cette instance présidée par l'inspecteur d'académie, ont décidé de lire une déclaration commune et de quitter la séance.
Voici le texte lu par la secrétaire de la FSU33:

DECLARATION COMMUNE AU CDEN DE GIRONDE Du 14 Juin 2010

Les représentants au CDEN constatent à la lecture des documents et sur la base des informations recueillies dans les établissements que la rentrée 2010/2011 se fera dans la logique des mesures de la note de politique scolaire du ministère public adressée aux Recteurs et Inspecteurs d'Académie. Cette note récemment publiée par la presse acte cyniquement les 13 meilleures façons de supprimer de postes.  La montée des effectifs par classe  L’abandon des missions de remplacement  L’abandon de la formation des maîtres  L’abandon de la scolarisation des moins de 3 ans  La suppression des RASED  La suppression des IDD en collège  La réduction du nombre de places en CAP  La suppression d’enseignement d’exploration en lycée . Réformes qui sont toutes comptables et non pédagogiques. Depuis des années en Gironde on applique ce système qui détruit l'emploi public et aggrave les conditions de réussite des élèves. Pour cette rentrée, et au regard de la note ministérielle cela est particulièrement révélateur et significatif. Ainsi ce document : - expose publiquement ce que nous dénonçons depuis des années: le cynisme comptable, l'hypocrisie doublée de simulacre de dialogue social et l'absence de toutes considérations pédagogiques - après avoir énoncé des motifs, des éléments de contexte et des références juridiques, il propose une fiche académique destinée à supprimer l'emploi. La rentrée s'organise donc en parfaite logique avec les injonctions ministérielles, mais en parfaite contradiction avec les intérêts des élèves et des personnels. De plus les conditions de travail toujours dégradées entraînent une montée des violences entre les élèves et envers les personnels. La seule réponse institutionnelle consiste à la création d'établissements « CLAIR » qui organise la déréglementation et stigmatise certains élèves. Qu'en sera-t-il en Gironde? Quant aux crédits globalisés dans le cadre de la LOLF, ils sont en baisse d'environ 30%, obligeant les équipes pédagogiques à renoncer à leurs projets, car il ne saurait être question de sacrifier les fonds sociaux et l'achat des manuels scolaires. Les représentants du CDEN vous demandent d'intervenir auprès de Monsieur le Recteur et de Monsieur le Ministre afin qu'ils renoncent à imposer à toute une profession qui le refuse la réforme de la formation des maîtres. Réforme qui a pour seule justification la suppression de postes, et comme conséquence l'abandon d'une formation professionnelle pour les futurs enseignants. Enfin, l'actualité de cette rentrée c'est aussi les attaques contre les personnels de la Fonction Publique et singulièrement ceux de l'Éducation Nationale qui voient la pénibilité de leur travail s'accentuer, leurs perspectives de carrière s'assombrir, à travers l'allongement de la durée du temps de travail, l'augmentation annoncée du montant des cotisations retraite, sans aucune revalorisation salariale, conduisant ainsi à l'appauvrissement de la profession, et justifiant l'appel à la mobilisation le 24 juin. Il est donc plus qu'urgent de donner un avenir à nos élèves et à notre système éducatif en Gironde comme sur tout le territoire. Pour cela, il faut renoncer aux suppressions de postes, remettre du sens pédagogique aux réformes, rétablir la mixité sociale au sein des EPLE. Face à l’ampleur de ces attaques et au cynisme du ministre, les membres du CDEN de Gironde personnels, élus, parents et citoyens veulent marquer leur profond désaccord. Nous, qui faisons de la réussite de tous les élèves la raison de notre engagement et de notre présence dans cette instance ne cautionnerons pas un simulacre de dialogue et de concertation. C’est pourquoi, pour la première fois en Gironde, nous quittons le CDEN et par ce geste fort et solennel nous souhaitons marquer notre indignation.

 

Euratlantique...

''La presse a amplement relayé l'unanimité qui règne autour du projet Euratlantique, Opération d'intérêt national, sur les territoires de Bordeaux sud, Floirac et Bègles. Les journalistes ont simplement omis de noter la position des élus communistes... pourtant les seuls à apporter un bémol à l'angélisme accompagnant ce projet... jusqu'à s'y opposer !
Voici donc ici le texte de la tribune que nous venons de livrer à Bordeaux Magazine'':

EURATLANTIQUE… nous sommes sceptiques !

En cohérence avec le positionnement du groupe communiste de la CUB, nous nous opposons au projet Euratlantique (Opération d’Intérêt National) tel que défini aujourd’hui.

Pour 4 raisons principales :

1- Le projet n’appréhende pas suffisamment, selon nous, l’ensemble de la problématique des déplacements-transports liée d’une part à l’arrivée de la LGV, et le flot des 20 millions de passagers attendus ; et d’autre part, à l’apport de 30 000 habitants supplémentaires. Les emprises SNCF sont fortement réduites, le frêt ferroviaire, à l’image du site d’Hourcade est sacrifié. La ligne de ceinture SNCF est à peine évoquée et il n’est plus fait référence à son bouclage via Cenon et le pont Bacalan Bastide (tram-train). L’apport du fleuve comme nouveau vecteur de déplacements et transports durables passé sous silence.

2- Le logement locatif social ne va représenter que 25% de la production globale de logements (10% locatif intermédiaire). L’annonce de 55% de logement social va donc dépendre de la faisabilité ou pas des projets d’accession sociale à la propriété (20% espérés). Or on sait que le gouvernement veut revenir sur ce dispositif, trop coûteux dans une France et une Europe obnubilée par la réduction de la dépense publique. On risque donc d’être loin des préconisations du Programme Local de l’Habitat de la CUB qui demande de doubler l’effort en faveur du logement pour tous. Belcier, Vernet, JJ Bosc, Bègles… des quartiers populaires qui ne seront plus accessibles à tous demain ?

3- La volonté de diversité économique reste à prouver. Pour l’instant, on sait que le centre international d’affaires est attendu (on peut craindre qu’il s’agira plus de délocalisations de sièges d’entreprises que de créations nettes d’emplois) mais on ne voit pas poindre de nouveaux projets économiques liés au Marché d’Intérêt National, au transport fluvial, ou à la maintenance ferroviaire, secteurs d’activités qui pourraient s’intégrer pleinement à l’OIN, compte tenu de sa configuration géographique. Cette partie sud de l’agglomération mériterait pourtant d’explorer de nouvelles pistes de développement économique liées aux infrastructures de transports (sur rail et fleuve).

4- Enfin, la démocratie reste à gagner. Le droit du sol du périmètre Euratlantique de chacune des 3 communes est transféré à l’OIN… Le Maire de Bordeaux, probable pdt de l’OIN, décidera-t-il pour Bègles et Floirac ? Prémices d’une métropolisation au détriment des communes ? Quid de la concertation avec les associations, syndicats, citoyens ? Le projet, et les sommes en jeu, ne sont-ils pas suffisamment importants pour que soit mise en place une structure consultative, voire délibérative, de type Conseil économique et social ?

La messe n’est pas dite. L’intervention citoyenne peut encore peser sur le projet… Nous en serons !

 

Ecole Saint Projet... touchée coulée !

"Les parents du collège Saint Projet Don Bosco sont mis en demeure de chercher un autre établissement pour leurs enfants"
voir reportage et article.

C'est la conclusion de l'enquête du Rectorat suite au reportage sur les milieux intégristes bordelais "les infiltrés" par France 2.
L'indignation et la mobilisation des démocrates ont payé. La République est capable de faire respecter ses valeurs. Les intégristes religieux n'ont qu'à bien se tenir... ils viennent de subir un camouflet... l'impunité est terminée... tant mieux pour ces gamins hier endoctrinés et aujourd'hui, peut-être, libérés !
Cette décision de l'Education nationale est une première étape vers d'autres sanctions en direction des responsables fascisants dénoncés par le reportage.
Il faut que la justice intervienne et place hors d'état de nuire ce groupe paramilitaire baptisé Dies Irae.
Il faut que la Ville de Bordeaux reconnaisse son erreur d'avoir laissé s'installer une secte intégriste dans l'église Saint Eloi en 2002.
Il faut que l'Etat cesse de promouvoir l'enseignement privé et renforce le service public d'Education au lieu de le démanteler !

 

Emotion n'est pas raison !

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le maire de Bordeaux est à l’initiative d’un rassemblement vendredi 21 mai sur le parvis des droits de l’Homme en réaction aux propos racistes et antisémites révélés par l’émission « les infiltrés » sur France 2.

Les élus communistes de la ville n’y participeront pas.

Le mal est fait !
Et la majorité municipale devrait reconnaître publiquement son erreur de 2002, lorsqu’elle a attribué l’église St Eloi aux intégristes religieux.

L’émotion d’un jour ne suffit pas.

La raison doit l’emporter.

« Plus jamais ça » implique des mesures répressives et préventives claires contre les groupes religieux, politiques, et paramilitaires d’extrême droite.

La raison impose que la ville pèse pour le respect de la laïcité, toujours et partout, pour la promotion et la valorisation de l’école de la République, pour faire vivre la mémoire de la Résistance et de la Shoa, pour mieux placer Bordeaux, ville des Droits de l’Homme, de la solidarité et de la coopération envers les peuples du monde.

Enfin, il faut que la ville de Bordeaux affiche ses réserves envers toute action gouvernementale populiste donnant aujourd’hui prise au regain d’influence de l’extrême droite.

 

Histoire de l'Afrique du sud...

Je viens de voir le documentaire d'Arte sur l'histoire de l'Afrique du sud. Que de souvenirs émus pour ceux qui comme moi ont luttté en France, pour la libération de Mandela...
On y rappelle aussi l'engagement des membres du Parti communiste d'Afrique du sud où se rassemblaient les militants blancs contre l'apartheid...

 

Bordeaux-nord convoité...

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La biennale d'architecture Agora, les 7,8,9 mai dernier, a permis à de nombreux habitants de Bordeaux et CUB de découvrir les Bassins à flot.
Site qui fait l'objet d'un vaste projet piloté par Nicolas Michelin.
Voici les réponses aux questions posées par un collaborateur du service aménagement de la Ville:

1) En tant que directeur d’école quel regard portez-vous sur le paysage économique et social de Bacalan aujourd’hui ? sur la vitalité culturelle du quartier ?

Bacalan fait partie des 7 quartiers prioritaires de Bordeaux au titre de la politique de la ville. Ce classement est justifié, selon moi, par trois indicateurs principaux: le taux de chômage deux fois supérieur au taux moyen de la ville, la forte présence de deux communautés de gens du voyage paupérisées et un échec scolaire lourd pour une partie des élèves. Bacalan garde toutefois ses traditions d’engagements associatifs et politiques. Au plan culturel, il y a un réel bouillonnement militant. « Mascaret » incarne cette recherche de culture partagée.

2) Comment avez-vous vécu l’évolution économique de Bacalan, marquée par une vague de désindustrialisation ?
Les années 80 furent terribles pour Bacalan. Je me souviens de la mobilisation de tout le quartier contre la fermeture de la raffinerie de sucre rue Achard en 1984. A cette époque, au plan national, comme local, tous les responsables politiques, à part les communistes, se résignaient à la désindustrialisation. La rue « bleue » de Bacalan (rue Achard, couleur des bleus de travail des ouvriers du port, des docks, de la raffinerie, des tabacs, des chais, de la métallurgie) n’était plus que nostalgie. Aujourd’hui, les implantations de bureaux ne répondent pas au besoin de travail de la majorité des jeunes du quartier. Je le regrette.

3) Parlez-nous de votre attachement à ce quartier.

J’ai la chance d’habiter, de travailler et de militer à Bacalan. Mon fils est à l’école Charles Martin, son frère et sa sœur ont fréquenté Achard et Blanqui. Je m’y sens bien. C’est un « vrai » quartier. Les gens se connaissent. Il y a une vie associative riche. Des équipements acquis de haute lutte, comme la salle polyvalente Pierre Tachou. De la solidarité. Un esprit rebelle et anticonformiste qui n’est pas étranger à mon élection comme élu communiste à la Mairie. Et en même temps, plein de défis à relever… pour la réussite scolaire, l’accès au logement, l’emploi, les services publics… Pas le temps de s’ennuyer !

4) Comment imaginez-vous le Bacalan de demain ?

Il sera un compromis entre visées d’experts, appétit des promoteurs, pragmatisme des politiques et mobilisations citoyennes. Pour avoir refusé de voter le projet Grumbach condamnant la grande écluse des Bassins à flot et mené la bataille publique pour la desserte de Bacalan par le tramway, j’ai plus confiance au « génie » citoyen qu’au concept bobo de défense du « génie » du lieu (d’ailleurs dans le cahier des charges des projets). Demain, l’enjeu pour Bacalan sera sa capacité à résister ou pas à une urbanisation « excluante ». Il faut que les enfants du quartier puissent demain habiter à Bacalan !

5) Qu’attendez-vous du projet d’aménagement de Nicolas Michelin ?

Une vraie mixité économique et sociale. Par des Bassins mieux intégrés au port, animés par des bateaux et de la réparation navale plus que par des guinguettes. La modernisation de l’usine Lesieur. Des logements accessibles à tous, et donc du logement locatif à loyer modéré à parité avec le logement privé. La desserte par tram-train de la rue Lucien Faure vers St Louis et Cenon. Des services petite enfance, scolaires, vie associative adaptés aux 5400 logements. Bref, un concept de quartier « durable », non pas seulement par les innovations de protection environnementale, mais par un nouveau label de « quartier pour tous ». Lieu « génial » ? Faisons tout pour !

Vincent Maurin

 

Frédéric Coiffé... artiste en cuisine

Cela faisait longtemps que je voulais vous faire connaître Frédéric Coiffé, maître cuisinier de France, chef du restaurant Aquitania Pullmann de Bordeaux-Lac.
J'ai eu la chance de le côtoyer à Bacalan, d'abord comme parent d'élèves compétent, dévoué et efficace.Puis comme cuisinier des "moules-frites" de la fête de l'école. Enfin, comme responsable du restaurant rénové de l'Aquitania, que j'ai plaisir à fréquenter avec famille ou amis. Une cuisine raffinée, inventive, rare et séduisante... qu'il met aussi à votre portée avec son blog et ses cours... (voir blog de F.Coiffé.)

Frédéric vient de remporter la 3ème place du concours national de cuisine artistique... Un trophée dont il est fier... en toute modestie et simplicité... (J'apprécie particulièrement l'hommage qu'il rend à son commis d'origine chinoise)... chapeau Frédéric !



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Le 4 mai, lors d'un dîner avec mes amis de la CUB, Frédéric nous montrait son trophée.

 

Fête de l'Humanité 33

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Pour la musique, cette année, le menu de la fête va rocker avec Les wampas, les barcelonais de la kinky beat, les californiens the Ho Sees, les bordelais de George sound, magnetix, les meatards ben mazué et Dechman and the gardener.... Le tout sous l'égide du président de la Présipauté Grolandaise, venu tout spécialement avec l'équipe de Groland ...

Concerts - grande scène - sous chapiteaux ven 21 mai magnetix - thee oh sees - meartards - dechman and the gardener sam 22 mai les wampas - george sound - kinky beat - ben mazué dim 23 mai sonneto - guaka - mariachi

La Cinémathèque Grolandaise et La Fête de l'Humanité en Gironde s'associent et vous proposent les vendredi 22 et samedi 23 mai...

Une sélection de longs-métrages :

Rien à perdre de Jean-Henri Meunier (en sa présence) (http://kproduction.org/spip.php?article101)

Sous les pavés, la TERRE ! de Thierry Kruger et Pablo Girault (en présence du producteur, Laurent Galmot) (http://www.brutprod.com/swf/brut_pe.html)

Walter, retour en résistance de Gilles Perret (http://www.walterretourenresistance.com/)

La bande du Rex de Jean-Henri Meunier (en sa présence, re-sortie du film en avant première !)

ainsi que des courts :

Ya Basta ! de Gustave Kervern et Sebastien Rost (en présence du producteur Laurent Galmot) (http://www.yabasta-lefilm.com/)

Mission Socrate du Cabaret Philosophique, réalisé par Bertrand Lenclos et Jackie Berroyer ( en présence de Jackie Berroyer)

Et enfin Bil'in, village au pied du mur et Salah, mon fils, mon frêre de Eric Biesse (en sa présence) (http://www.mvtpaix.org/boutique/achat/produit_details.php?id=5)

Le Dimanche 23, La Fête de l'Huma vous propose une journée spéciale Amerique du Sud avec les films : Une revolucion que vive - Ralco - Hartos evos aqui hay - Cuba, une utopie blessée

La Fête de l'Huma c'est aussi...

Des débats: sam 22 Réforme territoriale, quelle place des citoyens, du politique dans les choix de société sam 22 Gratuité des transports, un sujet tabou ? sam 22 Retraites, la retraite à soixante ans, une idée moderne ou dépassée ? dim 23 Amérique du sud, une alternative politique durable ? avec Cathy Ceïbe, journaliste à l'Humanité, Jean Ortiz, universitaire, Alfonso M. Dorado responsable des affaires politiques et économiques de l'Ambassade de Bolivie. dim 23 meeting avec Pierre Laurent, responsable du PCF

Du Théâtre: Le silence des communistes Paquita des couleurs

Du Cirque équestre: Cette année, le cirque Melem Sassou, grand cirque équestre, nous dévoilera une représentation originale

et aussi : 10 restaurants gastronomiques, un espace enfant, 3 scènes alternatives, des cracheurs de feu, des jongleurs, des expo, du graff ...

Billets: il n'y a pas de pré-vente directe, ni de billet à la journée. L'entrée sur place est de 14 euros, tarif unique valable les 3 jours.

Bon de soutien: L'entrée à 9 euros (valable les 3 jours dont les wampas) est possible via un bon de soutien à 4 euros, qui donne droit à une entrée à 5 euros soit 9 euros au lieu de 14. Les bons de soutien sont disponibles à la fédération du pcf, au 15 rue furtado à Bordeaux.

Accès La fête de l'Huma se situe à Villenave d'Ornon (Bordeaux) - Prendre la rocade, sortie 20 (zi rives d'arcin), direction courrejean (suivre fléchage).

Contacts Fête de l'Humanité Gironde - 15 rue Furtado 33800 Bordeaux fetehuma33@yahoo.fr - www.fetehuma33.org -

 

Conseil municipal du 26 avril 2010...

Voici mes interventions prononcées lors du dernier Conseil municipal. Les délibérations et la retransmission video sont disponibles sur le site bordeaux.fr.

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Infiltrés: réponse du Préfet

Le Préfet vient de répondre à mon courrier (rappel lien).
Il confirme l'ouverture d'une enquête à l'encontre des protagonistes... c'est la moindre des choses ! Par contre il qualifie "d'amalgame douteux" ma dénonciation de la politique gouvernementale concernant l'identité nationale, les sans-papiers...etc. Une position de soutien à mes propos aurait été surprenante... et probablement fatale à la carrière de Monsieur le Préfet !
Sur l'affaire elle-même, je persiste à pointer la responsabilité de l'Eglise (peu de politiques ont eu ce courage) qui conventionne avec l'Institut du Bon Pasteur (lien ici), celle de la Ville (Claude Mellier et moi avons eu raison -avec Ps et Verts- de ne pas voter la délibération du 28 janvier 2002 attribuant l'église St Eloi aux intégristes), et celle de l'Etat plus prompt à chasser un sans-papiers qu'un facho !

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Cette année encore, les communistes de Bacalan m'ont fait l'honneur de la responsabilité du discours lors de la commémoration du 65ème anniversaire de la capitulation de l'Allemagne nazie, devant la stèle rue Achard.
J'ai appelé à la vigilance dans un contexte où le racisme, l'antisémitisme, le fascisme plane toujours en Europe et en France. J'ai évoqué l'inquiétante remontée des scores du FN aux dernières élections régionales et la responsabilité du Président et son gouvernement, attisant les haines avec la stigmatisation des immigrés, les discours populistes sur les banlieues ou la violence à l'école, le faux débat sur l'identité nationale ou la loi sur le voile intégral, l'absence de réponses de justice sociale face à la crise...
J'ai, bien sûr, condamné les propos honteux diffusés par le reportage des "Infiltrés" (voir billet précédent) et me suis étonné que la police et la justice de la République qui sont capables de déployer d'énormes moyens pour chasser les sans-papiers, multiplier les gardes à vue... et débusquer les Apéros-Facebook *, sont bien discrets contre des groupes se vantant de combattre la démocratie, une église intégriste prônant la haine, une école privée falsifiant l'histoire...
J'ai conclus mon allocution sur la lutte du peuple grec qui refuse de payer la crise des groupes financiers et sur la mobilisation à préparer contre ceux qui, ici en France, voudraient accélérer les réformes consistant à briser le socle social, acquis de haute lutte par les salariés (sécu, retraites, services publics...) et mis en place par le Conseil national de la Résistance en 1945 !


  • lors de la dernière réunion du Conseil local de sécurité et prévention de la délinquance tenue le 19 avril, présidée par le Maire en présence du Procureur de la République et du Directeur de la police, la principale préoccupation de M.Juppé fut "comment enrayer le phénomène d'alcoolisation sur la voie publique et via Facebook " ?
 

Suite aux révélations de l'émission "Les Infiltrés" (lien ici) sur France 2 mardi, voici ma réaction en direction du Préfet de la Gironde:

à Monsieur le Préfet de la Gironde,

copie à monsieur le Maire de Bordeaux,

Comme beaucoup, j’ai été atterré par les propos tenus dans le reportage des Infiltrés, « à l’extrême droite du père ».
Le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, le révisionnisme historique, le fascisme et l’anticommunisme, suppurent de la bouche de membres de Dies irae, de l’Institut du Bon pasteur, comme de l’école St Projet. Outre l’idéologie visant à combattre « la démocratie moderne », l’entraînement paramilitaire de jeunes militants et l’endoctrinement de jeunes enfants à l’école sont des éléments suffisamment graves pour que les responsabilités soient recherchées et les auteurs poursuivis.

Ce phénomène, certes groupusculaire et sectaire n’est pas moins favorisé de façon directe ou indirecte par tout un contexte qui appelle selon moi que les uns et les autres s’interrogent sur leurs choix.

D’abord l’Eglise, qui conventionne l’Institut du Bon Pasteur : « L’Archevêque, affectataire de l’église St Eloi, commet au curé de la paroisse personnelle confiée à l’Institut du Bon Pasteur les droits et les devoirs de l’affectataire. » (extrait de la convention signée par Mgr Ricard et l’abbé Laguérie)

Ensuite, la municipalité qui a un devoir de discernement sur l’usage des locaux qu’elle met à disposition.

Et bien sûr l’Etat, responsable du respect des lois de la République.

Enfin, comment isoler ce phénomène du climat nauséeux entretenu ces derniers mois par les déclarations et décisions du gouvernement français ? Faux débat sur l’identité nationale, chasse aux sans-papiers, déclarations populistes sur les banlieues, réponses déplacées face à la violence scolaire, loi sur le voile intégral… bref, une conception de la vie en société basée sur la stigmatisation, l’amalgame, la récupération politicienne de faits divers… à l’opposé de la nécessaire réflexion sur les moyens à déployer pour garantir le « mieux-vivre ensemble » (emploi et logement pour tous, service public, laïcité, école publique, protection sociale…)

Et puis, quand on voit les dérapages idéologiques de cette petite école privée bordelaise, certes « hors contrat » avec l’Etat, on doit s’interroger sur tout ce qui peut tendre à privilégier un type d’établissement, où se mêlent religion et fonds privés, basé sur la sélection et la concurrence… et se mobiliser pour défendre, valoriser et promouvoir l’école publique, l'école de tous, première école de la République, garante d’égalité des jeunes sur son territoire, aujourd’hui pourtant fort malmenée par le gouvernement (suppressions de postes, casse des IUFM, des RASED, menaces sur la maternelle... ).

Aussi, je vous demande, monsieur le Préfet, quelles poursuites vous comptez mener à l’encontre des personnes, groupes et institutions incriminées par le reportage de France 2, quelles dispositions vous comptez prendre pour garantir le respect des valeurs de la République, la laïcité, la protection de l’enfance, la promotion de l’école publique.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, mes salutations distinguées.

V.Maurin

 

J'ai participé ce matin aux commémorations de la libération des camps et à l'hommage aux victimes de la déportation. La Ville de Bordeaux appelait à quatre rendez-vous: à la stèle de Caudéran, au caveau des fusillés de Souge cimetière de la Chartreuse, messe à la cathédrale, cérémonie au Fort du Hâ...

Lire la suite...

 

Tous grecs !

Depuis plusieurs semaines les grecs manifestent et multiplient les journées de grève générale contre les mesures d'austérité mises en oeuvre par le gouvernement socialiste grec.
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Vendredi, la Grèce a fait appel à l'Union européenne et au Fonds Monétaire International pour un plan d'urgence permettant le prêt de 30 milliards d'euros à un taux élevé de 5%. But premier: rassurer les marchés financiers et imposer de nouvelles mesures d'austérité pour le peuple. Salaires, retraites, services publics sont sur la sellette.
Et pourtant, les Grecs sont-ils si privilégiés et dépensiers ?
Retraite moyenne: 700 euros
Salaire minimum: 668 euros
Salaire moyen: 750 euros
Taux de pauvreté: 20%

Inutile d'être devin pour se convaincre que ce qui arrive aux Grecs aujourd'hui, touchera les autres pays européens demain. Les normes libérales du traité de Lisbonne (soutenu en France, rappelez-vous, par UMP, PS et Verts), comme le pacte de stabilité limitant les déficits publics, risquent de faire de la crise grecque un cas d'école... et un modèle de régression sociale au profit de la finance, pour tous les autres pays d'Europe.
C'est pourquoi il faut soutenir la résistance du peuple grec et montrer notre opposition à cette Europe de la concurrence, des atteintes au PIB, du nivellement social par le bas, de la dictature des marchés...
C'est donner ainsi de la force à nos mobilisations, en France, pour les retraites, l'école publique, l'hôpital, la Poste, les salaires, l'emploi...
Signez la pétition ici.

Voir article de Patrick Le Hyaric, député européen, ici

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